Le Plan d’épargne retraite : plus de 12,9 millions de Français convaincus

Introduit par la loi « Pacte » en 2019, le Plan d’épargne retraite (PER) connaît un certain succès avec plus de 12,9 millions de souscripteurs et 150,4 milliards d’euros d’encours fin 2025. Une réussite qui peut s’expliquer par sa flexibilité, sa fiscalité attractive et une gestion dynamique des fonds, offrant aux Français une solution d’épargne retraite simple et performante.

La loi « Pacte » du 22 mai 2019 a introduit le fameux Plan d’épargne retraite (PER). Un plan visant à donner aux Français un outil pour se constituer un complément de revenus. Plus de six ans après son lancement le 1er octobre 2019, le gouvernement a fait récemment un point d’étape. Et il apparaît, selon les derniers chiffres, que le nombre de contrats souscrits dépasse largement les attentes des pouvoirs publics. Ainsi, au 31 décembre 2025, plus de 12,9 millions de personnes étaient titulaires d’un PER. Et les encours constitués sur ce contrat s’élevaient à plus de 150,4 milliards d’euros, soit une progression de 20 % en 2025 et de 46 % depuis 2024. Cette dynamique positive concerne tant les PER d’entreprise, collectifs (33,86 milliards d’euros d’encours) et obligatoires (28,04 milliards d’euros d’encours), que les PER individuels (88,5 milliards d’euros d’encours).

Des atouts à faire valoir

Ces bons résultats sont le fruit d’une refonte ambitieuse de l’épargne retraite opérée par la loi « Pacte », laquelle a remplacé les nombreux produits existants tels que le Perp, le contrat Madelin, l’article 83 ou encore le Perco, qui étaient caractérisés par des règles de fonctionnement complexes et hétérogènes. Autre raison de ce succès : le PER permet une plus grande souplesse en matière de sortie de l’épargne. En effet, l’assuré peut choisir entre une sortie en capital ou en rente viagère. Ensuite, en termes de gestion des fonds, le PER propose une approche plus dynamique grâce à la gestion pilotée par défaut, offrant ainsi de meilleures perspectives de rendement aux épargnants tout en favorisant des financements plus abondants pour les entreprises. En effet, grâce à la loi industrie verte, les assureurs et les gestionnaires d’actifs peuvent flécher une partie de ces actifs vers l’économie réelle (capital-investissement dans des PME ETI, fonds d’infrastructures et actions de PME ETI cotées…).Enfin, la fiscalité harmonisée et attractive constitue un autre atout du PER. Il est en effet possible de déduire les versements volontaires de l’assiette de l’impôt sur le revenu.

Article publié le 19 mai 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : LP2Studio – stock.adobe.com

Bourse : les constructeurs automobiles européens confrontés à la déferlante chinoise

La montée en puissance des BYD, Chery, Geely et autres Xpeng, champions des véhicules électriques, fragilise les grands groupes du Vieux Continent.

Le salon de l’automobile de Pékin a fermé ses portes le 3 mai dernier, illustrant l’extraordinaire puissance de l’industrie automobile chinoise devenue, de loin, la première au monde. Sur 96 millions de voitures fabriquées à l’échelle de la planète l’an dernier, 34 millions l’ont été dans l’Empire du Milieu. Il semble bien loin – pourtant ce n’était qu’au début des années 2020 – le temps où les constructeurs automobiles occidentaux, en particulier allemands, réalisaient de fortes ventes (jusqu’à 40 % de ses immatriculations pour Volkswagen) et de très gros profits en Chine. Aujourd’hui, la tendance s’est complètement inversée sur un marché automobile chinois qui a basculé vers l’électrique (plus d’une voiture vendue sur deux dans le pays est une électrique ou une hybride rechargeable). Les groupes locaux ont progressivement évincé leurs rivaux européens. Pire, ce sont eux qui commencent à attaquer en force l’Europe. Si leur part de marché n’était que de 6 % sur le continent en 2025, elle dépasse désormais les 10 % en Espagne et au Royaume-Uni et les 8 % en Italie et en Pologne.

