Bien utiliser les cookies pour mesurer son audience

L’utilisation des cookies pour connaître l’audience d’un site web ou d’une application mobile est fréquente, mais elle requiert la mise en place de bonnes pratiques, notamment lorsqu’ils sont exemptés de consentement. La CNIL vient d’émettre des recommandations en la matière.

Les cookies sont utilisés pour identifier les utilisateurs et améliorer leur expérience de navigation sur internet. Ils font, en principe, l’objet d’un consentement de la part de l’utilisateur, sauf dans quelques cas strictement définis, notamment lorsqu’ils se limitent à la seule mesure de l’audience du site ou de l’application (performances, détection de problèmes de navigation…) pour le compte exclusif de l’éditeur et à produire des données statistiques anonymes. Ils ne doivent pas conduire à un recoupement des données avec d’autres traitements, ni à ce que celles-ci soient transmises à des tiers.

Attention aux transferts de données hors UE

Pour que ces solutions restent respectueuses des droits des personnes, la CNIL émet d’autres recommandations. Elle propose notamment que les utilisateurs soient tout de même informés de la mise en œuvre des traceurs, par exemple via la politique de confidentialité du site ou de l’application mobile. Leur durée de vie peut également être limitée à une seule durée permettant une comparaison pertinente des audiences dans le temps, et les informations collectées conservées uniquement pour une durée limitée au strict nécessaire. La CNIL enjoint également les sites à être attentifs aux transferts de données hors de l’Union européenne qui pourraient être réalisés par un fournisseur de solution.

Pour en savoir plus : www.cnil.fr

Article publié le 21 juillet 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : Rokas Tenys

Vente d’un local commercial : le locataire bénéficie-t-il toujours d’un droit de préemption ?

Lorsqu’un immeuble comprenant un local commercial est mis en vente, le locataire de ce local est privé de son droit de préemption.

En principe, le commerçant ou l’entreprise qui exerce son activité dans un local loué par bail commercial bénéficie d’un droit dit « de préemption » ou « de préférence » qui lui permet d’acquérir en priorité ce local lorsque le propriétaire décide de le mettre en vente.

En pratique : le propriétaire doit en informer le locataire par lettre recommandée AR, cette notification valant offre de vente. Ce dernier dispose alors d’un délai d’un mois à compter de la réception de cette offre de vente pour se prononcer. Et s’il accepte d’acquérir le local, il a 2 mois à compter de la date d’envoi de sa réponse au propriétaire pour réaliser la vente. Ce délai étant porté à 4 mois lorsqu’il accepte l’offre de vente sous réserve d’obtenir un prêt.

Plusieurs locaux commerciaux…

Toutefois, le locataire ne bénéficie pas de ce droit notamment « en cas de cession globale d’un immeuble comprenant des locaux commerciaux ». Ainsi, si plusieurs locaux commerciaux sont situés dans l’immeuble mis en vente, le droit de préférence des locataires ne s’applique pas.

… ou même un seul

Et il en est de même si l’immeuble mis en vente ne comprend qu’un seul local commercial. C’est ce que vient de préciser la Cour de cassation. Autrement dit, le locataire ne bénéficie pas d’un droit de préférence lorsque le local loué ne constitue qu’une partie de l’immeuble mis en vente, même si cet immeuble ne comprend qu’un seul local commercial.

Cassation civile 3e, 19 juin 2025, n° 23-19292

Article publié le 18 juillet 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : uchar

Pharmaciens : l’Ordre agit contre l’exercice illégal de la profession

Parmi ses différentes missions, l’Ordre des pharmaciens n’hésite pas à agir devant les tribunaux pour protéger la profession. Il vient de faire un rappel des actions menées à cette fin au cours de l’année 2024.

Il peut arriver que certains faits (faux diplômes, agressions, vente illégale sur internet, criminalité pharmaceutique…) portent un préjudice direct ou indirect à la profession de pharmacien. Dans ce cadre, l’Ordre des pharmaciens peut déposer une plainte, ou rejoindre une procédure déjà engagée, et se constituer partie civile devant les tribunaux. Il lui arrive ainsi régulièrement de poursuivre des non-pharmaciens pour exercice illégal de la pharmacie ou pour exercice illégal de la biologie médicale. À ce titre, il vient d’indiquer qu’en 2024, il avait été impliqué dans 53 affaires pénales relatives à un exercice illégal de la profession.

