AI Overviews réinvente Google

Depuis le 22 juillet 2026, AI Overviews, la fonctionnalité de résumé de Google, est effective en France.

Déjà disponible dans plus de 120 pays étrangers, AI Overviews est arrivé en France. Cet outil transforme les résultats du moteur le plus utilisé du monde en résumés sourcés. Une nouvelle fonctionnalité qui va changer les pratiques des utilisateurs, mais aussi celles des éditeurs de sites web et de contenus.

Gemini à la manœuvre

Derrière AI Overviews se cache l’IA maison, Gemini. Concrètement, lorsqu’une recherche est lancée sur Google, cette IA analyse les contenus des pages retenues dans les résultats pour en faire un résumé. L’idée étant de faire gagner du temps à l’utilisateur, tout en lui permettant d’approfondir le sujet en proposant des liens vers les contenus sourcés. Sachant, en outre, qu’AI Overviews n’apparaît pas pour toutes les requêtes, mais seulement lorsque les systèmes de Google estiment qu’elle peut apporter un avantage supplémentaire. Les recherches locales ne seront donc pas concernées (trouver un restaurant ou un autre professionnel dans une ville, par exemple).Doté de cette nouvelle fonctionnalité, Google ne se transforme pas en IA (Gemini existe déjà), mais intègre sa puissance de synthèse et son mode conversationnel, avec l’objectif de réunir le meilleur des deux mondes. En ligne de mire : maintenir son leadership dans la recherche en ligne en offrant tous les modes de recherche possibles et, dans le même temps, préserver son modèle économique basé sur la publicité, mais aussi sur le référencement payant.

Une visibilité à repenser

AI Overviews ne se contente pas de résumer les pages qui s’affichent dans la première page de résultats de Google. Elle s’intéresse aussi aux contenus de pages moins bien classées dès lors qu’ils répondent mieux à la question. Si elle reste indispensable pour assurer la visibilité de son site, l’approche de référencement SEO doit donc être complétée par un travail d’optimisation pour les IA (Generative Engine Optimization : GEO). C’est la seule solution pour continuer à exister dans les deux mondes.Pour répondre aux questions des internautes, AI Overviews, comme les autres interfaces de recherche générative, privilégie les contenus experts qui apportent une réponse claire et sont régulièrement mis à jour. En pratique, l’outil favorise les contenus bien structurés, sourcés, signés et rédigés dans un langage simple. Les formats les plus susceptibles d’être repris sont ceux qui vont droit au but : définitions, modes d’emploi, FAQ, comparatifs ou synthèses.À l’inverse, les pages trop promotionnelles, peu structurées ou trop vagues ont moins de chances d’être sélectionnées. Pour les éditeurs de sites, l’enjeu n’est donc plus seulement d’apparaître en bonne position dans les résultats classiques, mais de produire des contenus « citation-ready », pensés pour être compris, extraits et réutilisés par les systèmes d’IA de Google. C’est tout l’objet du GEO.

Les enseignements américains

Déployé dès 2024 aux États-Unis, AI Overviews a déjà commencé a transformé le paysage de la recherche et l’économie du trafic internet. En plaçant un résumé en tête des résultats, l’outil a modifié les comportements de clic. Les données collectées par plusieurs agences SEO et cabinets d’analyse américains (BrightEdge, Conductor, Seer Interactive) permettent de mesurer les premiers impacts à l’échelle des États-Unis. Tout d’abord, on note que sur Google, les résumés s’affichent, désormais, dans presque 50 % des requêtes et quasiment dans la totalité de celles formulées en question directe de type : « qui, quoi, comment ? ».En outre, en présence d’un résumé, dans plus de 60 % des cas, l’internaute n’effectue aucun clic et se contente de l’information fournie par AI Overviews. Conséquence : le taux de clic des premiers résultats des pages de recherche de Google est passée, en quelques mois, de 30 % à moins de 20 %.Autre information notable : entre 60 % et 80 % des liens cités au sein des résumés d’AI Overviews proviennent de pages qui ne figuraient pas dans le top 10 des résultats de recherches classiques pour la même requête, la primeur étant désormais donnée non plus aux contenus les plus « connus », mais aux plus experts, sourcés et pertinents.