Accélération du phénomène

Depuis le début de l’année, le mouvement s’est accéléré, la hausse du prix de l’essence incitant les Européens à acheter des voitures électriques, domaine où les Chinois ont une avance en matière de technologie et surtout de prix. Et sur les marchés d’Asie et d’Amérique latine, leur offensive est aussi impressionnante. Pour lutter, les constructeurs européens sont contraints de se réorganiser et de s’inspirer des méthodes en provenance de Pékin. La nouvelle Twingo électrique de Renault a été développée en Chine en moins de deux ans, soit deux fois moins que la durée habituelle en Europe. Stellantis est entré au capital du chinois Leapmotor et a créé une société commune pour commercialiser ses voitures hors de Chine. Il envisage aussi de produire des modèles de concurrents chinois dans ses usines européennes. Tous se restructurent et baissent leurs coûts. Le groupe Volkswagen a ainsi annoncé la suppression de 50 000 postes en Allemagne d’ici 2030. Cette situation critique se reflète dans les cours de la bourse : à l’exception de BMW, les autres grands groupes européens sont en nette baisse sur 1 an et 5 ans.

Les principales valeurs du secteur
Valeurs Évolution sur 1 an Évolution sur 5 ans
BMW 2 % -6,7 %
Mercedes -19,7 % -8,6 %
Renault -37,8 % -11,7 %
Stellantis -25,4 % -50,2 %*
Volkswagen -12,1 % -53,2 %

* Depuis la première cotation le 18 janvier 2021

Article publié le 12 mai 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : AnastasiiaUsoltceva – stock.adobe.com

Arnaques financières : l’AMF et l’ACPR ajoutent 25 nouveaux sites à leur liste noire

L’Autorité des marchés financiers et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution viennent de rajouter à leur liste noire 25 sites internet ou entités qui proposent des investissements sur le Forex et sur des produits dérivés sur crypto-actifs sans y être autorisés.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) viennent de mettre à jour la fameuse liste noire des sites ou entités proposant, en France, des investissements sur le marché des changes non régulé (Forex), des options binaires, des biens divers et des produits dérivés dont le sous-jacent est constitué de crypto-actifs, sans y être autorisés. Ainsi, 25 nouveaux sites internet ou entités, identifiés par ces institutions, ont été ajoutés. Pour consulter cette liste, cliquez ici.

À noter : cette liste n’est pas exhaustive dans la mesure où de nouveaux sites internet non autorisés apparaissent régulièrement. Et attention, si le nom d’un site ou d’une société n’y figure pas, cela ne signifie pas pour autant qu’il est autorisé à proposer des produits bancaires ou des assurances en France.

Compte tenu des risques, l’AMF et l’ACPR invitent les investisseurs à vérifier systématiquement que le site qui offre un service financier ne figure pas sur la liste noire et qu’il dispose bien d’un agrément pour fournir des services d’investissements en France. Des informations qu’il est possible d’obtenir en consultant l’un de ces registres : la liste des prestataires de services d’investissement habilités (https://www.regafi.fr), la liste des intermédiaires autorisés dans la catégorie conseiller en investissement financier (CIF) ou la liste des prestataires de service en financement participatif (PSFP) (https://www.amf-france.org/). Si tel n’est pas le cas, il s’agit probablement d’une des nombreuses « arnaques » qui circulent sur internet !

Article publié le 11 mai 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : Nomad_Soul – stock.adobe.com

La fin de l’irrévocabilité de l’option pour le barème progressif

La loi de finances pour 2026 met fin à l’irrévocabilité de l’option choisie par les contribuables pour le barème de l’impôt sur le revenu concernant l’imposition des revenus de capitaux mobiliers et des plus-values mobilières.

Durée : 01 mn 23 s

Article publié le 30 avril 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR

L’investissement non coté a la cote

Selon une étude de France Invest, le non coté a collecté près de 3,1 milliards d’euros en 2025. Une progression de 8 % sur un an. Ce qui montre l’intérêt croissant des particuliers pour cette classe d’actifs particulière.

Longtemps réservé aux investisseurs institutionnels et aux plus hauts patrimoines, l’investissement non coté s’ouvre progressivement aux particuliers. Une ouverture qui lui permet aujourd’hui d’afficher des chiffres de collecte en nette hausse.

Précision : l’investissement non coté regroupe plusieurs catégories : le capital-investissement (ou private equity), la dette privée et les infrastructures. Le capital-investissement consiste notamment à accompagner le développement de sociétés non cotées en prenant une participation à leur capital. La dette privée correspond au prêt de fonds à des entreprises non cotées. Et les infrastructures sont une forme d’investissement dans des actifs assurant le fonctionnement de l’économie et de la société (énergie, transport, télécommunication…).