Cinq plaintes pénales

Plus précisément, il s’est constitué partie civile dans 20 affaires pour lesquelles la procédure avait été engagée par un tiers et dont il a été informé par un magistrat ou par son activité de veille (contre 24 en 2023). Il a déposé 5 plaintes pénales (1 pour usurpation du titre de pharmacien ; 4 pour exercice illégal de la pharmacie). Il a adressé 3 signalements auprès des procureurs de la République, notamment pour vente de médicaments par des particuliers sur un site de petites annonces. Enfin, il a effectué plusieurs signalements pour des contenus illicites sur PHAROS, la plate-forme de la Direction centrale de la police judiciaire, ou auprès de la DGCCRF pour des produits qui vont à l’encontre des campagnes de santé publique.

Pour en savoir plus : www.ordre.pharmacien.fr

Article publié le 18 juillet 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : Kinga Krzeminska

Des engagements pour clarifier l’application du RGPD

Le Comité européen de la protection des données (CEPD) vient de prendre plusieurs engagements, retranscrits dans une déclaration, afin de renforcer la clarté du règlement général sur la protection des données (RGPD).

Se mettre en conformité avec le RGPD relève parfois du challenge, notamment pour les petites et moyennes entreprises. D’autant que les interprétations peuvent diverger d’un pays à l’autre. Pour faciliter la conformité au RGPD à l’échelle européenne, le Comité européen de la protection des données (CEPD) a adopté, début juillet, une déclaration qui comporte plusieurs engagements. Il propose notamment de mettre en place des échanges proactifs en autorisant les utilisateurs à signaler d’éventuelles incohérences et à faire part de leurs retours afin de recenser les domaines nécessitant un soutien ou des éclaircissements supplémentaires.

Une complexité croissante du paysage réglementaire numérique

Le CEPD souhaite aussi mettre en place des ressources plus concrètes et pratiques pour simplifier l’application du RGPD. Et pour que son application soit cohérente partout, il propose d’élaborer des pratiques communes, des méthodes, des outils et des lignes directrices pour la conduite d’actions conjointes, afin d’assurer leur efficacité sur le terrain. Enfin, il s’engage à coopérer avec les régulateurs d’autres domaines que la protection des données, pour atténuer la complexité croissante du paysage réglementaire numérique.

Pour en savoir plus : www.cnil.fr

Article publié le 18 juillet 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : ©John Lund/Blend Images LLC

La télécorrection de votre déclaration des revenus 2024 est possible !

En cas d’erreur dans la télédéclaration de vos revenus de 2024, vous pouvez rectifier le tir en recourant au service de correction en ligne ouvert sur le site impots.gouv.fr du 30 juillet au 3 décembre 2025.

Au printemps dernier, vous avez télédéclaré vos revenus de 2024. Si, après réception de votre avis d’impôt 2025, vous vous apercevez d’un oubli ou d’une erreur, sachez que vous pouvez encore rectifier votre déclaration de revenus grâce au service de correction en ligne. Accessible sur le site impots.gouv.fr, dans votre espace sécurisé, cette télécorrection peut être effectuée à partir du 30 juillet et jusqu’au 3 décembre 2025 inclus. En pratique, vous pouvez modifier la quasi-totalité des informations (revenus, charges, réductions et crédits d’impôt…) inscrites dans votre déclaration, à l’exception de certains éléments tels que votre adresse, votre état civil ou encore votre situation de famille (mariage, décès…). Les travailleurs non salariés peuvent également rectifier les rubriques du volet social servant au calcul de leurs cotisations personnelles.

À savoir : les éléments relatifs à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) peuvent, eux aussi, être télécorrigés.

Après traitement de cette déclaration rectificative par l’administration fiscale, vous recevrez un nouvel avis d’imposition indiquant l’impôt définitif. Ensuite, votre taux et/ou vos acomptes de prélèvement à la source seront ajustés dans la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ».

