Achat à crédit de parts de SCPI

Je suis sur le point d’acquérir des parts de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI). Est-il possible de financer cette opération à crédit ?

Oui. Combinée avec l’effet de levier d’un crédit, cette stratégie peut être intéressante. Soyez toutefois vigilant sur quelques points (parmi tant d’autres !). D’une part, le rendement net doit rester supérieur au coût global de votre prêt pour créer de la valeur. D’autre part, attention à la volatilité : les loyers et le prix des parts ne sont pas garantis. Ils peuvent baisser alors que vos mensualités resteront fixes, risquant de créer un dangereux effet ciseaux.

Article publié le 09 septembre 2026 – © Les Echos Publishing 2026

L’OAT 10 ans française passe la barre des 4 % !

L’État français emprunte au prix fort : le taux de l’OAT 10 ans dépasse les 4 %. Un record depuis 2008 ! Si les investisseurs répondent toujours présent, cette hausse des taux alourdit encore un peu plus le coût de notre dette.

Chaque premier jeudi du mois, l’Agence France Trésor procède à une adjudication d’OAT de long terme (Obligations Assimilables du Trésor). Malgré le fort endettement de la France, les investisseurs ont répondu présent lors de la dernière séance et ont prêté à l’État près de 13,5 milliards d’euros.

Précision : les OAT représentent l’endettement à long terme de l’État français. Ces titres sont émis pour une durée pouvant aller jusqu’à 50 ans. Et à l’instar des obligations classiques, ces titres de créances ouvrent droit, chaque année, au versement d’intérêts et au remboursement du capital à l’échéance de l’emprunt.

Revers de la médaille, emprunter sur les marchés coûte de plus en plus cher à l’État français. En effet, en raison d’une remontée globale des taux d’intérêt et du contexte international, les investisseurs exigent désormais une rémunération plus forte pour prêter à la France. Résultat : lors de ces enchères, le rendement s’est établi à 4,23 % (après 3,9 % en août dernier). Un niveau de rendement que l’on n’avait plus rencontré depuis la crise des subprimes en 2008.

Quelles incidences pour les particuliers ?

Cette remontée des taux n’est pas une bonne nouvelle pour les personnes souhaitant investir dans l’immobilier. En effet, l’OAT 10 ans influe directement sur le taux de refinancement des établissements bancaires. Taux servant notamment de référence pour fixer le taux d’intérêt appliqué aux crédits immobiliers. Il faut donc s’attendre à ce que les banques remontent progressivement leurs barèmes.À l’inverse, cette hausse peut tourner à l’avantage des épargnants car le taux de l’OAT impacte certains produits financiers. Par exemple, ce type d’obligation détermine les performances des fonds en euros des assurances-vie. Pour composer ces derniers, les assureurs investissent régulièrement les sommes collectées auprès de leurs assurés dans de nouvelles obligations. Avec cette hausse des taux obligataires, le rendement de leur portefeuille va donc s’améliorer progressivement. Toutefois, cette hausse prendra du temps. Les obligations nouvellement acquises viendront s’ajouter au stock d’anciens titres moins bien rémunérés, créant un effet d’inertie. Attention toutefois : pour les détenteurs de SICAV ou de FCP très exposées aux obligations, la vigilance est de mise. En effet, lorsque les taux d’intérêts remontent comme c’est le cas actuellement, les obligations, émises précédemment à des taux plus bas, voient leur valeur baisser. Il est donc nécessaire d’être bien éclairé dans ses décisions d’achat ou de revente. Une réallocation stratégique d’une partie de ses actifs peut alors s’avérer être la solution pour dynamiser le rendement de son contrat. Un accompagnement par un conseiller financier peut donc être particulièrement opportun !

Article publié le 09 septembre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : Chetra168 – stock.adobe.com

Faux mails de l’AMF : ne tombez pas dans le piège !

L’Autorité des marchés financiers alerte sur une campagne de phishing usurpant son identité. Prétextant un faux avis de violation, des courriels frauduleux incitent à ouvrir des pièces jointes infectées.

