Le compte d’engagement citoyen permet aux bénévoles associatifs de cumuler des droits à formation en contrepartie de leur engagement.
Novembre 2025 – semaine 45
Article publié le 02 novembre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR
Le compte d’engagement citoyen permet aux bénévoles associatifs de cumuler des droits à formation en contrepartie de leur engagement.
Novembre 2025 – semaine 45
Article publié le 02 novembre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR
Dans le cadre de la consultation du comité social et économique sur le reclassement d’un salarié inapte à occuper son emploi, les membres titulaires absents doivent être remplacés. À défaut, cette consultation est irrégulière et le licenciement du salarié sans cause réelle et sérieuse.
Lorsqu’un salarié est reconnu inapte à occuper son emploi par le médecin du travail, son employeur doit, en principe, rechercher un poste de reclassement adapté à ses capacités. En l’absence d’un tel poste ou en cas de refus des offres de reclassement par le salarié, ce dernier peut être licencié pour inaptitude. Mais encore faut-il, lorsqu’il existe, que le comité social et économique (CSE) de l’entreprise ait été préalablement et régulièrement consulté sur le reclassement du salarié concerné. Sinon, le licenciement prononcé est, pour les juges, sans cause réelle et sérieuse.
Précision : l’obligation de consulter le CSE s’impose à l’employeur même en l’absence de poste de reclassement disponible et quelle que soit la cause de l’inaptitude du salarié (d’origine professionnelle ou non).
Un salarié employé en tant que technicien et atteint d’une maladie professionnelle avait été reconnu inapte à occuper son emploi par le médecin du travail. Ne disposant d’aucun poste de reclassement disponible, son employeur avait, après avoir consulté le CSE de l’entreprise, licencié le salarié pour inaptitude. Un licenciement que le salarié avait contesté en justice au motif qu’un seul des deux membres de la délégation du personnel au CSE avait émis un avis sur son reclassement. Et pour cause, le second membre titulaire du CSE, en congé lors de la réunion du comité, n’avait pas été remplacé.Saisie du litige, la Cour de cassation a tout d’abord rappelé que le membre titulaire du CSE qui est absent doit être remplacé par un membre suppléant. Un suppléant qui devient alors titulaire jusqu’au retour de celui qu’il remplace. Elle a ensuite constaté que seul un des deux membres titulaires du CSE avait rendu un avis sur le reclassement du salarié puisque le titulaire absent n’avait pas été remplacé. Elle en a conclu que la consultation du CSE était irrégulière et donc que le licenciement du salarié était sans cause réelle et sérieuse.
Conséquence : l’absence de cause réelle et sérieuse du licenciement donne lieu au versement au salarié d’une indemnité fixée, dans cette affaire, à 42 000 € (montant établi compte tenu, notamment, de la rémunération du salarié, de son ancienneté et de ses chances de retrouver un emploi).
Article publié le 02 novembre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR
Je me suis rendu compte que j’avais oublié d’indiquer une partie de la TVA déductible sur la déclaration de TVA de mon entreprise de juin 2024. Comment puis-je réparer cette erreur ?
Pour récupérer cette TVA, vous n’avez pas besoin de présenter une réclamation fiscale. Il vous suffit de la mentionner sur la prochaine déclaration CA3 de votre entreprise (ligne 21). Mais attention, vous pouvez corriger votre erreur seulement jusqu’au 31 décembre de la 2
Article publié le 30 octobre 2026 – © Les Echos Publishing 2026
Les têtes de réseau associatives et les associations qui en sont membres peuvent répondre à une enquête visant notamment à mieux appréhender leur rôle dans le monde associatif.
