Pharmaciens : des nouveautés pour vérifier et signaler une fausse ordonnance

Proposé par Amelipro, le téléservice « Alerte sécurisée aux fausses ordonnances » (ASAFO) évolue et autorise désormais les praticiens à effectuer une recherche directe avec le numéro d’inscription au répertoire (NIR) en cas de suspicion d’une fausse ordonnance.

Depuis l’été dernier, les pharmaciens peuvent vérifier, depuis Amelipro, si une ordonnance a déjà été identifiée comme frauduleuse ou la signaler à leur caisse d’assurance maladie (CPAM) s’ils ont eu confirmation par le prescripteur que l’ordonnance est fausse. Ce service est accessible avec la carte CPS, e-CPS ou CPE en cliquant dans le bloc « Activités » sur « Fausses ordonnances (ASAFO) ». Plus de 6 300 fausses ordonnances ont ainsi été enregistrées dans le téléservice au 31 décembre 2024.

Recherche avec le numéro de Sécurité sociale

ASAFO évolue et permet désormais d’effectuer des recherches avec le numéro de Sécurité sociale du patient (NIR) soit en insérant la carte Vitale du patient, soit en renseignant le numéro NIR de l’assuré directement dans la rubrique « Identification du patient ». Si le NIR recherché ne figure pas dans la base ASAFO, un message s’affiche pour l’indiquer. Si le NIR recherché a déjà été enregistré, la liste des signalements concernés se trouve dans la rubrique « Recherche d’ordonnances liées au NIR ».

Article publié le 20 mars 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : stevecoleimages

Déclarations fiscales annuelles des associations : c’est pour bientôt !

Comme chaque année, les associations peuvent être tenues de souscrire un certain nombre de déclarations fiscales en mai prochain. Cette année, les dates limites de dépôt sont fixées, selon les cas, aux 5 et 20 mai 2025.

Les associations soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) qui ont clôturé leur exercice au 31 décembre 2024 devront télétransmettre leur déclaration de résultats 2024 et ses annexes (« liasse fiscale »), sans oublier certains documents comme le formulaire récapitulatif des crédits et réductions d’impôt n° 2069-RCI, au plus tard le 20 mai 2025.Les déclarations n° 1330-CVAE et DECLOYER (déclaration des loyers commerciaux et professionnels supportés) sont également concernées par cette date limite du 20 mai 2025.Les autres déclarations fiscales annuelles des associations devront être souscrites pour le 5 mai 2025.

Date limite de dépôt des déclarations
Associations à l’impôt sur les sociétés (droit commun) Déclaration de résultats n° 2065
– exercice clos le 31 décembre 2024
– absence de clôture en 2024
20 mai 2025
Associations à l’impôt sur les sociétés (taux réduits) Déclaration n° 2070 (et paiement)
– exercice clos le 31 décembre 2024
– absence de clôture en 2024
5 mai 2025
Impôts locaux • Déclaration de CFE n° 1447-M
• Déclaration n° 1330-CVAE
• Déclaration de liquidation et de régularisation de la CVAE 2024 n° 1329-DEF
• Déclaration DECLOYER (déclaration des loyers commerciaux et professionnels supportés)
5 mai 2025
20 mai 2025
5 mai 2025

20 mai 2025


À savoir : en raison du report de la suppression progressive de la CVAE par la loi de finances pour 2025, les déclarations relatives à cet impôt devront donc être souscrites jusqu’en 2030, au lieu de 2027.

La déclaration des dons

Les associations qui délivrent des reçus fiscaux à leurs donateurs afin que ces derniers puissent bénéficier d’une réduction d’impôt sont tenues de déclarer, chaque année, à l’administration fiscale le montant global des dons mentionnés sur ces documents ainsi que le nombre de reçus émis au titre de la dernière année civile ou du dernier exercice clos.Une déclaration qui s’effectue :
– dans le cadre M de l’annexe 2065 bis à la déclaration de résultats n° 2065 pour les associations soumises à l’IS au taux de droit commun ;
– dans le cadre dédié de la déclaration n° 2070 pour les associations percevant uniquement des revenus patrimoniaux (IS à taux réduits) ;
– pour les autres associations, sur un formulaire en ligne disponible sur le site www.demarches-simplifiees.fr.


Important : pour les dons reçus en 2024, les associations qui ont clôturé leur exercice le 31 décembre 2024 doivent déclarer les dons le 5 mai 2025 (via la déclaration n° 2070 ou le site www.demarches-simplifiees.fr) ou le 20 mai 2025 (déclaration de résultats n° 2065).