Alertée par plusieurs acteurs du secteur financier, l’Autorité des marchés financiers (AMF) met en garde les professionnels et le public contre une campagne de mails frauduleux en cours usurpant son identité. Dans ces mails, les escrocs invitent les destinataires à signer des documents en pièce jointe. Bien évidemment, il est fortement déconseillé de les ouvrir car ils pourraient dissimuler un logiciel malveillant (comme un cheval de Troie). Pour vous aider à identifier cette escroquerie, l’objet de ces mails évoque le plus souvent une « action requise » suite à un « avis de violation de l’AMF ». Pour donner davantage de crédibilité à cet envoi, l’objet comporte également un numéro de référence. Autre élément, les escrocs derrière l’envoi de ces mails utilisent le nom « AMF Autorité des Marchés Financiers – AMF_Service @amf-france.org » pour cacher la véritable adresse mail d’expédition. À noter que les adresses mail sources utilisées finissent notamment par <…>.eigen.eng.br ou <…>.laxmipackaging.co.in. Faites preuve de vigilance !

Article publié le 04 septembre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR

Et si vous regardiez du côté des fonds thématiques ?

Méconnus du grand public, les fonds thématiques sont de plus en plus mis en avant par les sociétés de gestion. Ces supports d’investissement constituent une solution intéressante pour diversifier son portefeuille et trouver de nouveaux leviers de performance.

Un fonds thématique est un support d’investissement qui place, sur le long terme, le fruit de sa collecte dans une « mégatendance ». Il peut s’agir, par exemple, du secteur de la santé, du changement climatique ou encore de l’innovation technologique. Concrètement, dans un fonds thématique, le gérant va tenter d’identifier « les phénomènes » porteurs de croissance, puis de sélectionner, dans ces univers, les valeurs boursières qui seront le mieux à même de générer une performance pérenne. Sachant que les fonds thématiques sont construits de façon très transversale afin de mieux traverser les différents cycles économiques et d’être affectés par d’éventuels soubresauts des marchés dans une moindre mesure.

Des fonds souvent méconnus du grand public

Dans un sondage récent mené par Opinium, WisdomTree a interrogé 1 000 Français disposant d’au moins 5 000 € d’épargne ou d’investissements. Cette enquête a révélé que 77 % des épargnants et investisseurs affirment ne pas connaître l’investissement thématique. Un chiffre qui souligne le manque de pédagogie sur le sujet alors même que des tendances structurelles majeures prennent de l’ampleur.

À noter : seules 12 % des personnes interrogées ont mentionné la possibilité d’investir dans les thématiques via des ETF.

Parmi les épargnants qui ont connaissance de ce type de fonds, 60 % d’entre eux reconnaissent ne pas être en mesure d’identifier les thématiques les plus prometteuses à moyen terme. Par ailleurs, 54 % ont déclaré ne pas souhaiter se cantonner à un seul thème, par crainte de rater d’autres opportunités. Lorsqu’on les interroge sur les tendances qui suscitent leur intérêt, l’intelligence artificielle arrive en tête de liste. Dans le détail, 34 % souhaitent investir dans les entreprises proposant des modèles de langage et 24 % privilégient les infrastructures liées à cette technologie (data centers, réseau fibre, stockage, systèmes de refroidissement…). Une thématique qui devrait continuer à monter en puissance pendant les 5 prochaines années. Enfin, questionnés sur la manière dont ils pourraient accéder aux investissements thématiques, 19 % ont avoué ne pas savoir comment s’y prendre, révélant un véritable manque d’informations en la matière.

Article publié le 28 août 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : Oran Tantapakul – stock.adobe.com

Différences entre les types d’ETF

Je souhaite acquérir des ETF. Deux types de supports sont généralement proposés : des ETF de capitalisation et de distribution. Quelles différences entre eux ?

Ce qu’il faut retenir c’est que les ETF de distribution (identifiables par la lettre D dans leur libellé) reversent les dividendes issus des actions de leur indice de référence directement aux investisseurs. Une formule qui s’adresse aux épargnants qui recherchent une source de revenus complémentaires. À l’inverse, les ETF de capitalisation (lettre C ou Acc) réinvestissent les dividendes directement dans le fonds. Une approche intéressante pour faire fructifier un capital sur le long terme en s’appuyant notamment sur la composition des intérêts.