Le Mouvement associatif, en collaboration avec l’Université Paris Dauphine-PSL, a récemment mis en ligne une enquête ouverte aux têtes de réseau associatives (fédérations, unions, coordinations, collectifs, mouvements…), ainsi qu’aux associations qui en sont membres. L’objectif étant « de mieux comprendre les réalités et les transformations des têtes de réseau pour éclairer les réflexions sur leur place et leur rôle dans le paysage associatif ».Les têtes de réseau, définies comme « l’ensemble des structures qui organisent et fédèrent collectivement des associations », peuvent y répondre quels que soient leur périmètre d’intervention géographique (international, national, régional…) ou leur degré de structuration.Cette enquête, la seconde depuis 2023, s’intéresse notamment :
– aux fonctions exercées par ces têtes de réseau (plaidoyer, mise en réseau et animation, pilotage de projets, accompagnement personnalisé…) et à leurs évolutions ;
– à leurs relations avec les pouvoirs publics ;
– à leurs modèles de financement (cotisations des adhérents, dons, subventions publiques, recettes d’activités…) ;
– à leurs partenariats avec des acteurs privés (mécénat, parrainage, partenaire opérationnel sur des projets ciblés…) ;
– et aux défis qu’elles rencontrent (lourdeurs des charges administratives, difficultés dans le renouvellement des bénévoles, remise en cause des financements…).
En pratique : l’enquête, d’une dizaine de minutes est disponible sur le site de l’Université Paris Dauphine-PSL.
Article publié le 29 octobre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR
Les infirmiers en pratique avancée travaillant dans des communautés professionnelles territoriales de santé situées dans l’Hérault, dans le Loiret, en Martinique, à Mayotte, dans le Val-d’Oise et dans l’Yonne peuvent participer à l’expérimentation leur permettant de prendre en charge directement des patients.
La loi du 19 mai 2023 portant amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé avait prévu une expérimentation permettant aux infirmiers en pratique avancée œuvrant dans des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) de prendre en charge directement les patients. Le décret fixant les modalités de sa mise en œuvre vient d’être récemment publié.Ainsi, cette expérimentation est instaurée à compter du 1
En pratique : cette déclaration devra être effectuée via le téléservice dédié qui sera bientôt disponible sur le site demarche.numerique.gouv.fr.
Les infirmiers en pratique avancée prennent en charge directement les patients avec, si besoin, une réorientation vers leur médecin traitant, vers un médecin impliqué dans leur prise en charge ou exerçant dans la CPTS, ou, en cas d’impossibilité, vers tout autre médecin.Ils doivent, à l’issue de la consultation, établir un compte-rendu des soins qu’ils ont réalisés et le transmettre au médecin traitant du patient (ou au médecin impliqué dans sa prise en charge ou exerçant dans la CPTS) par « tout moyen garantissant la confidentialité des échanges et la sécurisation des données transmises ». Un compte-rendu qui doit être reporté dans le dossier médical partagé du patient ou, à défaut, son dossier informatisé.Art. 1, loi n° 2023-379 du 19 mai 2023, JO du 20Décret n° 2026-985 du 23 octobre 2026, JO du 24Arrêté du 23 octobre 2026, JO du 24
Article publié le 28 octobre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR
L’association Recherches & Solidarités vient de dévoiler la 24 édition de sa publication « La France associative en mouvement ». On y apprend notamment qu’en 2025, la France comptait entre 1,55 et 1,65 million d’associations actives, dont près de 90 % ne fonctionnaient qu’avec des bénévoles.
Plus de 83 400 associations ont été créées entre le 1er juillet 2025 et le 30 juin 2026.
La crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, marquée par de nombreuses semaines de confinement à compter de mars 2020, avait entraîné une très forte diminution du nombre de créations d’associations. Ainsi, alors que depuis 2014, plus de 71 000 associations voyaient le jour chaque année, seulement 65 014 associations avaient été créées entre le 1er juillet 2019 et le 30 juin 2020, et 65 268 entre le 1er juillet 2020 et le 30 juin 2021. À compter du second semestre 2021, le nombre d’associations créées était reparti doucement à la hausse, avec 66 487 nouvelles structures sur la période 2021-2022. Un élan qui s’était confirmé avec 71 128 créations sur la période 2022-2023 et 73 120 sur la période 2023-2024 pour atteindre, sur la période 2024-2025, un niveau jamais égalé depuis 2015, de 74 330 nouvelles associations. Enfin, cette dernière année marque un record inédit de créations d’associations avec 83 430 nouvelles structures qui sont apparues entre le 1er juillet 2025 et le 30 juin 2026.
À noter : côté secteurs, sur les 3 dernières années un quart des nouvelles associations ont été créées dans les domaines de la culture et de la pratique d’activités artistiques et culturelles (25,5 % des créations). Suivent les associations proposant des activités sportives et de plein air (16,9 %), les clubs de loisirs (8,6 %), les associations d’entraide (8,2 %) et les associations œuvrant pour l’éducation et la formation (5,4 %).