Ainsi, selon la dernière étude de France Invest, en 2025, cette classe d’actifs a collecté près de 3,1 Md€, soit une hausse de 8 % sur un an. Étant précisé que cette progression est largement soutenue par l’assurance-vie, qui a réalisé 86 % des souscriptions (2,6 Md€). Autre élément notable, le non coté a atteint, fin 2025, 14,5 Md€ d’encours sous gestion. Sachant que 72 % des encours sous gestion proviennent de fonds evergreen.

Précision : l’allocation de l’encours global des fonds destinés au grand public est très diversifiée entre investissements en direct (qui représentent 57 % des investissements réalisés), fonds de fonds (primaires ou secondaires) et actifs liquides (y compris trésorerie).

Du côté des performances, sur 113 véhicules d’investissement passés en revue par l’étude de France Invest, les fonds ont affiché un rendement cumulé de 30 %, en hausse par rapport à 2024. Sachant que le rendement annuel moyen pondéré a diminué légèrement de 5,6 à 5,4 % entre 2024 et 2025. Cela s’explique en partie par des ajustements de certains fonds, touchés par un contexte économique complexe et incertain. Toutefois, les fonds distribués en assurance-vie affichent des rendements légèrement supérieurs (5,7 % en moyenne).

À noter : les fonds evergreen affichent des rendements annuels moyens qui s’ancrent aux alentours de 6 % à fin 2025, avec une faible dispersion des indicateurs, aucun fonds ayant un rendement négatif.

France Invest – Accès des épargnants au non coté en 2025

Article publié le 23 avril 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : primeimages – stock.adobe.com

Le cours de l’or sous tension !

Selon une étude de la Monnaie de Paris, malgré une phase de correction importante début février 2026, le cours de l’or s’établit légèrement au-dessus de 4 800 dollars l’once, en hausse de plus de 11 % depuis le début de l’année.

En 2025, les cours de l’or ont atteint des sommets. Dans un contexte mondial marqué par l’incertitude économique et les tensions géopolitiques, le métal jaune a attiré de nombreux investisseurs en recherche de sécurité. Pourtant, cette ascension fulgurante a été suivie par une volatilité très importante début 2026, révélant les complexités du marché. Dans une étude récente, la Monnaie de Paris est revenue sur les évènements et les facteurs qui ont influencé les cours de l’or. Présentation.

2025, l’année des records

L’année 2025 s’est distinguée par une performance remarquable du marché de l’or. Le métal jaune a pleinement joué son rôle de valeur refuge. Son cours a ainsi progressé de 65 % sur l’année, passant de 2 625 à 4 319 $ l’once. Une dynamique qui s’est d’ailleurs prolongée les premières semaines de 2026 en raison de plusieurs évènements internationaux : l’intervention américaine au Venezuela, la crise au Groenland ou encore les manifestations en Iran. Comme le souligne la Monnaie de Paris, les incertitudes entourant la politique économique de Donald Trump ont alimenté les doutes quant à la solidité du dollar en tant que valeur refuge. Dans ce contexte, les investisseurs ont progressivement délaissé le billet vert et les obligations du Trésor américain au profit de l’or. Cette demande soutenue a conduit le cours du métal précieux à atteindre un niveau historique de 5 595 $ l’once le 29 janvier. Cette hausse ayant été amplifiée par des mouvements spéculatifs, en particulier en provenance de Chine, rendant le marché plus vulnérable à un retournement rapide.

Une correction du marché

Perçue comme favorable à une politique monétaire plus restrictive, la nomination de Kevin Warsh par Donald Trump, intervenue le 30 janvier 2026, à la Réserve Fédérale américaine (la Fed) a réduit les anticipations de baisse des taux, entraînant ainsi une chute de 20 % du prix de l’or en 2 jours, avant une stabilisation autour de 5 000 $ l’once. Globalement, cette correction a été bien accueillie par les marchés, intervenant après une phase de hausse particulièrement rapide et jugée excessive par de nombreux investisseurs. Dans un environnement marqué par des incertitudes économiques et politiques persistantes, le métal jaune a progressé de manière continue tout au long du mois de février 2026, jusqu’à un tournant majeur avec l’éclatement du conflit en Iran le 28 février, marquant l’entrée dans une nouvelle phase de tensions géopolitiques. Dès les premières frappes, le cours de l’or a baissé de 4 % sur la seule journée du 3 mars, pour ensuite se stabiliser temporairement. Dans un second temps, les perturbations du trafic pétrolier ont ravivé les tensions sur les marchés financiers, entraînant une nouvelle correction significative du prix de l’or. Sur l’ensemble du mois de mars, le cours de l’or a chuté de 11,6 %, sa plus forte baisse mensuelle depuis octobre 2008. Face à ce nouveau conflit, l’or n’a donc pas joué son rôle de valeur refuge. Malgré ces nombreuses turbulences, le cours de l’or s’établit légèrement au-dessus de 4 800 $ l’once, en hausse de plus de 11 % depuis le début de l’année.