Article publié le 19 mars 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : krisanapong detraphiphat

Production de poires : montant de l’aide couplée végétale 2024

Le montant unitaire de l’aide, dite « couplée », végétale à la production de poires a été fixé pour la campagne 2024

Pour la campagne 2024, le montant unitaire de l’aide, dite « couplée », végétale à la production de poires williams destinées à la transformation a été fixé à 1 130 €, contre 1 300 € en 2023. Il connaît donc une forte baisse. Pour rappel, les montants des autres aides couplées végétales, pour la plupart en baisse également par rapport à ceux de 2023, ont été fixés par deux arrêtés précédemment parus (les 6 et 21 février dernier) à :- 43,88 € pour la production de semences de graminées prairiales (48,40 € en 2023) ;- 588,45 € pour la production de cerises bigarreau destinées à la transformation (631,50 € en 2023) ;- 533,45 € pour la production de pêches pavie destinées à la transformation (563 € en 2023) ;- 1 583,85 € pour l’aide au maraîchage (1 747 € en 2023) ;- 122 € pour la production de légumineuses à graines et de légumineuses fourragères déshydratées ou destinées à la production de semences (même montant en 2023) ;- 148,61 € en zone de montagne (149 € en 2023) et 124 € hors zone de montagne (130 € en 2023) pour la production de légumineuses fourragères ;- 59,50 € pour la production de blé dur (54,50 € en 2023) ;- 92,16 € pour la production de pommes de terre féculières (92,40 € en 2023) ;- 132,65 € pour la production de riz (146,30 € en 2023) ;- 434 € pour la production de houblon (447,12 € en 2023) ;- 59 € pour la production de chanvre (83,40 € en 2023) ;- 947,51 € pour la production de prunes d’ente destinées à la transformation (980 € en 2023) ;- 950 € pour la production de tomates destinées à la transformation (1 160 € en 2023).

À noter : en principe, le paiement de ces aides intervient au mois de février et se poursuit au mois de mars.

Arrêté du 10 mars 2025, JO du 15

Article publié le 19 mars 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : All rights reserved

Politique de la ville : financement 2025 des associations nationales

Les associations nationales œuvrant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville doivent déposer leur demande de financement au plus tard le vendredi 18 avril.

Les pouvoirs publics ont lancé la campagne 2025 de demande de subvention pour les associations nationales qui contribuent à l’animation et à la qualification des acteurs de terrain ou qui conduisent des projets d’envergure nationale au profit des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).Cet appel à projets permet aux associations de financer leur fonctionnement (ingénierie, formation…), une ou plusieurs actions ainsi que l’innovation et l’expérimentation de projets. Sachant que les projets relevant des thématiques suivantes bénéficieront d’un financement prioritaire :
– la transition écologique ;
– la réussite éducative et scolaire ;
– l’emploi, le développement économique et l’entrepreneuriat ;
– l’accès aux droits, aux pratiques culturelles et sportives, au numérique (focus sur le soutien à la parentalité) ;
– l’aide à l’accès aux soins et à la prévention (focus Grande cause nationale 2025 sur la santé mentale) ;
– l’amélioration des conditions d’habitat et du cadre de vie ;
– la promotion de la citoyenneté, de l’engagement et de la participation des habitants ;
– la cohésion sociale notamment par la médiation sociale et l’attention aux liens entre la jeunesse et les institutions.

À savoir : les projets devront inclure dans leurs objectifs le respect de l’égalité entre les femmes et les hommes, la promotion des valeurs de la République et la lutte contre toutes formes de discriminations.

Les associations doivent envoyer leur demande de subvention
via le portail Dauphin au plus tard le vendredi 18 avril 2025.

Article publié le 19 mars 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : DR

Comptabilité simplifiée : comment bien la gérer

comptabilité simplifié chez un auto entrepreneur

Gérer sa comptabilité est souvent perçu comme une corvée, surtout quand on est à la tête d’une petite entreprise. Heureusement, il existe des méthodes simples pour suivre ses finances sans y passer des heures.

Vous voulez éviter les erreurs, respecter vos obligations et gagner du temps ? Cet article vous donne les clés pour bien gérer une comptabilité simplifiée.

Comprendre les principes de la comptabilité simplifiée

La comptabilité simplifiée est un régime allégé destiné aux petites entreprises, comme les auto-entrepreneurs et ceux sous le régime de la micro-entreprise. Elle permet de suivre les transactions sans devoir respecter toutes les obligations du Plan Comptable Général.