Précision : une fois le service de télécorrection fermé, vous n’aurez pas d’autre choix que de présenter une réclamation fiscale depuis la messagerie de votre espace sécurisé pour pouvoir modifier votre déclaration. Une réclamation possible jusqu’au 31 décembre 2027 pour la déclaration des revenus de 2024 souscrite en 2025.

Un service à utiliser avec prudence

Dans certains cas, notamment lorsque la télécorrection conduit à une diminution de l’impôt ou à la création ou à l’augmentation d’un crédit d’impôt, l’administration fiscale peut vous demander des précisions, voire refuser la correction demandée et établir l’imposition sur la base de la déclaration initiale sans avoir à engager de procédure de rectification. Autrement dit, la télécorrection n’est pas de droit. En effet, le Conseil d’État a jugé récemment qu’une correction en ligne effectuée après l’expiration du délai de déclaration constitue une réclamation fiscale, dont l’administration examine le bien-fondé. Il revient alors au contribuable de démontrer que l’imposition initiale était excessive. En cas de télécorrection à la baisse, veillez donc à conserver vos justificatifs !

Conseil d’État, 9 mai 2025, n° 496935

Article publié le 17 juillet 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : PixelsEffect

Immobilier : avez-vous pensé à investir à l’étranger ?

Sur 2 000 Français interrogés à l’occasion d’un sondage, 20 % ont l’intention d’investir dans un bien immobilier situé à l’étranger. Certains pays, comme l’Espagne ou l’Italie, séduisent par leur attractivité fiscale et économique.

Dans un contexte politique et économique difficile, l’immobilier est perçu par de nombreux investisseurs français comme une valeur refuge. Mais cette appétence pour la pierre ne s’arrête pas à nos frontières ! Selon une étude récente d’iadOverseas réalisée début juin 2025, 20 % des Français (échantillon national représentatif de 2 000 Français constitué selon la méthode des quotas) déclarent envisager un achat immobilier hors de l’Hexagone, contre 17 % en 2022. Des projets d’acquisitions qui portent prioritairement sur des maisons (59 %) et des appartements (26 %), avec une nette préférence pour l’Espagne (32 %), Dubaï (19 %), le Portugal et l’Italie (13 %), New York (11 %) et le Maroc (10 %).

Les charmes de l’étranger

Si la France reste un refuge rassurant pour 47 % des répondants, l’étranger séduit par son attractivité fiscale et économique. Les principales motivations invoquées étant une fiscalité jugée plus favorable (57 %), un luxe plus accessible (55 %), un prix d’entrée plus abordable (53 %), un cadre de vie de qualité (43 %), une rentabilité plus facile à atteindre (42 %) ainsi qu’un confort de vie et une sécurité perçue comme supérieurs (32 %).

Précision : parmi les personnes ayant l’intention d’investir, les tranches d’âge les plus représentées sont les 18-30 ans (31 %) et les 31-45 ans (31 %). Également surreprésentés, ceux ayant déjà investi hors des frontières (37 et 36 %).

Dans quel délai ?

Le calendrier de mise en oeuvre de ces projets est variable : 29 % souhaitent concrétiser dans les 2 ans, 28 % dans les 5 prochaines années, 22 % au-delà des 5 ans et 4 % encore au-delà. Parmi les intentionnistes uniquement, 42 % sont encore au stade de la réflexion, 38 % scrutent activement les annonces de biens en ligne, 18 % sont en recherche active et 2 % sont déjà en phase de négociation ou d’achat.

À noter : 9 % des Français interrogés ont déjà acheté un ou plusieurs biens à l’étranger, majoritairement avec un budget inférieur à 600 000 € (86 %). 59 % ont fait de ce bien une résidence secondaire, 26 % une résidence principale et 21 % l’ont mis en location.

Quelles motivations ?