Article publié le 22 avril 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : ecrow – stock.adobe.com

Diversifier son patrimoine en investissant dans les forêts

Selon les derniers chiffres publiés par les Safer, le prix d’un hectare de forêt s’est négocié en moyenne à 4 850 € en 2024.

Les investissements dans les forêts font partie de ces outils qui permettent de répondre à un objectif de diversification patrimoniale. C’est aussi un moyen de détenir un actif tangible et de donner un sens éthique à ses investissements. D’un point de vue économique, la forêt est un actif qui se valorise régulièrement si l’on en croît les derniers chiffres publiés par les Safer (Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural). Concrètement, les prix des forêts ont continué à croître de façon continue depuis 2020, +2,2 % rien qu’en 2024. Sachant que le prix moyen d’un hectare de forêt s’est négocié autour de 4 850 € en 2024.

Des prix variant selon les secteurs

À noter que les prix les plus élevés ont été observés dans le Nord-Bassin parisien. Dans ce territoire, les parcelles se sont négociées à 7 670 € l’hectare en 2024. À l’inverse, ce sont les forêts du Massif Central qui ont affiché les prix les plus faibles : 2 860 € par hectare. Dans l’Ouest, les prix déjà élevés des forêts ont progressé le plus fortement (+4,7 %) et ont atteint un record, à 6 910 € l’hectare. Affectées durablement par l’épidémie de scolytes, les forêts de l’Est avaient subi, pendant plusieurs années, une baisse régulière de prix. Toutefois, depuis 2022, la tendance s’est inversée et, en 2024, l’hectare s’est échangé à 4 960 € en moyenne (+2,3 %). Le Sud-Ouest, quant à lui, a enregistré une hausse de 2,6 %, en dépit des baisses du prix du bois observées en 2024 pour les essences résineuses qui y prédominent. Enfin, dans la région Alpes-Méditerranée-Pyrénées, les prix ont diminué après deux années consécutives de hausse (-3,5 %) et l’hectare s’est échangé en moyenne à 3 750 €.

Un rendement en hausse

Côté rendement, l’indice IEIF ASFFOR Fonds Forestiers France montre que, sur une longue durée, les fonds forestiers ont enregistré des performances positives. Ainsi, sur 1 an (au 31 janvier 2026), l’indice présente un rendement de 4,32 %. Sur 10 ans (du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2025), l’indice montre une appréciation de 67,4 % (dividendes réinvestis et nets de frais de gestion). Rappelons que l’indice IEIF ASFFOR Fonds Forestiers France est un indice, pondéré par la capitalisation, mesurant l’évolution de la performance des groupements forestiers gérés par des sociétés de gestion agréées par l’Autorité des marchés financiers. Il est composé des groupements forestiers et des groupements forestiers d’investissement (GFI) obéissant à un critère de capitalisation (seuls les fonds disposant d’une capitalisation supérieure à 7 M€ sont intégrés) afin de s’assurer de la réalité du « signal prix » lié à la forêt et de la représentativité de l’indice sur « la profondeur historique ». À noter que la performance des groupements forestiers est appréciée au travers des prix de souscription des parts.

Comment investir dans les forêts ?

Il est possible d’investir dans des parcelles de forêts « en direct ». Toutefois, pour espérer devenir propriétaire, il faut s’armer de patience. En effet, seulement 1 % des forêts privées changent de propriétaire chaque année, principalement en raison de la fragmentation des forêts françaises. Pour trouver des parcelles, il peut être opportun de faire appel à des experts forestiers, d’explorer les annonces en ligne d’agences spécialisées ou de plates-formes comme Forêt Patrimoine ou La forêt Bouge. Des spécialistes de l’investissement rural comme Agrifrance peuvent également être consultés. Autre manière d’investir, plus simple : acquérir des parts de groupements forestiers d’investissement. Concrètement, ce sont des sociétés civiles qui ont pour objet de constituer, de gérer et de conserver un ou plusieurs massifs forestiers. Contre un apport en capital, les investisseurs reçoivent des parts sociales représentatives du patrimoine du GFI. La valeur d’une part, quelques dizaines d’euros, tient compte de deux facteurs : la qualité intrinsèque de l’actif forestier (situation géographique, climat, surface, nature du sol, âge, qualité des arbres…) et l’actif financier net du GFI (liquidités, trésorerie disponible). Mais attention, compte tenu de la nature des actifs, il faut envisager ce placement de capitalisation sur le long terme (12 ans au minimum). En fonction des conditions du marché et de la valorisation des actifs, les GFI peuvent servir des revenus (issus notamment de la vente de bois) pendant la période de détention des parts.