En 2025, le secteur associatif employait 1,925 million de salariés dans 153 270 établissements.
Après une diminution en 2020 lors de la crise sanitaire due à l’épidémie de Covid-19, le nombre d’associations employeuses, ainsi que leurs effectifs salariés étaient repartis à la hausse à compter de 2021. Après une légère baisse en 2024 (-0,3 %), le nombre d’établissements employeurs a légèrement progressé l’année dernière (+0,2 %), pour atteindre 153 270 structures. Quant à leurs effectifs, qui avaient augmenté de 1 % en 2024, ils ont faiblement reculé (-0,2 %) en 2025 pour s’établir à 1 925 720 salariés.
Précision : sachant que 38 % des salariés des associations travaillent à temps partiel, le nombre d’équivalents temps plein est estimé entre 1 560 000 et 1 580 000.
En 2025, les associations faisaient travailler 9 % des salariés de l’ensemble du secteur privé, soit presque autant que le secteur du commerce de détail (9,3 %) et plus que les secteurs de la construction (7,8 %) ou des transports (7,4 %). Le secteur associatif disposait d’un quasi-monopole dans plusieurs secteurs qui sont peu investis par le secteur lucratif :
– l’hébergement social pour toxicomanes (91,7 % des effectifs du secteur privé) ;
– l’hébergement social pour adultes et familles en difficulté (90,9 %) ;
– l’hébergement social pour personnes handicapées physiques (89,9 %) ;
– l’accueil et l’accompagnement d’enfants handicapés (89,6 %) ;
– l’accueil et l’accompagnement d’enfants et d’adolescents (89,6 %) ;
– l’aide par le travail (89,5 %). Dans les autres activités, les salariés des associations comptaient, en 2025, pour 66 % des effectifs du secteur privé dans le sport et 53 % dans l’enseignement.
À noter : la part des salariés associatifs dans le secteur de l’accueil des jeunes enfants connaît, depuis plusieurs années, un recul important au profit des entreprises commerciales (de 46 % en 2018 à 33,8 % en 2025). Il en est de même pour l’aide à domicile (de 63 % en 2018 à 51,1 % en 2025).
Enfin, la majorité des employeurs associatifs relevaient du domaine sportif, avec 27 250 établissements (17,78 % des établissements). Venaient ensuite l’action sociale sans hébergement (22 340 établissements, soit 14,57 %), les activités culturelles (20 520 établissements, soit 13,39 %), l’enseignement (17 310 établissements, soit 11,3 %) et l’hébergement médico-social (10 450 établissements, soit 6,82 %).
À noter : le secteur sanitaire et social représentait près de 25 % des établissements employeurs mais plus de la moitié (56,8 %) des effectifs salariés associatifs avec l’action sociale sans hébergement (29,4 % des salariés associatifs), l’hébergement médico-social (19,6 %) et les activités humaines pour la santé (7,8 %).
L’année dernière, presque les deux tiers (63 %) des établissements associatifs occupaient jusqu’à 5 salariés (48 % moins de 3 et 15 % entre 3 et 5). Un peu moins du tiers (31 %) des établissements employait entre 6 et 49 salariés (9 % de 6 à 9 salariés, 12 % de 10 à 19 et 10 % de 20 à 49).Et ils n’étaient plus que 4 % à compter entre 50 et 99 salariés, soit environ 6 130 établissements, et 2 % à employer au moins 100 salariés, soit environ 3 065 établissements. Ces « grosses » associations étant surtout présentes dans le secteur sanitaire et social.
À savoir : les établissements comptant au moins 50 salariés représentaient 6 % des employeurs, mais 46 % des salariés et 47 % de la masse salariale.
L’année dernière, les établissements associatifs employaient, en moyenne, 12,6 salariés. Ce nombre variait toutefois énormément selon l’activité de l’association. Ainsi, on comptait 36,1 salariés par établissement pour l’hébergement médico-social, 30,4 pour les activités humaines pour la santé, 25,3 pour les activités liées à l’emploi, 25,4 pour l’action sociale sans hébergement et 13,4 pour l’enseignement. Un chiffre qui tombait à seulement 3,8 salariés par établissement dans les associations sportives et à 2,5 dans celles ayant une activité culturelle.