Article publié le 20 août 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : PixieMe – stock.adobe.com

Résultats des contrôles des ondes émises par les mobiles en 2025

Comme tous les ans, l’Agence nationale des fréquences (ANFR) contrôle les terminaux mobiles existant sur le marché. Objectif : vérifier qu’ils respectent les limites réglementaires européennes prévues. Elle vient de publier ses résultats pour 2025.

Pour l’année 2025, 80 équipements ont été contrôlés par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), dont 73 téléphones mobiles. L’organisme vérifie à la fois le respect des obligations administratives (marquage CE, constitution du dossier de conformité) et des mesures de DAS, c’est-à-dire la quantité d’énergie des ondes électromagnétiques absorbées par le corps lors de l’usage d’un téléphone mobile. Sachant que l’Europe a fixé des limites réglementaires à 2 W/kg pour le DAS tête et tronc, et à 4 W/kg pour le DAS membre.

17 modèles ont fait l’objet de mesures correctives

Plusieurs situations de non-conformité ont été relevées. 9 terminaux présentaient un dépassement des valeurs limites réglementaires de DAS, dont 8 pour le DAS membre et 1 pour le DAS tête. 8 terminaux n’avaient pas respecté leurs obligations administratives, notamment des insuffisances de marquage CE, absences ou incomplétudes de dossier technique. 17 modèles ont donc fait l’objet de mesures correctives, dont certains ont été retirés du marché.L’ensemble des résultats de mesures de DAS est accessible via la plate-forme opendata de l’Agence.Pour en savoir plus : https://data.anfr.fr/

Article publié le 20 août 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : Alisa siangjam – stock.adobe.com

Dernière phase d’exploitation pour la 2G

Avec la montée en puissance de la 4G et de la 5G, les opérateurs entament une diminution progressive des réseaux mobiles de deuxième génération (2G). L’ANFR a recensé leur évolution.

Selon l’ANFR, au 1er mai 2026, la France comptait 72 187 sites mobiles autorisés toutes générations confondues, dont 71 982 sites 4G et 55 049 sites 5G autorisés, mais aussi encore 38 181 sites 2G en service. Afin de moderniser les infrastructures et de développer des services plus performants, les opérateurs vont progressivement mettre fin au réseau mobile 2G. Orange a lancé ainsi l’extinction progressive de son réseau 2G en commençant par des communes du Sud-Ouest. Cette première étape lui permet de tester la transition avant de l’étendre aux départements voisins, puis à l’ensemble du territoire national.

Une réduction progressive

Bouygues Telecom, de son côté, réduit lui aussi progressivement son réseau 2G, en ciblant notamment les grandes agglomérations. En avril, plusieurs antennes ont ainsi été désactivées à Toulouse, à Rennes, à Marseille, à Lyon et à Paris. À ce stade, SFR n’a pas encore engagé de réduction significative de son réseau 2G. Seules quelques antennes ont été désactivées. Chaque opérateur poursuit donc sa propre stratégie, mais ces premières actions confirment que la fin de la 2G est désormais proche.

Article publié le 21 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : alex_photohub – stock.adobe.com

Centres de données : des émissions de CO2 en forte hausse

Une récente étude révèle que les émissions des centres de données ont atteint 286 millions de tonnes de CO2 en 2025, soit 57 % de plus que les évaluations antérieures.

Dédiés au stockage des données et à l’interconnexion des réseaux télécoms, les centres de données (datacenters) sont aujourd’hui indispensables pour les nouveaux usages liés à l’intelligence artificielle (IA) qui se multiplient. Selon une étude d’Allianz Trade, cette dernière représente déjà 15 % à 20 % de la consommation électrique des datacenters. Elle pourrait grimper jusqu’à 40 % et entraîner une émission de 643 millions de tonnes de CO2 par an d’ici 2030.