Article publié le 15 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026

Fonds en euros : quel rendement en 2026 ?

D’après les premières estimations, le rendement moyen des supports en fonds en euros pourrait atteindre 2,90 % en 2026, soit une hausse de 0,25 point par rapport à l’année dernière.

Comme chaque année, la même question se pose : à quelle rémunération doit-on s’attendre s’agissant des fonds en euros ? Même si les chiffres sont loin d’être arrêtés, quelques éléments laissent penser que le taux moyen des fonds en euros devrait être en nette hausse en 2026. Après avoir profité d’un rendement moyen de 2,50 % en 2024 et de 2,65 % en 2025, les épargnants pourraient bénéficier d’un taux moyen de 2,90 % en 2026. Une hausse qui peut s’expliquer par plusieurs facteurs, selon le cabinet Facts & Figures. Son fondateur, Cyrille Chartier-Kastler, explique : « Avec la hausse des taux d’intérêt, le rendement de la poche obligataire des fonds en euros bénéficie d’un effet relutif qui se traduit par une progression de 0,25 à 0,30 point par an. Cette dynamique devrait se poursuivre au cours des prochaines années, en raison du volume naturel d’obligations arrivant à échéance dans les actifs des fonds en euros et du maintien de taux élevés lié à la situation budgétaire nationale. ». Si, comme par le passé, les rendements les plus bas devraient se maintenir autour de 1 %, les politiques de bonus reconduites par les banques, les mutuelles et les assurances cette année pourraient permettre à certains épargnants de viser jusqu’à 5,50 %. À suivre, donc…

Article publié le 10 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : Andrii Yalanskyi – stock.adobe.com

Les Français et le rapport à l’argent

Bien que la technologie (intelligence artificielle, plates-formes en ligne…) soit de plus en plus présente dans l’accompagnement des épargnants dans leurs décisions d’investissement, ces derniers restent attachés au contact humain.

Contrairement à une idée répandue, l’argent n’est peut-être pas un sujet si tabou en France. C’est ce que révèle la première édition du baromètre de Corum L’Épargne et OpinionWay. En effet, sur un échantillon de 1 004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, 81 % des Français déclarent parler ouvertement des sujets liés à l’argent au sein de leur famille. Seuls 11 % le considèrent comme véritablement tabou. Les 18-24 ans sont d’ailleurs les plus à l’aise avec cette thématique : près de 9 sur 10 en parlent ouvertement. Par ailleurs, 69 % des Français abordent ce sujet avec au moins un membre de leur famille, en premier lieu le conjoint, puis les parents et les amis.

L’éducation financière

Autre enseignement à tirer de ce baromètre, 95 % des 18-24 ans estiment que l’école devrait jouer un rôle en matière d’éducation financière, contre 82 % au niveau national. La demande dépasse la simple gestion de budget : 46 % veulent que l’école leur apprenne à comprendre comment investir (contre 29 % en moyenne et 20 % chez les 65 ans et plus). Les générations les plus récemment sorties du système scolaire sont aussi celles qui en ressentent le plus le manque.

Le recours à la technologie

Réseaux sociaux, intelligence artificielle, médias spécialisés, comparateurs et plates-formes en ligne… Bien que la technologie soit de plus en plus présente pour aider à la prise de décision, les épargnants restent attachés au contact humain. Ainsi, par exemple, pour placer 5 000 €, 75 % des 18-24 ans demanderaient en priorité conseil à leur famille, soit davantage que la moyenne nationale (60 %). En revanche, pour des sommes plus importantes (à partir de 50 000 €), le conseiller en gestion de patrimoine serait l’un des interlocuteurs privilégiés. S’agissant de l’intelligence artificielle, cette dernière progresse fortement comme source de conseil, principalement chez les plus jeunes (30 % des 18-24 ans, contre 16 % en moyenne), mais elle ne se substitue pas aux autres canaux. Elle s’y ajoute. Globalement, les Français font encore très peu confiance aux outils d’intelligence artificielle pour les aider dans leurs placements financiers.