En 2025, la masse salariale des associations employeuses a continué à progresser pour s’établir à 51,39 Md€. Un montant en hausse de 1,6 % par rapport à 2024. Pour l’ensemble du secteur associatif, le salaire annuel moyen s’établissait à 26 690 €. Les rémunérations les plus élevées étaient versées par les organisations patronales et consulaires (46 220 €), suivies des associations œuvrant dans la recherche et le développement scientifique (43 250 €), des organisations politiques (41 550 €) et des associations œuvrant dans les activités humaines liées à la santé (40 530 €). Les salaires les moins importants se retrouvaient dans l’action sociale sans hébergement (22 220 €), dans les activités liées à l’emploi (20 200 €), dans les associations sportives (17 990 €), dans l’agriculture, l’élevage, la chasse et la pêche (17 900 €) et dans les associations récréatives et de loisirs (17 660 €).
En 2025, les associations employaient 52 990 apprentis. Un nombre en très léger recul (-0,6 %) après le record marqué en 2024 de 53 330 apprentis. Un repli qui s’explique notamment par la diminution du montant de l’aide à l’embauche accordée aux employeurs. Les associations sportives faisaient travailler 28 % des apprentis du secteur associatif, l’action sociale sans hébergement 13 % et l’hébergement médico-social 12 %.
Article publié le 28 octobre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR
Pour clôturer l’événement du Cybermois d’octobre, le Campus Cyber et l’Innovation Makers Alliance (IMA) proposent une journée de débats et de tables rondes dans le cadre d’un nouvel événement, les « Territoires numériques ».
Chaque année du 1er au 31 octobre, le Cybermois propose de sensibiliser et d’aider les citoyens, les entreprises, les associations et les collectivités à mieux se protéger contre les cybermenaces. Cette année, un nouvel événement clôturera ce cybermois. Ainsi, la journée « Territoires numériques » réunira élus, collectivités, institutions publiques, entreprises, acteurs de la cybersécurité et de l’innovation pour échanger sur l’adoption de l’intelligence artificielle par les territoires, renforcer la cyber-résilience et favoriser une plus grande maîtrise des infrastructures, des outils et des données.
Au programme de cette journée : retours d’expérience, cas d’usage, tables rondes, ateliers et séquences institutionnelles. L’objectif étant de présenter des initiatives déjà opérationnelles en matière d’IA générative, d’IA agentique, de souveraineté technologique, d’open source, de cloud et de cybersécurité, dont les enseignements pourront directement bénéficier aux collectivités françaises. L’événement aura lieu le mercredi 4 novembre 2026 au Campus Cyber à Puteaux, de 9h à 17h30.
Pour en savoir plus : https://campuscyber.fr/
Article publié le 28 octobre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR
Les travailleurs de nuit des maisons d’accueil spécialisées soumises à la convention collective des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées du 15 mars 1966 ont droit à la compensation en repos accordée par l’article 5.2.1 de l’accord du 17 avril 2002 relatif au travail de nuit.
Les salariés travaillant de nuit dans des établissements accueillant des personnes handicapées bénéficient des compensations accordées par la convention collective des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées du 15 mars 1966 (CCN 66) et par l’accord de branche n° 2002-01 du 17 avril 2002 relatif au travail de nuit dans le secteur sanitaire, social et médico-social à but non lucratif. À ce titre, la Cour de cassation a dû récemment se prononcer sur l’articulation de ces compensations pour un infirmier travaillant de nuit dans une maison d’accueil spécialisée.