Des variations selon l’origine de l’électricité

Cette empreinte carbone varie selon les pays et l’origine de l’électricité utilisée, par exemple 600 gCO2/kWh en Inde contre moins de 30 g en Norvège ou en Suède. La France se situe à 41 gCO2/kWh, alors que l’Allemagne atteint 329 gCO2/kWh compte tenu de l’usage encore élevé du charbon dans sa production.Côté hydrique, les besoins augmentent aussi fortement. Toujours selon l’étude d’Allianz Trade, les centres de données auraient consommé environ 814 milliards de litres d’eau dans le monde en 2025 et pourraient avoisiner les 1 800 milliards de litres à la fin de la décennie.

Article publié le 20 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : GoAerials – stock.adobe.com

Impact de l’intelligence artificielle sur les DPO

Chargé de mettre en œuvre la conformité des pratiques au règlement européen sur la protection des données au sein de son entreprise, le délégué à la protection des données (DPO) voit son rôle bousculé par l’intégration de l’IA dans les pratiques professionnelles.

Une étude lancée par l’AFCDP* et la CNIL en 2025, intitulée « les DPO à l’heure de l’IA », s’est penchée sur la fonction de DPO et sur ses perspectives d’évolution, comte tenu notamment de l’utilisation de l’intelligence artificielle et de l’application du règlement européen IA (RIA). Elle révèle d’abord que les DPO ont des profils très diversifiés, que ce soit en termes d’expériences, de domaine d’origine, de ressources ou de temps consacré à la fonction et selon la taille de la structure dans laquelle ils travaillent. 79 % des DPO exercent leur fonction en tant que DPO internes et 54 % sont issus d’autres domaines d’expertise que le juridique et l’informatique.

Peu de DPO ont suivi une formation spécifique sur l’IA

Concernant l’IA, 70 % des entreprises sondées utilisent ou prévoient d’utiliser l’IA. À ce titre, plus de la moitié des DPO indiquent être souvent ou systématiquement associés aux projets IA. 31 % précisent avoir commencé à se préparer à l’entrée en application du règlement IA, mais 27 % seulement déclarent disposer d’un bon niveau de connaissance du texte et 85 % ne pas encore avoir suivi de formation spécifique sur l’IA.La CNIL indique qu’elle poursuivra son rôle d’accompagnement des DPO en continuant à développer des outils et des ressources pratiques.Pour consulter l’étude : www.cnil.fr
* Association française des correspondants à la protection des données

Article publié le 15 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : ale studio – stock.adobe.com

La MalletteCyber Pro pour sensibiliser les entreprises aux cyberattaques

Le site Cybermalveillance.gouv.fr, en partenariat avec le CNOEC, lance la MalletteCyber Pro, un outil pédagogique gratuit pour aider les TPE-PME à mieux se protéger face aux cyberattaques.

Parfois moins bien informées et moins bien protégées, les TPE-PME sont souvent des cibles de choix pour les cybercriminels. Pour leur permettre de mieux se préparer face aux cyberrisques, Cybermalveillance.gouv.fr, en sa qualité de dispositif national d’assistance et de prévention cyber, leur propose un nouvel accompagnement : la MalletteCyber Pro. Cet outil permet de sensibiliser les TPE-PME de façon ludique et pédagogique pour qu’elles adoptent de bons réflexes et ancrent durablement les bonnes pratiques dans leur structure.