À noter : l’investisseur a toujours la possibilité de revendre ses parts de GFI. Généralement, la société de gestion du GFI organise un marché secondaire qui permet la rencontre entre vendeurs et acquéreurs. Ce qui ne signifie pas pour autant que l’investisseur pourra, lors de la cession, récupérer l’intégralité de sa « mise de départ ».

Safer – Le marché des forêts en 2024, édition 2025Indice IEIF ASFFOR Fonds Forestiers France

Article publié le 03 avril 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : William – stock.adobe.com

La Bourse séduit de plus en plus de Français

Selon une étude de l’Autorité des marchés financiers, près de 1,9 million de Français ont passé au moins un ordre d’achat ou de vente sur des actions en 2025, soit une hausse de 21 % par rapport à l’année précédente.

D’après la dernière étude de l’Autorité des marchés financiers (AMF), les Français sont de plus en plus attirés par la Bourse. En effet, en 2025, près de 2,5 millions de personnes ont réalisé une transaction sur les marchés financiers, soit le plus haut niveau jamais enregistré depuis 2020.Dans le détail, en 2025, un peu plus d’1,9 million de Français ont réalisé au moins un achat ou une vente d’actions, un chiffre en hausse de 21 % par rapport à l’année précédente (1,5 million). Sur l’ensemble de la période 2021-2025, les marchés d’actions ont ainsi attiré plus de 3,8 millions d’investisseurs particuliers.

À noter : l’AMF a recensé 56 millions de transactions en actions réalisées par des particuliers en 2025 (41 millions en 2024).

Fait marquant, le nombre de Français ayant effectué au moins une transaction portant sur des ETF a bondi de 83 % entre 2024 et 2025. Ce qui représente un peu plus de 1,1 million d’investisseurs (607 000 en 2024).

De nouveaux arrivants

En 3 ans, 1,6 million de nouveaux investisseurs se sont lancés en Bourse (780 000 en 2025, 516 000 en 2024 et 329 000 en 2023). Les nouveaux investisseurs étant ceux qui ont réalisé une transaction d’achat pour la première fois depuis le 1er janvier 2018.En 2025, aussi bien pour les actions que pour les ETF, les nouveaux investisseurs ont été majoritairement clients d’établissements établis dans un pays de l’Union européenne autre que la France : c’est le cas pour 61 % des nouveaux investisseurs français en actions (dont les investissements en actions ont représenté 14 % des montants investis par les nouveaux investisseurs) et 49 % des nouveaux investisseurs français en ETF (24 % des montants investis par les nouveaux investisseurs en ETF). En parallèle, l’AMF observe un rajeunissement significatif des investisseurs en actions et en ETF. L’âge moyen des investisseurs en actions est ainsi passé de 51 ans au dernier trimestre 2024 à 48 ans au même trimestre en 2025. Cette tendance se retrouve chez les investisseurs en ETF dont l’âge moyen a reculé de 41 à 38 ans sur la même période.

AMF – Tableau de bord des investisseurs actifs, mars 2026

Article publié le 02 avril 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : Thapana_Studio – stock.adobe.com

Ciclade, la plate-forme qui vous aide à récupérer des fonds oubliés

Selon les derniers chiffres de la Caisse des dépôts et consignations, grâce à la plate-forme Ciclade, plus de 164 millions d’euros ont été rendus à leurs bénéficiaires en 2025.