Dans cette affaire, l’infirmier bénéficiait de l’article 15 de l’annexe 10 relatif au travail de nuit en maison d’accueil spécialisée de la CCN 66 prévoyant que « les personnels de soins et d’animation travaillant de 21 heures à 6 heures du matin ont droit dans cette période à un repos égal à 1 heure, considéré comme temps de travail ».Or, devait-il, en supplément, se voir appliquer :
– l’article 5.1.1 de l’accord de branche n° 2002-01 selon lequel « dans les établissements et services soumis à des conventions collectives ou des accords collectifs prévoyant déjà des contreparties salariales au travail de nuit, un repos de compensation de 2 jours par an est octroyé aux travailleurs de nuit » ;
– ou son article 5.2.1 accordant, aux travailleurs de nuit des établissements et services non visés au 5.1, une compensation en repos de 7 % par heure de travail de nuit.Autrement dit, si l’article 15 de l’annexe 10 relatif au travail de nuit en maison d’accueil spécialisée accordait une contrepartie salariale, l’article 5.1.1 s’appliquait au salarié. Si non, l’article 5.2.1 s’appliquait.La Cour de cassation a considéré que cet article 15 n’instaurait pas une contrepartie salariale au travail de nuit mais seulement un temps de repos rémunéré (sans majoration de salaire). Dès lors, l’article 5.2.1 de l’accord n° 2002-01 devait être appliqué au salarié qui pouvait donc prétendre à la compensation en repos de 7 % par heure de travail de nuit.Cassation sociale, 14 octobre 2026, n° 25-18243
Article publié le 23 octobre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR
Le 1er janvier 2027, les entreprises se verront attribuer un nouveau code APE. Vous pouvez déjà le consulter et vérifier qu’il correspond bien à votre activité principale.
Vous ne le savez peut-être pas : le 1er janvier 2027, une nouvelle nomenclature d’activités française (NAF) entrera en vigueur. Établie à la suite de la mise à jour de la nomenclature des activités économiques dans l’Union européenne, avec laquelle elle partage la même structure, cette NAF nouvelle version (NAF 2025) remplacera donc celle en vigueur en France depuis 2007. Elle répond ainsi à l’émergence de nouvelles activités, en particulier dans le secteur du commerce, et de nouveaux services, notamment numériques. À l’inverse, certaines activités ont disparu, entraînant la disparition des codes APE qui s’y rapportent.
Rappel : la nomenclature d’activités française (NAF) sert principalement à faciliter l’organisation de l’information économique et sociale en permettant le classement des activités économiques. En référence à cette nomenclature, un code correspondant à l’activité principale exercée (le fameux code APE) est attribué par l’Insee à chaque entreprise et à chaque établissement inscrit au répertoire national d’identité des entreprises (le répertoire Sirene). Composé de 4 chiffres et d’1 lettre, il figure sur l’extrait Kbis de chaque entreprise et doit être mentionné sur les bulletins de salaire qu’elle émet.
En pratique, un nouveau code APE, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2027, sera donc attribué par l’Insee aux entreprises. Et attention, ce changement n’est pas anodin car le code APE est un élément d’identification important d’une entreprise. En effet, il permet notamment aux administrations fiscales et sociales de connaître l’activité d’une entreprise et d’identifier les règlementations et les formalités auxquelles elle est soumise ainsi que les dispositifs d’aides ou de subventions auxquels elle peut éventuellement prétendre. Il est utilisé dans de nombreuses démarches administratives. Un mauvais code peut donc entraîner des rejets de dossier injustifiés, des erreurs ou des blocages administratifs. Il est donc important pour les entreprises de vérifier que le nouveau code qui leur est attribué correspond bien à leur activité principale, en particulier lorsque celle-ci a évolué au fil du temps et que le code APE actuel ne correspond plus à la réalité de cette activité. Il peut arriver également que le code actuel corresponde à plusieurs nouveaux codes dans la nouvelle nomenclature.
En pratique : les entreprises peuvent d’ores et déjà prendre connaissance de leur nouveau code APE sur le site sirene.gouv.fr, en renseignant leur numéro SIREN, ce qui leur permet de procéder à cette vérification. Et si ce nouveau code ne correspond pas à l’activité principale de l’entreprise, celle-ci peut demander qu’il soit modifié. Cette demande, qui peut s’effectuer en ligne, nécessite de disposer d’un compte ProConnect. À défaut, un formulaire à remplir manuellement est proposé et doit être utilisé.
Article publié le 22 octobre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR
Publié pour la 6 année consécutive par la Direction générale des entreprises, le Baromètre France Num fait le point sur l’usage du numérique par les petites entreprises, ses effets de levier et les freins qui ralentissent son adoption. Retour sur les principaux enseignements de ce sondage.