Une appropriation ludique des risques et des solutions

La mallette comprend un livret pédagogique avec des fiches réflexes et pratiques, une affiche synthétisant les menaces courantes et les bonnes pratiques, un jeu de cartes pour une appropriation ludique des risques et des solutions, et une infographie résumant les bons réflexes à adopter, le tout en version imprimable par soi-même ou en version pour imprimeur. Elle est téléchargeable gratuitement sur Cybermalveillance.gouv.fr en licence ouverte (licence Etalab 2.0). Pour en savoir plus : www.cybermalveillance.gouv.fr

Article publié le 09 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : 7IMJAGO

Six cas d’usage dans lesquels l’IA peut aider les entreprises

Pour inciter les entreprises à intégrer l’intelligence artificielle dans leur fonctionnement, le site gouvernemental France Num présente six cas d’usage qui répondent à des problématiques concrètes quotidiennes.

Pour certaines entreprises, notamment les plus petites, l’intelligence artificielle (IA) paraît encore complexe à mettre en œuvre. Elles pensent qu’elle est réservée aux grandes entreprises ou aux spécialistes du numérique. Pourtant, les dirigeants qui l’utilisent d’ores et déjà en retirent de grands bénéfices, quels que soient la taille de leur entreprise et leur secteur d’activité, notamment pour répondre à des problématiques très concrètes de leur quotidien. Pour aider toutes les entreprises à mieux comprendre quels avantages elles peuvent retirer de l’IA, France Num s’est basée sur des retours d’expérience d’entreprises françaises pour identifier six grands cas d’usage intéressants.

Gagner du temps sur les tâches administratives

Parmi les situations présentées, France Num explique comment l’IA peut aider à produire certains contenus plus facilement, qu’il s’agisse de publications, de réponses aux avis clients… ou encore comment gagner du temps sur les tâches administratives, comme les devis, les appels d’offres, les rapports techniques, les courriers, les relances… Pour chaque cas d’usage, un renvoi est fait vers une fiche détaillée qui comporte des conseils et des ressources pour bien démarrer et des témoignages inspirants.

Pour en savoir plus : www.francenum.gouv.fr

Article publié le 09 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : theshooter – stock.adobe.com

Sécurité des données : des règles pour protéger son activité

Si le numérique offre des opportunités pour développer son entreprise, il peut également être source de risques pour la sécurité des données. La CNIL propose une fiche pour faire le point sur les recommandations incontournables à adopter.

Quels que soient leur taille et leur secteur d’activité, toutes les entreprises peuvent être victimes de risques liés à l’usage du numérique. Mais ces risques sont particulièrement prégnants dans les TPE/PME, lesquelles manquent souvent de moyens humains et matériels pour mettre en place des mesures de sécurité adéquates et peuvent parfois méconnaître les obligations légales en la matière et les interlocuteurs à solliciter. Elles sont également plus souvent la cible des cybercriminels, qui choisissent de préférence les attaques les plus simples à mettre en œuvre.

Adopter un gestionnaire de mots de passe

Pour aider les entreprises à anticiper ces risques, plusieurs actions, que la CNIL a listées dans une fiche, sont à mettre en place. Ces actions sont de nature à réduire les menaces sans générer un coût trop important ou demander de connaissances techniques. Elles consistent, par exemple, à adopter un gestionnaire de mots de passe, à installer des applications uniquement depuis les sites officiels ou encore à effectuer des sauvegardes, dont une « hors de la société », avec des tests de restauration régulièrement. La CNIL rappelle également qu’un diagnostic peut être demandé, gratuitement, à partir du site MesServices.cyber.gouv.fr.

Pour en savoir plus : www.cnil.fr

Article publié le 08 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : 7IMJAGO

Tarification des IA : c’est quoi les tokens ?

Unité de mesure des services des IA, le token n’est pas défini de la même façon par tous les fournisseurs et son tarif change régulièrement. Une situation qui complique la vie des entreprises utilisatrices.