Depuis plusieurs années maintenant, les pouvoirs publics multiplient les mesures afin de diminuer le volume des fonds dormants sur des comptes bancaires inactifs ou sur des contrats d’assurance-vie en déshérence. Parmi ces mesures, on peut citer la plate-forme Ciclade. Mise en service en janvier 2017, cette plate-forme, qui est un service d’intérêt général développé par la Banque des Territoires, permet aux particuliers, notaires et ayants droit de rechercher et de récupérer gratuitement ces avoirs oubliés. Selon les derniers chiffres de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), en l’espace de 9 ans, près de 1,2 Md€ ont été ainsi restitués à leurs titulaires. Rien qu’en 2025, Ciclade a enregistré 200 000 demandes (94 000 en 2024) pour environ 174 000 paiements effectués (97 000 en 2024). Ce qui a représenté près de 164,4 M€.

Le fonctionnement de la plate-forme

Conformément à la loi « Eckert » du 13 juin 2014, le site internet Ciclade permet à toute personne de rechercher ces sommes d’argent « oubliées ». Sont concernés par Ciclade les comptes bancaires (compte courant, compte-titres, livret d’épargne réglementé…), les comptes d’épargne salariale (PEE, PER, PERCO) et les contrats d’assurance (assurance-vie, contrat de capitalisation, bon de capitalisation…).

Précision : depuis le 2 janvier 2025, la Caisse des dépôts reçoit également les sommes non réclamées issues des contrats temporaires décès.

Concrètement, la procédure de recherche, qui est gratuite, se déroule en 3 étapes. D’abord, l’internaute doit indiquer les éléments d’identification du titulaire du contrat (nom, prénom, date de naissance ou de décès, dernière adresse connue…). Ensuite, si un résultat est trouvé, il crée son espace personnel et émet sa demande de restitution en joignant un certain nombre de pièces justificatives (copie d’une pièce d’identité, d’un acte de décès, d’un document justificatif de succession…). Enfin, la CDC étudie la demande, puis transfère par virement au demandeur les sommes concernées. Sachant que le délai moyen de traitement de la demande est d’environ 90 jours.

Attention : après 30 ans d’inactivité et sans manifestation de la part du bénéficiaire, les sommes d’argent sont définitivement reversées à l’État. Il n’est alors plus possible d’en demander la restitution.

Ciclade, Caisse des dépôts et consignations

Article publié le 25 mars 2026 – © Les Echos Publishing 2026

Hausse des prélèvements sociaux sur les revenus du capital

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 porte le taux de la CSG à 10,6 % pour certains revenus du capital et du patrimoine.

Récemment adoptée, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 instaure une contribution, appelée « contribution financière pour l’autonomie », qui s’applique à certains revenus. Une contribution qui a pour objectif de financer la suspension de la réforme des retraites. Présentation.

Les produits concernés

Le taux de cette contribution, fixé à 1,4 %, vient s’ajouter à la contribution sociale généralisée (CSG) et frappe certains revenus du capital et du patrimoine.

À noter : cette contribution financière pour l’autonomie porte ainsi le total des prélèvements sociaux de 17,2 à 18,6 %.

Sont notamment concernés certaines prestations du Plan d’épargne retraite (PER), les plus-values et les gains des plans d’épargne en actions (PEA), des comptes-titres, des plans d’épargne entreprise (PEE), des comptes à terme, des comptes rémunérés et des livrets bancaires fiscalisés. En sont exclus les revenus fonciers, les plus-values immobilières ainsi que les gains issus des contrats d’assurance-vie et de capitalisation, des plans et des contrats d’épargne logement (PEL et CEL) et des plans d’épargne populaire (PEP).

La date d’application

La contribution financière pour l’autonomie s’applique à compter de l’imposition des revenus de l’année 2025 sur les revenus du patrimoine et à compter de celle des revenus de 2026 sur les revenus de placement.

Application des taux de CSG
Les prélèvements sociaux sont composés de la contribution sociale généralisée (CSG) au taux de 9,2 %, de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) au taux de 0,5 % et d’un prélèvement de solidarité au taux de 7,5 %, soit un total de 17,2 %.
Sont soumis à la CSG au taux de 10,6 % (9,2 % + 1,4 %) Restent soumis à la CSG au taux de 9,2 %
– dividendes et distributions assimilées (actions…) ;
– produits de placement à revenu fixe (obligations, comptes à terme, livrets fiscalisés…) ;
– plus-values de cession de titres et d’actifs numériques (crypto, NFT) ;
– prestations des PER*.
– revenus fonciers ;
– plus-values immobilières ;
– intérêts et primes des CEL et des PEL* ;
– produits des contrats d’assurance-vie et de capitalisation ;
– produits, rentes viagères et primes des PEP.
* Sous conditions.

Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, JO du 31

Article publié le 20 mars 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : m.mphoto – stock.adobe.com