Un réflexe d’épargne

59 % des Français se disent inquiets pour la situation financière future de leurs enfants (21 % même très inquiets), contre 39 % pour celle de leurs parents. Deux tiers des non-retraités s’inquiètent, par ailleurs, pour leur propre retraite. Face à ce constat, un réflexe émerge : commencer à épargner tôt. 41 % des 18-24 ans estiment qu’il faut commencer à épargner pour la retraite dès les études, contre 14 % en moyenne nationale.

www.opinion-way.com

Article publié le 10 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR

Bpifrance Défense : 100 millions d’euros déjà collectés

Avec plus de 100 millions d’euros collectés depuis octobre 2025, le fonds Bpifrance Défense séduit les épargnants. Accessible dès 500 €, ce placement démocratise l’investissement dans des entreprises françaises liées à des secteurs stratégiques (cybersécurité, armement, aérospatial…).

D’après Bpifrance, son dernier fonds d’investissement connaît un certain succès. En effet, depuis son lancement en octobre 2025, le fonds Bpifrance Défense a collecté plus de 100 M€ auprès de 10 000 investisseurs particuliers. Des chiffres qui témoignent d’une mobilisation significative de l’épargne individuelle en faveur d’un secteur stratégique. À noter que ce montant, largement supérieur au montant des précédents fonds d’investissement lancés par Bpifrance, montre également une ouverture du capital-investissement auprès des investisseurs particuliers.

Précision : dans le détail, 31 M€ ont été collectés auprès de 6 000 épargnants via la plate-forme digitale de Bpifrance, les 69 M€ restant ayant été levés par des établissements bancaires et des compagnies d’assurance (Allianz, Société Générale…) auprès de leurs cats.

Les caractéristiques du fonds

D’une taille cible de 450 M€, ce fonds de capital-investissement, ouvert aux particuliers, a vocation à investir directement et indirectement les sommes collectées dans des entreprises françaises, et accessoirement européennes, qui répondent aux défis de souveraineté et de sécurité (cybersécurité, armement, aérospatial…). Les particuliers peuvent accéder à ce fonds en plaçant au minimum 500 € et jusqu’à 500 000 €. Étant précisé que les fonds investis sont bloqués au minimum pendant 5 ans (hors rachats exceptionnels pour cause notamment de décès de l’investisseur). Et la période de détention recommandée des parts du fonds est fixée à 10 ans.

À noter : les parts de ce fonds d’investissement peuvent être logées dans un compte-titres, un PEA (et PEA-PME), une assurance-vie ou un Plan d’épargne retraite individuel et collectif.

Point important, l’objectif de rendement à long terme est fixé à 5 % de TRI net par an. Attention toutefois, cet objectif de rendement n’est pas garanti et ne constitue qu’un objectif de gestion. Afin de faciliter son accès, la souscription au fonds Bpifrance Défense est possible sur une plate-forme internet sécurisée (https://fonds-entreprises.bpifrance.fr). Un fonds qui est également accessible par le biais de certains établissements bancaires, assureurs et conseillers en gestion de patrimoine. D’une durée de vie de 20 ans, le fonds est ouvert à la souscription pendant 10 ans, depuis le 14 octobre 2025.

Précision : le fonds Bpifrance Défense présente notamment un risque de perte en capital, les investisseurs pouvant perdre totalement ou partiellement les montants investis, sans recours possible contre Bpifrance Investissement.

Article publié le 10 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : MoiraM

Comment l’assurance-vie a siphonné le Livret A

Pénalisé par son taux de 1,5 %, le Livret A a enregistré une décollecte importante au mois de mai dernier. En quête de meilleurs rendements pour valoriser leur capital, les épargnants français réorientent massivement leur épargne vers l’assurance-vie.