Contrairement aux grandes entreprises, il n’y a pas d’obligation de bilan comptable détaillé ni de compte de résultat.

Obligations minimales

Avec ce régime, il suffit de :

  • Tenir un livre des recettes mentionnant chaque encaissement.
  • Enregistrer les dépenses si l’activité impose un suivi des achats.
  • Conserver les factures et justificatifs pour la déclaration fiscale.

Les avantages de la comptabilité simplifiée

Ce type de gestion permet de :

  • Réduire le temps consacré à la comptabilité.
  • Limiter les coûts d’un expert-comptable.
  • Faciliter la planification financière avec une vision claire des flux de trésorerie.

Les outils pour une comptabilité simplifiée

Un simple tableau Excel peut suffire, mais l’utilisation d’un logiciel de comptabilité est recommandée. Certains outils permettent l’automatisation des entrées et la génération de rapports financiers.
Utiliser un outil adapté améliore la sécurité des données et assure une meilleure conformité aux normes fiscales.

Connaître ses obligations comptables

Gérer une comptabilité simplifiée ne signifie pas qu’il n’y a aucune règle à suivre. Chaque entreprise doit respecter certaines normes et obligations pour assurer sa conformité. Ces obligations varient selon le statut juridique et le régime fiscal.

Les obligations selon le statut de l’entreprise

Les exigences comptables ne sont pas les mêmes pour un auto-entrepreneur et une société. Voici un aperçu :

Statut Obligations comptables
Auto-entrepreneur Tenir un livre des recettes, conserver les factures, déclarer le chiffre d’affaires à l’URSSAF.
Entreprise individuelle Tenir un journal des transactions, établir un bilan annuel si soumis au régime réel.
Société (SARL, SAS, etc.) Tenir une comptabilité complète avec rapports annuels, déclaration fiscale et dépôt des comptes.

Les documents comptables obligatoires

Peu importe le statut, certaines documentations comptables doivent être tenues à jour :

  • Le livre des recettes : il enregistre tous les paiements encaissés.
  • Le registre des achats : obligatoire pour certaines activités.
  • Les factures : doivent être conservées au moins 10 ans.
  • Les relevés bancaires : permettent de vérifier les flux financiers.

Les déclarations fiscales et sociales

Respecter les échéances de déclaration est essentiel pour éviter des pénalités. Selon le régime fiscal, il faut :

  • Déclarer le chiffre d’affaires mensuellement ou trimestriellement pour un auto-entrepreneur.
  • Remplir une déclaration de bénéfices industriels et commerciaux (BIC) pour les entreprises soumises à l’impôt sur le revenu.
  • Établir une déclaration de TVA si l’entreprise dépasse certains seuils.

Utiliser un logiciel de comptabilité

Un bon logiciel de comptabilité permet d’automatiser certaines tâches et de garantir la sécurité des données. Il aide à :

  • Suivre les transactions en temps réel.
  • Générer des rapports financiers rapidement.
  • Faciliter la planification des paiements et des déclarations.

Respecter ces obligations permet d’éviter des erreurs et de mieux gérer son activité. Une bonne organisation comptable simplifie la gestion quotidienne et assure la conformité avec la fiscalité.

Méthodes pratiques pour gérer sa comptabilité soi-même

Organisation et archivage des documents essentiels

Une bonne organisation est la base d’une comptabilité simplifiée. Il faut classer et conserver tous les documents liés aux transactions de l’entreprise. Cela inclut :

  • Les factures d’achat et de vente
  • Les reçus de paiement
  • Les relevés bancaires
  • Les déclarations fiscales et sociales

Il est recommandé d’utiliser un système de classement numérique et papier. Un simple dossier sur un ordinateur, organisé par année et type de document, peut suffire. Pour plus de sécurité, une sauvegarde sur un cloud est une bonne option.

Les auto-entrepreneurs doivent aussi respecter certaines normes. Par exemple, le régime de la micro-entreprise impose la conservation des documents pendant au moins 10 ans.