Interrogés sur les raisons qui les ont poussés à investir à l’étranger, les répondants ont évoqué : une opportunité professionnelle (32 %), la préparation de la retraite (27 %), l’amélioration de la qualité de vie (23 %) ou encore un projet de télétravail ou de nomadisme (23 %).Dans l’optique d’un investissement locatif, les répondants ont souligné que l’étranger permet d’acquérir un bien à un prix plus bas qu’en France (41 %), d’obtenir une meilleure rentabilité locative qu’en France (27 %), d’assurer une diversification de leur patrimoine (27 %) et de bénéficier d’une fiscalité plus avantageuse (16 %).Toutefois, certains défis ont freiné leur parcours : 24 % ont été confrontés à des démarches administratives complexes, 24 % à des difficultés de gestion à distance, 16 % à un manque de visibilité sur les taux de change ou l’inflation et 16 % à l’instabilité géopolitique du pays concerné. Avec le recul, 70 % se disent satisfaits de leur investissement, 20 % le recommanderaient sans réserve et 56 % le recommanderaient en conseillant toutefois de bien se préparer et de s’entourer de professionnels du conseil.

Article publié le 17 juillet 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : © Marco Bottigelli

Budget 2026 : les annonces du Premier ministre

Le Premier ministre a présenté les grandes lignes du budget 2026, avec pour objectif de trouver 43,8 Md€ d’économies. Pour y parvenir, année blanche, suppression de deux jours fériés et lutte contre la hausse des arrêts maladie sont notamment envisagées.

Le Premier ministre, François Bayrou, a présenté les grandes lignes du budget pour 2026 avec pour objectif de trouver 43,8 Md€ d’économies pour redresser les comptes publics. Un budget qui demande des efforts à tous les Français tant sur le plan des économies à réaliser pour maîtriser la dette que du travail supplémentaire à fournir pour relancer la production. Voici les principales mesures envisagées.

Une année blanche

En 2026, les pensions de retraite, le barème de l’impôt sur le revenu ainsi que les prestations sociales, sans exceptions, seraient gelés et ne seraient donc pas indexés sur l’inflation. Autrement dit, leurs montants n’augmenteront pas mais seront maintenus à leur niveau de 2025. En outre, l’abattement de 10 % au titre des « frais professionnels » applicable sur les pensions de retraite pour le calcul de l’impôt sur le revenu serait transformé en un forfait de 2 000 € par personne (et non par foyer fiscal).Le gouvernement entend également faire la chasse aux niches fiscales inutiles et inefficaces ainsi qu’aux dispositifs arrivant à extinction, sans préciser toutefois les avantages fiscaux concernés. Enfin, les plus hauts revenus continueraient de payer une contribution de solidarité, laquelle serait complétée par un dispositif de lutte contre l’optimisation abusive du « patrimoine non productif » détenu, notamment, dans les holdings, selon des modalités qui restent à définir.

La suppression de 2 jours fériés

Mesure emblématique, pour relancer la production, deux jours fériés seraient supprimés de façon générale et non optionnelle. Pour l’heure, le lundi de Pâques et le 8 mai ont été suggérés par le Premier ministre. Cette mesure s’accompagnerait du versement par les entreprises à l’État d’une cotisation de solidarité. Une proposition qui sera toutefois soumise à la négociation des partenaires sociaux.

La lutte contre la hausse des arrêts maladie

Autre annonce du Premier ministre, pour lutter contre « l’explosion » des arrêts de travail, dès 2026, les salariés arrêtés pourraient reprendre le travail sans visite médicale obligatoire. Et s’agissant des arrêts longs, l’avis du médecin ou du spécialiste du salarié suffirait, en lieu et place de celui du médecin du travail, hors maladies professionnelles et accidents du travail, pour autoriser la reprise du travail.

Les autres mesures envisagées

Un grand nombre d’autres mesures sont envisagées. Ainsi, la lutte contre la fraude fiscale et sociale serait, une nouvelle fois, renforcée avec le dépôt d’un projet de loi à l’automne afin, notamment, d’améliorer le recouvrement des sommes réclamées. Par ailleurs, l’ouverture de nouvelles négociations sur l’assurance chômage ainsi que sur la modernisation du marché de l’emploi (assouplissement du CDD, rachat de la 5e semaine de congés payés…) sera proposée aux partenaires sociaux. Enfin, les sanctions contre les entreprises en cas de retard de paiements seraient durcies avec une pénalité pouvant aller jusqu’à 1 % du chiffre d’affaires. Reste à savoir si ces annonces seront entérinées et votées lors des discussions parlementaires qui auront lieu à l’automne prochain et si le gouvernement échappera à une éventuelle censure. À suivre donc…

Article publié le 17 juillet 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : MicroStockHub

Professionnels de santé : un nouveau guide pour gérer ses déchets d’activités de soins

Pour accompagner les professionnels de santé dans la gestion de leurs déchets de soins, le ministère de la Santé vient de publier une nouvelle version du guide national sur les déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI).