Depuis l’explosion des intelligences artificielles génératives en 2022, et leur intégration progressive dans les outils du quotidien, les entreprises de toutes tailles se tournent de plus en plus vers ces technologies pour optimiser leur fonctionnement. Et demain, le recours devrait être encore plus massif, certain estimant qu’à terme les entreprises consommeront de l’IA comme aujourd’hui elles consomment de l’énergie. Une tendance qui pose la question de la tarification des services des IA et donc celle des fameux tokens.

Qu’est-ce qu’un token ?

En intelligence artificielle, et plus spécifiquement dans le traitement du langage naturel (TLN), un token est la plus petite unité de texte qu’un modèle peut comprendre et manipuler. Ce n’est pas toujours une lettre ni un mot entier, et, pour couronner le tout, toutes les IA n’en ont pas la même définition. La « tokenisation », quant à elle, est le processus par lequel un texte est découpé en un certain nombre de ces unités. Sur ce point, les modèles d’IA modernes, comme ceux d’OpenAI, Google ou Anthropic, emploient des méthodes basées sur la tokenisation par sous-mots. Cela signifie qu’un mot comme « indéchiffrable », par exemple, pourrait être scindé en plusieurs tokens (« in », « déchiff », « rable ») par certains de ces modèles. Pourquoi cette granularité ? Elle permet aux IA de mieux gérer les mots qu’elles n’ont jamais rencontrés lors de leur entraînement (mots rares, néologismes), de réduire le volume de leur vocabulaire interne, et de s’adapter à des langues ayant des structures de mots différentes. Le revers de la médaille, c’est qu’une même phrase peut générer un nombre de tokens légèrement différent d’un modèle à l’autre, compliquant la comparaison tarifaire entre les IA. Sans parler du fait que certains fournisseurs, comme Google, ont décidé d’opter pour une facturation au nombre de caractères, rendant toute analyse comparative encore plus ardue.

Comment sont-ils tarifés ?

Le lien entre les tokens et le coût des services d’IA est direct. Les fournisseurs ont besoin d’une métrique quantifiable pour mesurer l’utilisation de leurs modèles et facturer en conséquence. Les tokens sont cette métrique. La facturation repose généralement sur deux types de tokens :
• Les tokens d’entrée (input tokens) : ce sont ceux que vous envoyez au modèle, c’est-à-dire votre requête, votre question ou le texte que l’IA doit analyser. Si vous demandez « Rédige une note de synthèse sur la réunion d’hier », le nombre de tokens dans cette phrase constitue vos tokens d’entrée.• Les tokens de sortie (output tokens) : ce sont les tokens générés par le modèle en réponse à votre demande. La note de synthèse produite sera mesurée en tokens de sortie. Il est courant que le coût par token de sortie soit légèrement supérieur à celui des tokens d’entrée. La raison est simple : la génération de texte est souvent plus gourmande en ressources de calcul que la simple analyse du texte d’entrée. Les prix varient considérablement d’un fournisseur à l’autre et d’un modèle à l’autre. Les modèles les plus performants et les plus récents (comme GPT-4 ou Claude 3 Opus) sont naturellement plus chers au token que leurs prédécesseurs ou leurs homologues plus petits et plus rapides (comme GPT-3.5 Turbo ou Claude 3 Haiku). Cette variabilité est aussi influencée par la « fenêtre de contexte » du modèle, c’est-à-dire le nombre maximal de tokens qu’il peut traiter simultanément. Une fenêtre plus large permet de gérer des documents plus longs, mais peut entraîner un coût supérieur. Le tableau comparatif suivant permet d’avoir une idée plus précise des tarifs pratiquées par ChatGPT, Gemini (Google), Claude et Mistral.

Tableau comparatif des prix pour les principaux modèles d’IA (par 1 000 unités en centimes d’euros)
Fournisseur – Modèle Prix d’entrée Prix de sortie Unité de mesure
OpenAI -GPT-4o 0,46 cts 1,38 cts Token
Google -Gemini 1.5 Pro 0,0115 cts 0,0345 cts Caractère
Anthropic -Claude 3 Opus 1,38 cts 6,90 cts Token
Mistral AI -Mistral Large 0,74 cts 2,21 cts Token
Note : ces prix sont des estimations converties en euros pour 1 000 tokens (fin juin 2026). Attention, encore une fois, Google ne facture pas en tokens mais en caractères.