Automatisation de la saisie et suivi de la trésorerie

La gestion manuelle des finances prend du temps et peut entraîner des erreurs. L’automatisation permet de gagner en efficacité. Plusieurs outils existent :

  • Un logiciel de comptabilité pour enregistrer les flux financiers
  • Une connexion bancaire automatique pour récupérer les transactions
  • Des applications de numérisation pour stocker les justificatifs

Un bon suivi de la trésorerie est capital. Il faut vérifier régulièrement les entrées et sorties d’argent. Un tableau de suivi simple peut suffire :

Date Type de transaction Montant Solde
01/06/2024 Facture client +500€ 1500€
05/06/2024 Paiement fournisseur -200€ 1300€

Avec ces méthodes, la comptabilité devient plus fluide et permet de mieux anticiper les obligations comme la déclaration à l’URSSAF.

Choisir et paramétrer le bon logiciel de comptabilité

Un bon logiciel de comptabilité simplifie la gestion financière d’une entreprise. Il permet d’automatiser les transactions, de générer des rapports et d’assurer la conformité aux normes fiscales. Mais comment choisir le bon outil ?

Critères de sélection et comparaison des outils disponibles

Il existe de nombreux logiciels, mais tous ne conviennent pas à votre activité. Voici les critères à prendre en compte :

  • Facilité d’utilisation : Un outil intuitif permet de gagner du temps.
  • Automatisation : La saisie automatique des transactions et la génération de rapports facilitent la gestion.
  • Conformité : Le logiciel doit respecter le Plan Comptable Général et les obligations fiscales.

Intégration : Il doit pouvoir se connecter à votre banque et à d’autres outils (facturation, CRM).
Coût : Certains outils sont gratuits pour les auto-entrepreneurs, d’autres nécessitent un abonnement.

Une fois le logiciel choisi, il faut bien le paramétrer :

  • Configurer les catégories : Définissez les postes de dépenses et de revenus.
  • Importer les données : Ajoutez vos anciennes factures et relevés bancaires.
  • Activer les automatisations : Paramétrez les rappels de déclaration et les exports comptables.

Un bon paramétrage garantit une organisation efficace et un meilleur contrôle des finances.

comptabilité gestion simplifiée

Conseils pour éviter les erreurs courantes et optimiser sa gestion

Tenir une comptabilité rigoureuse

Une comptabilité mal tenue peut entraîner des erreurs coûteuses. Il est essentiel d’enregistrer chaque transaction dès qu’elle a lieu. Ne repoussez pas cette tâche, car les oublis s’accumulent vite.

Utilisez un logiciel adapté pour automatiser l’enregistrement des entrées et sorties. Cela réduit les risques d’erreurs et facilite la planification financière.

Bien organiser ses documents

Conservez tous les justificatifs : factures, reçus, relevés bancaires. Une bonne documentation permet de justifier vos comptes en cas de contrôle.

  • Classez vos documents par catégorie : achats, ventes, charges.
  • Stockez-les numériquement pour éviter les pertes.
  • Respectez les délais légaux de conservation.

Anticiper les obligations fiscales

Les erreurs de déclaration peuvent coûter cher. Notez les échéances fiscales et préparez vos déclarations à l’avance.

Si vous êtes sous le régime de la micro-entreprise, vos obligations sont simplifiées, mais vous devez tout de même suivre vos revenus et charges avec attention.

Automatiser les tâches répétitives

L’automatisation permet de gagner du temps et d’éviter les erreurs humaines. De nombreux outils existent pour :

  • Générer des factures automatiquement.
  • Suivre les paiements et relancer les impayés.
  • Calculer les charges et la TVA.

Faire des contrôles réguliers

Vérifiez vos comptes chaque mois. Comparez vos relevés bancaires avec votre bilan comptable pour détecter d’éventuelles anomalies.

Un contrôle régulier permet d’éviter les mauvaises surprises et d’assurer la conformité avec les normes comptables.

Se former en comptabilité

Une bonne formation en comptabilité vous aide à mieux gérer votre activité. Même si vous recourez aux services d’un expert-comptable, comprendre les bases vous permet de mieux suivre votre gestion financière.

Des formations en ligne existent pour apprendre à gérer sa comptabilité de manière simplifiée et efficace.

Ce qu'il faut retenir

La comptabilité simplifiée permet aux petites entreprises de gérer leurs obligations comptables avec plus de souplesse. En tenant un livre des recettes, en conservant les justificatifs et en utilisant un logiciel adapté, il devient facile de suivre ses finances au quotidien. Avec un peu d’organisation et quelques automatismes, vous gagnez du temps, limitez les erreurs et restez en conformité avec la réglementation.

Un webinaire pour tout savoir des formations à la transformation numérique

Le dispositif de formations France Num pour accompagner les petites et moyennes entreprises dans leur usage des outils numériques arrive à échéance le 30 juin 2025. Pour en savoir plus, un webinaire d’une heure est organisé le 25 mars 2025.