D’une longueur de 140 pages, disponible au téléchargement, le guide national sur les déchets d’activités de soins à risques infectieux élaboré par le ministère de la Santé permet de rappeler les obligations existantes et d’harmoniser les pratiques des professionnels de soins. En outre, dans cette nouvelle version, qui remplace celle de 2009, sont intégrées les évolutions législatives, notamment les objectifs de réduction des déchets de la loi anti-gaspillage, et les pratiques observées sur le terrain. L’objectif étant de renforcer la sécurité sanitaire et d’accompagner les acteurs dans une gestion plus responsable et écologique.

Des tableaux par activité

Le guide aborde ainsi les notions de risques infectieux, détaille les différents types de déchets, présente les filières adaptées pour leur élimination et décrit les responsabilités du producteur. On y trouve des tableaux par activité (médecine de ville, EHPAD, soins à domicile, établissements de santé), des exemples de tri, des rappels sur les volumes, les contenants et les délais de stockage, ainsi qu’un éclairage sur les pratiques de réduction à la source. Un second document, relatif au traitement des déchets à risques chimiques, toxiques ou radioactifs, est prévu prochainement.

Pour télécharger le guide : https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/guide_dasri_maj_juil25.pdf

Article publié le 17 juillet 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : Carmen Ruiz alonso

Une nouvelle version de l’outil cartographique « Mon réseau mobile »

Pour tout savoir de la qualité des réseaux de téléphonie mobile, l’Arcep propose son site cartographique « Mon réseau mobile » dont une nouvelle version, offrant plus d’informations, vient d’être mise en ligne.

Il peut être utile de savoir quel opérateur mobile offre la meilleure qualité de service à son domicile, sur les trajets que l’on effectue régulièrement ou sur son lieu de vacances. Pour aider les utilisateurs mobiles à choisir l’opérateur offrant le meilleur service, l’Arcep vient de mettre en ligne une nouvelle version de son site « Mon réseau mobile ». Cet outil permet de visualiser, pour chacun des opérateurs, les cartes de couverture théoriques fournies par les opérateurs mobiles (dont la fiabilité est vérifiée par l’Arcep) et la qualité du service expérimenté grâce à des mesures annuelles organisées par l’Arcep, en conditions réelles et pour des usages diversifiés (qualité des appels, navigation web, streaming vidéo…).

Signaler un problème de réseau ou une diminution de qualité

Non seulement l’interface a été repensée pour plus de fluidité, mais elle intègre désormais des données mises à jour chaque trimestre sur les nouvelles cartes de l’internet mobile 4G, avec des outils permettant la recherche d’adresses, la mesure de distances et d’élévations ainsi que l’export de cartes au format PNG. De nouvelles statistiques territoriales adaptées à la zone sélectionnée, un fond de plan satellite pour mieux se repérer et la position des antennes indisponibles (en panne ou en maintenance) sont également intégrés. Enfin, un lien « J’alerte l’Arcep » est proposé pour signaler à l’organisme un problème de réseau ou une diminution de la qualité de service d’un opérateur.

Pour en savoir plus : monreseaumobile.arcep.fr

Article publié le 17 juillet 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : Copyright Superb Images

Pilotage financier : quels indicateurs comptables utiliser ?

Bureau lumineux avec ordinateur portable affichant des graphiques financiers et tableaux de bord, documents imprimés, tasse, lunettes et plantes en arrière-plan.

Connaissez-vous les indicateurs comptables à suivre pour mieux piloter votre entreprise ? Que votre objectif soit d’améliorer votre rentabilité, d’optimiser votre trésorerie ou d’assurer votre solvabilité, comprendre ces indicateurs est indispensable pour agir efficacement. Dans cet article, vous découvrirez comment identifier simplement les indicateurs adaptés à votre activité, les comprendre facilement et surtout les appliquer concrètement au quotidien pour une gestion financière optimale.

Pourquoi le pilotage financier est-il essentiel pour votre entreprise ?