Les Français se désintéresseraient-ils du Livret A ? C’est ce que démontrent les derniers chiffres publiés par la Caisse des dépôts. En effet, le livret préféré des ménages a enregistré une décollecte de l’ordre de 630 M€ en mai 2026 (5 Md€ cumulés depuis le début de l’année). Une situation qui n’avait pas été observée depuis 2009 !Cette trajectoire peut notamment s’expliquer par le fait que le taux du Livret A est fixé à 1,5 % depuis le mois de février 2026, un taux insuffisant pour espérer valoriser un capital. En dépit d’une perspective de revalorisation de ce taux prochainement (on parle d’un taux de 1,8 % au 1er août), les épargnants continuent de réorienter leurs fonds vers des placements considérés comme plus attractifs.

À noter : le Livret A n’est pas le seul concerné. Le livret de développement durable et solidaire (LDDS), qui partage de nombreux points communs avec le Livret A, a connu également une décollecte de 140 M€ en mai 2026. Globalement, l’encours cumulé du Livret A et du LDDS atteignait 609,5 Md€ à fin mai 2026 (613 Md€ fin janvier 2026).

L’assurance-vie, grande gagnante

En recherche de produits rémunérateurs, les ménages se sont tournés vers l’assurance-vie. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En mai 2026, les Français ont placé 4 Md€ supplémentaires sur leur contrat, soit une hausse de 300 M€ par rapport à la collecte du même mois de l’année précédente. Étant précisé que cette dynamique est principalement portée par les supports en unités de compte (+2,8 Md€) et, dans une moindre mesure, par ceux en euros (+1,2 Md€). Depuis le début de l’année, la collecte nette s’élève à +28,7 Md€, en hausse de +7,3 Md€ par rapport à celle de 2025 sur la même période. Elle est nettement plus élevée pour les supports en unités de compte (+21,6 Md€) que pour les supports en euros (+7,1 Md€).

Article publié le 09 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : HJBC

L’épargne solidaire franchit le cap des 34 milliards d’euros d’encours

Faire fructifier son argent tout en finançant l’économie sociale et solidaire, une formule qui séduit. En 2025, l’épargne solidaire a atteint 34 milliards d’euros, ce qui a permis de soutenir plus de 1 800 projets à fort impact.

Selon la 24e édition du baromètre de la finance solidaire publié par FAIR – La Croix, l’épargne solidaire continue sa progression et a atteint un encours de 34 Md€ en 2025, soit 4,6 Md€ supplémentaires par rapport à 2024. Une croissance portée par des conditions de marchés positives, des souscriptions en hausse et l’arrivée de nouveaux produits d’épargne labellisés Finansol.

Précision : les produits d’épargne solidaire permettent de faire fructifier son argent tout en participant aux enjeux de la société : lutte contre le chômage ou le mal-logement, développement de l’agriculture biologique, des énergies renouvelables…

Dans le détail, les fonds solidaires (FCP, SICAV, UC solidaires) ont affiché une bonne dynamique en ayant enregistré une croissance de 1,08 Md€, portant ainsi les encours de 4,9 à 6 Md€ en 2025.Du côté de l’épargne salariale solidaire, même constat. Le baromètre enregistre une augmentation des encours de l’ordre de 13 %, soit une hausse de 2,1 Md€ en 2025 pour un total de 18,5 Md€ d’encours. Des encours qui représentent 54 % de l’épargne solidaire dans sa globalité. À noter que les produits bancaires de type livrets solidaires ont collecté, en 2025, 3,1 Md€, contre 2,8 Md€ en 2024 (soit +11 % sur l’année). Une progression qui porte les encours à 14,2 Md€. Fait marquant, les dons aux associations, distribués par le biais des produits solidaires, sont passés de 15 M€ en 2024 à près de 16 M€ en 2025, soit une hausse de 7 %.Globalement, les auteurs de l’étude ont relevé que les financements solidaires réalisés en 2025 (848 M€) ont permis de soutenir plus de 1 800 projets à impact social ou environnemental : plus de 11 370 emplois créés, 2 000 personnes relogées, 74 000 personnes alimentées en électricité renouvelable, 28 450 prêts sociaux octroyés dans l’année, 3 053 hectares d’agriculture biologique et 236 nouveaux agriculteurs soutenus.

24e édition du Baromètre de la finance solidaire FAIR – La Croix, juin 2026

Article publié le 01 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : Studio Romantic