Pour comprendre les enjeux du numérique et savoir par où commencer sa transformation numérique, France Num propose aux TPE-PME des accompagnements gratuits permettant d’expérimenter les usages et les solutions numériques. Tous ont été élaborés pour répondre à des besoins concrets autour de sujets variés : intelligence artificielle, réseaux sociaux, marque employeur, développement commercial, cybersécurité, facturation électronique…

Tester des outils adaptés à l’entreprise

Ces formations, proposées en ligne ou en présentiel, sont de deux types :- une sensibilisation d’environ 1 heure pour découvrir une solution ou des usages numériques centrés sur des difficultés opérationnelles ;- un accompagnement-action à travers un parcours d’environ 10 heures sur 2 semaines minimum, incluant du travail personnel, pour tester des outils et des usages adaptés au contexte de l’entreprise. Ces formations vont bientôt s’arrêter, à savoir le 30 juin 2025. Pour les entreprises qui hésitent encore à en profiter, un webinaire de présentation des formations et thématiques proposées est organisé le 25 mars 2025 à 12h.

Pour s’inscrire au webinaire : https://app.livestorm.co/bpifrance-france/tpe-et-pme-comment-engager-votre-transformation-numerique-avec-les-formations-france-num-par-bpifrance-1-copie

Article publié le 19 mars 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : Nitat Termmee

Exonération des travailleurs agricoles occasionnels : où en est-on ?

La loi de finances pour 2025 a pérennisé l’exonération de cotisations sociales patronales des travailleurs occasionnels qui devait initialement prendre fin au 31 décembre 2025.

Les employeurs agricoles qui recrutent des travailleurs occasionnels (CDD saisonniers, contrats vendange, CDD d’usage…) pour réaliser des tâches liées au cycle de la production animale ou végétale, aux travaux forestiers ou aux activités constituant le prolongement direct de l’acte de production (transformation, conditionnement et commercialisation) peuvent bénéficier d’une exonération spécifique des cotisations sociales patronales (maladie, maternité, invalidité-décès, retraites de base et complémentaire, allocations familiales…) normalement dues sur leurs rémunérations.


Rappel : cette exonération de cotisations est totale pour une rémunération mensuelle brute inférieure ou égale à 1,25 fois le Smic (soit 2 252,25 €), dégressive pour une rémunération comprise entre 1,25 et 1,6 fois le Smic (entre 2 252,25 € et 2 882,88 €) et nulle lorsque la rémunération atteint 1,6 fois le Smic mensuel.

Une exonération pérennisée et étendue

L’exonération de cotisations sociales pour les travailleurs occasionnels agricoles devait prendre fin au 31 décembre 2025. Mais finalement, comme l’avait annoncé le gouvernement au printemps 2024, ce dispositif a été pérennisé par la loi de finances pour 2025.Par ailleurs, peuvent désormais bénéficier de cette exonération les coopératives d’utilisation du matériel agricole ainsi que les coopératives de conditionnement de fruits et légumes.

Une option pour la réduction générale des cotisations d’ici fin mars

L’exonération de cotisations sociales pour les travailleurs occasionnels agricoles s’applique dans la limite de 119 jours de travail, consécutifs ou non, par année civile et par salarié. Aussi elle peut parfois être moins avantageuse que la réduction générale des cotisations sociales patronales accordée à tous les employeurs sur les rémunérations inférieures à 1,6 fois le Smic (soit 2 882,88 € brut par mois).En conséquence, les employeurs agricoles peuvent renoncer à l’exonération de cotisations liée aux travailleurs occasionnels et demander, à la place, l’application de la réduction générale des cotisations sociales patronales.Pour prétendre à la réduction générale au titre de l’année 2024 et à la régularisation de cotisations qui en découle, les employeurs doivent en faire la demande auprès de la Mutualité sociale agricole (MSA) au plus tard le 31 mars 2025.Loi n° 2025-199 du 28 février 2025, JO du 28

Article publié le 18 mars 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : Copyright: Tomaz Levstek

Défaut de notification d’un projet de cession de parts de SARL

Lorsqu’un projet de cession de parts de SARL n’a pas été notifié aux associés par l’associé cédant, ce dernier n’est pas en droit d’invoquer le défaut de notification pour demander l’annulation de la cession.

Dans une SARL, les cessions de parts sociales ne peuvent être consenties à des tiers (c’est-à-dire à des personnes autres que les associés, leurs conjoints, leurs ascendants ou leurs descendants) qu’avec le consentement des associés. En pratique, le projet de cession doit être notifié, par acte de commissaire de justice ou par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, à la société et à chacun des associés. L’autorisation de la cession (on parle d’agrément) devant être donnée par la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales, sauf si les statuts prévoient une majorité plus forte. Et attention, en raison de son caractère impératif, ce formalisme de la notification doit être scrupuleusement respecté. Car une cession qui serait opérée sans que le projet ait été préalablement notifié à la société et aux associés encourrait la nullité.

Qui peut demander l’annulation de la cession ?

À ce titre, les juges viennent de rappeler que seuls la société et les associés auxquels le projet de cession doit être notifié peuvent, si cette formalité n’a pas été accomplie, demander l’annulation de la cession, mais pas l’associé cédant.

Commentaire : l’action en annulation de la cession pour cause de non-respect de la procédure est réservée à ceux qui doivent être protégés contre l’arrivée d’un nouvel associé dans la société, donc à la société elle-même et aux associés autres que le cédant. Ni le cédant ni l’acquéreur des parts sociales ne peuvent donc invoquer le défaut de notification du projet de cession pour demander l’annulation de l’opération.

Cassation commerciale, 12 février 2025, n° 23-13520

Article publié le 18 mars 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : Antonio Diaz

Avocats : vos cotisations de retraite évoluent !

La Caisse nationale des barreaux français a récemment modifié les taux de cotisation d’assurance vieillesse des avocats non salariés.

La Caisse nationale des barreaux français (CNBF), chargée de gérer le régime d’assurance retraite et de prévoyance des avocats non salariés, vient de publier les taux des cotisations sociales personnelles que ces derniers doivent acquitter au titre de l’année 2025. Avec quelques modifications à la clé…

Pour la retraite de base

Au titre de l’assurance retraite de base, les avocats sont redevables d’une cotisation forfaitaire fixée, pour l’année 2025, à :
– 351 € pour la 1re année d’exercice ;
– 705 € pour la 2e année d’exercice ;
– 1 106 € pour la 3e année d’exercice ;
– 1 505 € pour les 4e et 5e années d’exercice ;
– 1 921 € à partir de la 6e année et pour les avocats de 65 ans et plus. Et ils sont aussi redevables d’une cotisation proportionnelle à leur revenu dont le taux s’élève à 3,20 % (contre 3,10 % prévus initialement en début d’année par la CNBF). Cette cotisation étant calculée de manière provisionnelle sur le revenu de l’année 2023, dans la limite de 297 549 €. Précisons que les avocats inscrits à l’Ordre en 2024 ou 2025 règlent, quant à eux, une cotisation forfaitaire fixée à 286 € (contre 277 € prévus initialement).

À noter : l’augmentation du taux de cette cotisation proportionnelle (et de la cotisation forfaitaire due par les avocats en début d’activité) doit encore être officialisée par un décret.

Pour la retraite complémentaire

Là encore, en matière de retraite complémentaire, certains taux de cotisations sont revus à la hausse par rapport au barème précédemment publié par la CNBF. Ces augmentations, qui concernent bien les cotisations dues au titre de l’année 2025, ne seront toutefois pas intégrées dans les appels de cotisations adressés aux avocats cette année. En effet, elles feront l’objet d’une régularisation en 2026, une fois que le revenu professionnel 2025 des avocats sera connu.

Précision : lors de cette régularisation sera également appliquée la réforme de l’assiette de calcul des cotisations sociales. Pour rappel, cette réforme consiste à retenir une seule et même assiette pour le calcul de l’ensemble des cotisations et contributions sociales dues par les travailleurs non salariés.

Taux des cotisations de retraite complémentaire dues par les avocats au titre de 2025
Revenu professionnel /
Classe de cotisation choisie
De 1
à 42 507 €
De 42 508
à 85 014 €
De 85 015
à 127 521 €
De 127 522
à 170 028 €
De 170 029
à 212 535 €
Classe 1 7 %
Actuellement 5,20 %
10,20 %
Actuellement 10 %
11,70 % 13,40 % 15,10 %
Classe 2 7 %
Actuellement 6 %
11,60 % 13,70 % 15,80 % 17,90 %
Classe 2+ 7 %
Actuellement 6 %
11,60 % 13,70 % 15,80 % 20,40 %

À savoir : le montant de la cotisation forfaitaire mise à la charge des avocats inscrits à l’Ordre en 2024 ou 2025 n’a pas été relevé et est donc toujours fixé à 465 € (classe 1) au titre de l’année 2025. De même, la cotisation d’invalidité-décès due par les avocats en 2025 s’élève toujours à 68 € (de la 1re à la 4e année d’exercice ou à 170 € (dès la 5e année d’exercice et pour les avocats âgés de 65 ans et plus).

www.cnbf.fr

Article publié le 18 mars 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : PhotoAlto/Eric Audras

Les nouveautés sociales de la loi de finances et de la LFSS

Comme chaque année, la loi de finances et la loi de financement de la Sécurité sociale comportent différentes mesures intéressant les employeurs.

Les lois de finances et de financement de la Sécurité sociale apportent leur lot de nouveautés sociales pour les employeurs. Le point sur les nouvelles mesures introduites et les dispositifs reconduits en 2025.

Réduction des cotisations sociales patronales

Les employeurs bénéficient de taux réduits de cotisation d’assurance maladie (7 % au lieu de 13 %) et de cotisation d’allocations familiales (3,45 % au lieu de 5,25 %) sur les rémunérations des salariés ne dépassant pas certains plafonds. Des plafonds qui diminuent cette année. Ainsi, en 2025, le taux réduit de la cotisation d’assurance maladie concerne les salaires allant jusqu’à 2,25 Smic (contre 2,5 Smic en 2024) et celui de la cotisation d’allocations familiales les salaires n’excédant pas 3,3 Smic (contre 3,5 Smic en 2024).

À noter : contrairement à ce qui était envisagé, le taux maximal de la réduction de cotisations sociales patronales applicable aux salaires inférieurs à 1,6 Smic n’est pas abaissé en 2025. En revanche, les primes de partage de la valeur accordées aux salariés sont désormais intégrées, notamment, dans la rémunération servant de base au calcul de cette réduction.

Exonération des pourboires

De 2022 à 2024, les pourboires remis aux salariés étaient exonérés d’impôt et de cotisations sociales. Ce régime de faveur est prolongé d’une année. Ainsi, les pourboires remis volontairement aux salariés en contact avec la clientèle, soit directement soit par l’entremise de l’employeur, bénéficient jusqu’au 31 décembre 2025 d’une exonération d’impôt sur le revenu, de toutes les cotisations et contributions sociales d’origine légale ou conventionnelle (cotisations de Sécurité sociale, cotisation AGS, CSG-CRDS…) ainsi que, notamment, de contribution Fnal, de versement mobilité, de contribution à la formation professionnelle et de taxe d’apprentissage. Cet avantage est cependant réservé aux salariés qui perçoivent, au titre du mois concerné et sans compter les pourboires, une rémunération n’excédant pas 1,6 Smic (2 882,88 € brut).

En pratique : sont concernés tous les secteurs d’activité dans lesquels des pourboires peuvent être volontairement versés aux salariés (hôtellerie, restauration, coiffure, esthétique, taxis, théâtre, tourisme, etc.).

Trajets domicile-travail

Les employeurs ont l’obligation de prendre en charge 50 % du coût de l’abonnement aux transports publics de personnes et aux services publics de location de vélos utilisés par leurs salariés pour effectuer leurs trajets domicile-travail. Cette participation est exonérée d’impôt sur le revenu mais aussi de cotisations sociales et de CSG-CRDS. De 2022 à 2024, la limite d’exonération de cette participation a été portée de 50 à 75 % du coût de l’abonnement. Cette mesure est reconduite pour l’année 2025.

Travailleurs occasionnels

Les employeurs agricoles qui recrutent des travailleurs occasionnels (CDD saisonniers, contrats vendanges, CDD d’usage…) pour réaliser des tâches liées au cycle de la production animale ou végétale, aux travaux forestiers ou aux activités constituant le prolongement direct de l’acte de production (transformation, conditionnement et commercialisation) peuvent bénéficier d’une exonération spécifique des cotisations sociales patronales normalement dues sur leurs rémunérations. Cette exonération, qui devait être supprimée à compter de 2026, est finalement pérennisée. Par ailleurs, peuvent en bénéficier désormais les coopératives d’utilisation du matériel agricole et les coopératives de conditionnement de fruits et légumes.

Rappel : l’exonération de cotisations est totale pour une rémunération mensuelle brute inférieure ou égale à 1,25 Smic, dégressive pour une rémunération comprise entre 1,25 et 1,6 Smic et nulle lorsque la rémunération atteint 1,6 Smic.

Versement mobilité régional

Les autorités organisatrices de la mobilité (communautés d’agglomération, communautés urbaines, syndicats mixtes…) peuvent instaurer sur leur territoire une contribution, appelée « versement mobilité », destinée à financer les transports en commun. Une contribution dont le taux varie selon les territoires et qui est due, sur leur masse salariale, par les entreprises d’au moins 11 salariés. Cette possibilité de mettre en place un versement mobilité sur leur territoire est désormais ouverte également aux régions métropolitaines (sauf l’Île-de-France qui disposait déjà de cette compétence) et à la collectivité de Corse. Ce versement dont le taux, défini par la région, ne peut pas dépasser 0,15 %, s’ajoute, le cas échéant, au versement mobilité déjà mis en place par une autre autorité organisatrice de la mobilité.

Monétisation des jours de RTT

Depuis 2022, les salariés qui bénéficient de jours de réduction du temps de travail (RTT) peuvent demander leur rachat (ou monétisation) à leur employeur. Ce dispositif, qui devait cesser de s’appliquer fin 2025, a été reconduit jusqu’au 31 décembre 2026. En pratique, si son employeur accepte sa demande de rachat, le salarié travaille au lieu de poser une journée ou une demi-journée de repos et perçoit, en contrepartie, une rémunération majorée. Cette majoration correspond à celle appliquée aux heures supplémentaires, soit à 25 %, sauf taux différent (sans pouvoir être inférieur à 10 %) prévu dans un accord d’entreprise ou d’établissement (ou, à défaut, un accord de branche). Les heures de travail accomplies par les salariés au titre de la monétisation de leurs RTT donnent droit, pour les employeurs, à une déduction forfaitaire de cotisations sociales fixée à 1,50 € (par heure) pour les entreprises de moins de 20 salariés (0,50 € pour celles qui comptent au moins 20 et moins de 250 salariés). De leur côté, les salariés bénéficient, sur la rémunération (majoration comprise) des RTT monétisés, d’une réduction des cotisations d’assurance vieillesse. Et cette rémunération est exonérée d’impôt sur le revenu, dans la limite de 7 500 € par an, cette limite comprenant également la rémunération (majoration comprise) des heures supplémentaires et complémentaires effectuées durant l’année.

Activité partielle de longue durée rebond

L’activité partielle permet aux employeurs confrontés à une baisse provisoire d’activité de réduire le temps de travail de leurs salariés ou de fermer temporairement leur entreprise. Dans cette situation, les employeurs versent à leurs salariés une indemnité qui leur est ensuite partiellement remboursée par l’État. Afin d’assurer le maintien dans l’emploi de leurs salariés, les entreprises confrontées, cette fois, à une réduction durable de leur activité qui n’est toutefois pas de nature à compromettre leur pérennité pourront bientôt recourir à l’activité partielle de longue durée rebond (APLD-R). Le recours à ce dispositif impliquera soit la signature d’un accord collectif au niveau de l’entreprise, de l’établissement ou du groupe, soit, le cas échéant, après consultation du comité social et économique, l’élaboration d’un document unilatéral de l’employeur conforme à un accord de branche étendu conclu en matière d’APLD-R. Cet accord ou ce document devront être transmis à la DDETS (direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités) pour validation jusqu’à une date déterminée par décret, et au plus tard le 28 février 2026.

À suivre : la durée maximale de l’autorisation de recours à l’APLD-R ainsi que les niveaux d’indemnisation des salariés et de remboursement des employeurs doivent encore être fixés par un décret.

En bref

Pour les contrats d’apprentissage conclus depuis le 1er mars 2025, les apprentis doivent payer des cotisations sociales sur la part de leur rémunération excédant 50 % du Smic (contre 79 % du Smic auparavant).Au 1er mars 2025, le taux de la contribution patronale spécifique due sur les attributions gratuites d’actions est passé de 20 à 30 %. Au 1er mars 2025, le seuil de dépenses consacrées à la R&D pour bénéficier des exonérations d’impôt sur les bénéfices (en cas de création avant 2024), d’impôts locaux et de cotisations sociales « jeunes entreprises innovantes » est passé de 15 à 20 % des charges.

Loi n° 2025-127 du 14 février 2025, JO du 15Loi n° 2025-199 du 28 février 2025, JO du 28

Article publié le 17 mars 2025 – © Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : Christine Balderas 2024