Le pilotage financier vous permet de suivre la performance de votre entreprise. Il vous aide à prendre les bonnes décisions au bon moment. Sans pilotage, vous naviguez à vue.
Grâce à des indicateurs précis, vous pouvez mesurer la rentabilité, la liquidité et la solvabilité de votre activité. Par exemple, en analysant votre bilan comptable, vous comprenez mieux la santé financière de votre entreprise.

Le pilotage vous aide aussi à anticiper les difficultés. En suivant vos flux financiers avec le tableau de flux de trésorerie, vous évitez les mauvaises surprises liées à la trésorerie.

Piloter vos finances avec des outils comme le compte de résultat ou les ratios financiers est indispensable pour assurer la pérennité de votre entreprise.

Rappel des avantages

  • identifier rapidement les coûts inutiles
  • suivi des indicateurs pour évaluer le santé financière
  • optimisation des coûts, investissements et prévisions budgétaires
  • adaptation aux spécificités de l’entreprise
  • prévention des erreurs et respect des obligations comptables
  • faciliter l’audit et la gestion de votre fiscalité

Les principaux indicateurs comptables à suivre pour un pilotage financier efficace

Le chiffre d’affaires : évaluer votre activité

Le chiffre d’affaires représente la somme totale des ventes réalisées par votre entreprise sur une période donnée. C’est l’un des premiers indicateurs à suivre pour mesurer la taille et l’évolution de votre activité.
Une hausse régulière du chiffre d’affaires indique généralement une bonne dynamique commerciale. À l’inverse, une baisse peut signaler un problème à corriger rapidement. Néanmoins, il ne faut pas confondre chiffres d’affaires et résultat net.

L’excédent brut d’exploitation (EBE) : mesurer votre performance opérationnelle

L’excédent brut d’exploitation (EBE) est un indicateur clé pour évaluer la performance opérationnelle de votre entreprise. Il correspond à la différence entre vos revenus d’exploitation et vos charges d’exploitation (hors amortissements et provisions).

Un EBE positif signifie que votre activité génère suffisamment de ressources pour couvrir vos charges courantes. Un EBE négatif est un signal d’alerte à analyser rapidement.

La trésorerie nette : surveiller la santé financière à court terme

La trésorerie nette correspond à la différence entre vos liquidités disponibles et vos dettes financières à court terme. Cet indicateur permet d’évaluer la capacité de votre entreprise à honorer ses engagements immédiats.

Par exemple, une trésorerie nette positive indique une bonne liquidité, tandis qu’une trésorerie négative peut révéler des difficultés à court terme nécessitant une action rapide.

Le seuil de rentabilité : identifier le point d’équilibre

Le seuil de rentabilité correspond au niveau de chiffre d’affaires à partir duquel votre entreprise commence à réaliser des bénéfices. Il permet de déterminer précisément le point d’équilibre entre vos coûts fixes et variables et vos revenus.

Par exemple, si votre seuil de rentabilité est de 100 000 euros, vous devez atteindre ce montant pour couvrir vos charges et commencer à dégager des bénéfices.

Le besoin en fonds de roulement (BFR) : anticiper les besoins de financement

Le besoin en fonds de roulement (BFR) représente les ressources nécessaires pour financer le décalage entre les encaissements et les décaissements liés à votre activité courante.
Par exemple, si vous devez payer vos fournisseurs avant d’encaisser les paiements de vos clients, vous aurez un BFR positif. Il faudra alors prévoir des solutions de financement adaptées pour maintenir votre équilibre financier.

Quels ratios financiers utiliser pour analyser la stabilité de votre entreprise ?

Le ratio de liquidité générale : évaluer votre capacité à couvrir vos dettes à court terme

Le ratio de liquidité générale est un des indicateurs essentiels pour mesurer la capacité de votre entreprise à régler ses dettes à court terme. Il permet d’évaluer si votre société dispose de suffisamment de ressources pour honorer ses engagements immédiats.
Pour calculer ce ratio, vous devez diviser vos actifs circulants par vos passifs circulants, chiffres que vous trouverez dans votre bilan comptable

Par exemple, si vos actifs circulants (trésorerie, créances clients, stocks) sont de 200 000 € et vos passifs circulants (dettes fournisseurs, découverts bancaires) sont de 100 000 €, votre ratio sera de 2 (200 000 € / 100 000 €).

Un ratio supérieur à 1 indique une bonne liquidité, ce qui signifie que votre entreprise peut facilement couvrir ses dettes à court terme. Un ratio inférieur à 1 peut signaler des difficultés potentielles de trésorerie.

Le ratio d’endettement : mesurer votre niveau de dépendance financière

Le ratio d’endettement est un autre indicateur important pour analyser la stabilité financière de votre entreprise. Il permet de mesurer votre dépendance vis-à-vis des financements externes, notamment les emprunts bancaires.

Pour calculer ce ratio, divisez le total de vos dettes par le total de vos capitaux propres. Ces informations figurent également dans votre bilan comptable.

Par exemple, si votre entreprise a 300 000 € de dettes et 150 000 € de capitaux propres, votre ratio d’endettement sera de 2 (300 000 € / 150 000 €).

Un ratio élevé indique une forte dépendance aux financements externes, ce qui peut fragiliser votre entreprise en cas de difficultés économiques. À l’inverse, un ratio faible signifie que votre entreprise finance majoritairement ses activités par ses propres moyens, ce qui est souvent signe d’une meilleure stabilité financière.

Les entreprises concernées par l’obligation d’avoir un expert-comptable

En général, aucune entreprise n’est obligée légalement de recourir à un expert-comptable. Cependant, certaines situations spécifiques rendent son intervention obligatoire :

  • Si votre entreprise est soumise à un audit légal (ex. : SA dépassant certains seuils)
  • Si les statuts de votre entreprise imposent explicitement le recours à un expert-comptable

Dans ces cas, vous ne pouvez pas assurer vous-même la totalité de la gestion de vos finances. L’expert-comptable garantit la fiabilité de vos comptes et leur conformité avec la réglementation en vigueur.

Si vous décidez malgré tout de gérer votre comptabilité seul, assurez-vous d’avoir les bonnes connaissances et les bons outils, comme un logiciel comptable adapté. Une bonne auto-gestion nécessite une certaine expertise et une bonne planification.

Comment sélectionner les indicateurs comptables adaptés à votre activité ?

Pour une gestion efficace de vos finances, vous devez choisir des indicateurs adaptés à votre activité. Voici comment procéder simplement.

Femme concentrée analysant des graphiques financiers sur un grand écran dans un bureau moderne, avec courbes et indicateurs boursiers visibles.

Identifiez vos objectifs financiers prioritaires

Commencez par définir clairement vos objectifs. Cherchez-vous à améliorer votre rentabilité, optimiser votre trésorerie ou assurer votre solvabilité ? Chaque objectif nécessite des indicateurs spécifiques.

Par exemple :

  • Pour la rentabilité, privilégiez la marge brute ou le résultat net du compte de résultat.
  • Pour la liquidité, concentrez-vous sur les ratios financiers comme le ratio de liquidité générale.
  • Pour suivre votre solvabilité, analysez le ratio d’endettement du bilan comptable.

Considérez les spécificités de votre secteur d’activité

Chaque secteur a ses particularités. Par exemple, une entreprise industrielle surveillera attentivement ses coûts de production, tandis qu’une entreprise de services analysera davantage ses revenus par client.

Si vous êtes dans le commerce, le taux de rotation des stocks sera un indicateur pertinent. Dans les services, le taux d’occupation ou le chiffre d’affaires par employé peuvent être utiles.

Tenez compte de la taille de votre entreprise

Une petite entreprise aura intérêt à suivre de près sa trésorerie grâce au tableau de flux de trésorerie. Une grande entreprise, quant à elle, devra analyser plus en profondeur ses investissements et sa structure financière.

Par exemple, une start-up privilégiera des indicateurs liés à la croissance du chiffre d’affaires et aux flux de trésorerie disponibles, tandis qu’une grande entreprise établie se concentrera sur des ratios d’endettement et des analyses d’investissements à long terme.

Utilisez les normes comptables officielles

Appuyez-vous sur le plan comptable général pour identifier les comptes et indicateurs pertinents. Cela facilitera également vos démarches en cas d’audit ou pour respecter la fiscalité en vigueur.

Par exemple, le respect des normes comptables vous permet de calculer facilement votre résultat d’exploitation ou votre capacité d’autofinancement, des indicateurs clés pour évaluer votre performance.

Mettre en place un tableau de bord financier : étapes et bonnes pratiques

Un tableau de bord financier est un outil essentiel pour la gestion efficace de vos finances. Il vous permet de suivre en temps réel les principaux indicateurs liés à la performance financière de votre entreprise. Voici comment le mettre en place simplement :

Définissez clairement vos objectifs

Identifiez d’abord les objectifs que vous souhaitez atteindre. Par exemple :

  • Améliorer la rentabilité
  • Optimiser la trésorerie
  • Surveiller les coûts et les revenus

Sélectionnez les indicateurs pertinents

Choisissez des indicateurs qui correspondent à vos objectifs. Quelques exemples :

  • Ratio de liquidité générale
  • Taux de marge brute
  • Évolution du chiffre d’affaires mensuel
  • Ratio d’endettement pour la solvabilité

Structurez votre tableau de bord

Organisez vos données clairement. Voici une structure simple :

Catégorie Indicateur Valeur actuelle Objectif Ecart
Rentabilité Marge nette (%) 12% 15% -3%
Liquidité Ratio de liquidité générale 1,5 2 -0,5

Collectez et analysez régulièrement les données

Utilisez les documents comptables comme le bilan comptable, le compte de résultat et le tableau de flux de trésorerie pour alimenter votre tableau de bord. Faites une analyse régulière, idéalement mensuelle.

Adaptez votre tableau de bord

Votre tableau de bord doit évoluer avec votre entreprise. Ajustez vos indicateurs selon vos nouvelles priorités, comme lors d’un changement de stratégie ou après un audit financier.

Les erreurs fréquentes à éviter dans le pilotage financier de votre entreprise

Le pilotage des finances de votre entreprise demande rigueur et précision. Pourtant, certaines erreurs reviennent souvent. Voici les principales choses à éviter.

Ignorer l’importance des indicateurs clés

Ne pas suivre régulièrement vos indicateurs financiers revient à naviguer sans boussole. Par exemple, négliger le suivi des ratios de rentabilité ou de liquidité peut rapidement conduire à des difficultés financières.

Mélanger trésorerie et rentabilité

La trésorerie et la rentabilité sont deux choses différentes. Une entreprise peut être rentable mais manquer de liquidités à court terme. Suivez régulièrement votre tableau de flux de trésorerie pour éviter cette confusion.

Sous-estimer l’importance du budget prévisionnel

Sans budget et prévision, vous avancez à l’aveugle. Imaginez conduire une voiture sans tableau de bord : vous ne savez pas à quelle vitesse vous allez ni combien de carburant il vous reste. Le budget prévisionnel vous permet d’anticiper les besoins futurs et d’ajuster vos décisions.

Oublier l’analyse régulière des coûts

Les coûts doivent être analysés régulièrement. Une hausse non contrôlée peut impacter directement votre performance. Utilisez votre compte de résultat pour identifier rapidement les écarts et agir en conséquence.

Négliger la conformité comptable et fiscale

Respecter le plan comptable général et la fiscalité est essentiel. Un manque de rigueur peut entraîner des erreurs coûteuses lors d’un audit ou d’un contrôle fiscal. Soyez vigilant sur ce point.

Ne pas anticiper les investissements nécessaires

Les investissements doivent être anticipés et planifiés. Ne pas prévoir ces dépenses peut perturber vos flux financiers et mettre en péril la solvabilité de votre entreprise.

Pourquoi faire appel à Eurex ?

Gérer efficacement la santé financière de votre entreprise passe par un suivi rigoureux des bons indicateurs comptables. Mais encore faut-il les analyser correctement et prendre les bonnes décisions au bon moment. Pour vous accompagner dans cette démarche et optimiser votre gestion financière, les experts-comptables et fiscalistes d’EUREX sont à votre disposition. Grâce à leur expertise, ils vous aideront à mettre en place un pilotage adapté à votre activité, à anticiper les défis financiers et à sécuriser la pérennité de votre entreprise.