Des entreprises dépendantes

Aujourd’hui, il n’existe pas de contrat garantissant des prix fixes et inchangés sur des période de plus d’un an. Les fournisseurs justifient cette flexibilité par l’innovation constante du secteur, la fluctuation des coûts des ressources (processeurs, énergie) et la nécessité de s’adapter rapidement au marché. Cette situation crée une incertitude budgétaire non négligeable. Une entreprise qui intègre une IA dans son processus critique (par exemple, un support client automatisé ou un outil de rédaction de fiches produits) se retrouve à la merci d’éventuelles augmentations tarifaires décidées unilatéralement par le fournisseur. Certes, les très grandes entreprises peuvent négocier des contrats sur mesure, incluant des tarifs préférentiels, des crédits d’utilisation ou des paliers de consommation garantis. Mais ces contrats « grand comptes », s’ils peuvent offrir une certaine stabilité, sont l’exception et ne concernent pas la majorité des PME et des TPE. De plus, même ces contrats n’offrent que rarement une garantie absolue contre toute fluctuation. Les fournisseurs s’engagent tout au plus à respecter un préavis (souvent 30, 60 ou 90 jours) avant toute modification tarifaire significative, laissant aux clients « le temps » de s’adapter ou de chercher des alternatives. Cette dépendance progressive, combinée à l’imprévisibilité des coûts sur le long terme, doit inciter les entreprises à effectuer une veille constante. Elles doivent non seulement régulièrement évaluer les performances des différentes IA, mais aussi surveiller de près leurs modèles de tarification pour ne pas se retrouver dans une trop grande situation d’incertitude tarifaire. Reste à espérer que l’émergence de modèles open source performants, ou la possibilité d’héberger des modèles en interne, pourra, à terme, offrir des voies de diversification pour réduire cette dépendance et mieux maîtriser les budgets et la durée de vie des modèles économiques.

Article publié le 06 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR

Renforcement du plan national « Osez l’IA »

Destiné à sensibiliser les entreprises françaises à l’intelligence artificielle et à les accompagner dans son utilisation concrète, le plan national « Osez l’IA » va être renforcé par différentes actions.

Pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises via l’utilisation de l’IA, le gouvernement avait lancé le plan « Osez l’IA » en juillet 2025, avec pour objectif un taux de diffusion de l’IA, à horizon 2030, de 100 % dans les grandes entreprises, 80 % dans les PME et les ETI, et 50 % dans les TPE. Pour accélérer la marche vers l’atteinte de ces objectifs, plusieurs mesures ont été ajoutées au plan initial. Ainsi, le réseau des « Ambassadeurs IA » va, par exemple, s’agrandir, avec 45 nouveaux ambassadeurs qui vont venir renforcer les régions métropolitaines et intégrer les Outre-mer, ce qui portera le nombre total d’ambassadeurs à 615, répartis dans 20 régions et collectivités, couvrant 13 secteurs d’activité.

S’inspirer des bonnes pratiques

Et pour permettre aux entreprises d’identifier des cas d’usages adaptés à leur situation et de s’inspirer de ces bonnes pratiques, une plate-forme « Accélérez avec l’IA » vient d’être créée. Deux dispositifs d’accompagnement, cofinancés par le plan « France 2030 », sont également lancés :- les « Diagnostics Data IA » permettant d’identifier et d’exploiter le potentiel de l’IA au sein d’une entreprise grâce à l’intervention d’un expert ;- les « Accélérateurs IA », des accompagnements individuels d’entreprises sur mesure, pendant 18 mois.

Pour en savoir plus : www.economie.gouv.fr

Article publié le 02 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : Le – stock.adobe.com