Comme chaque année, la Direction générale des entreprises et le Crédoc publient le Baromètre France Num. Un sondage au cours duquel 9 655 dirigeants d’entreprises (dont 6 786 TPE et 2 869 PME) de moins de 250 salariés ont été interrogés sur la place des outils digitaux dans le fonctionnement de leur structure et, plus largement, sur leur perception du numérique.
À la question « le numérique représente-t-il un bénéfice réel pour votre entreprise ? », 71 % des chefs d’entreprise interrogés ont répondu par l’affirmative alors qu’ils étaient 78 % à le faire en 2025 et 79 % en 2024.Dans le détail, 36 % des chefs d’entreprise déclarent que grâce au numérique leur chiffre d’affaires a augmenté (31 % évoquent une hausse de leurs bénéfices). Il faut également noter une nouvelle montée de l’inquiétude face aux cyberattaques. La proportion des dirigeants de TPE-PME exprimant des craintes en matière de cybersécurité représente, cette année encore, plus d’1 sur 2 (53 %) contre 52 % en 2025 et 49 % en 2024 !
À savoir : face à ces menaces, 84 % des TPE-PME ont déployé des mesures de protection : 96 % disposent d’antivirus, 80 % de dispositifs de sauvegarde et 47 % de mécanismes d’authentification multi-facteurs. En outre, 52 % ont élevé leur niveau de protection des locaux et du matériel et 38 % ont conduit des campagnes de sensibilisation et de formation de leurs collaborateurs.
Assurer sa présence sur internet demeure un des objectifs majeurs de la digitalisation des TPE-PME. 83 % des dirigeants d’entreprise déclarent ainsi disposer d’outils permettant d’être visibles en ligne. Le plus utilisé sont les réseaux sociaux (66 %), juste devant le site internet (64 %). 47 % déclarent également avoir inscrit leur entreprise sur un annuaire internet gratuit et 17 % sur un payant.Pour ce qui est de vendre en ligne, 34 % des TPE-PME disposent d’une solution de vente en ligne et/ou de paiement en ligne. Un chiffre qui grimpe à 39 % pour les seules PME.
La digitalisation ne se limite pas à assurer sa présence en ligne, elle couvre également le déploiement d’outils de gestion et de pilotage de l’entreprise. Ce sondage nous apprend que le niveau d’équipement en logiciel de comptabilité atteint désormais 71 %, idem pour les logiciels de facturation. Les outils de paiement en ligne sont, quant à eux, dorénavant présents dans 25 % des entreprises interrogées.On observe, par ailleurs, une réelle adoption des logiciels de gestion de commande et d’expéditions (23 %, -2 points sur un an), les solutions d’achat et de gestion des stocks (22 %, -3 points) et les solutions conception 3D (8 %, -1 point). Quant aux messageries instantanées, elles sont utilisées par 63 % (+2 points) des entreprises, marquant une progression continue sur ces dernières années.
Le nombre d’entreprises ayant adopté une solution d’intelligence artificielle est passé de 26 % en 2025 à 40 % en 2026. Un taux qui atteint 53 % dans les PME.Sans surprise et pour le moment, ce niveau d’adoption reste plus élevé dans le secteur du numérique (72 %), celui des services spécialisés (60 %) que dans l’agriculture (29 %) et les transports (29 %).Côté solutions, 34 % des TPE-PME (+12 points en un an) utilisent ces IA pour générer du texte, de la voix ou des images, 24 % (+10 points) comme chatbot ou assistant, 14 % (+8 points) pour analyser et classer des documents, 9 % (+4 points) pour automatiser des tâches et 11 % (+6 points) pour réaliser des prévisions et des analyses de données.
Être prêt pour l’échéance de la facture électronique (39 %) demeure le projet le plus souvent cité par les chefs d’entreprise interrogés sur leurs priorités en matière de digitalisation pour 2026 et 2027.À moyen terme, les dirigeants d’entreprise ayant des projets numériques déclarent, ensuite, souhaiter acquérir ou améliorer leurs solutions logicielles (26 %) et se former (21 %). Ensuite, ils envisagent d’acquérir des équipements matériels (19 %), d’intégrer une solution d’intelligence artificielle (18 %) et de renforcer leur cybersécurité (17 %).Question budget, 42 % des entreprises prévoient de consacrer, hors recrutement, plus de 1 000 € à ces projets et 13 % plus de 5 000 €.
Article publié le 21 octobre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR