Une nouvelle fonctionnalité dans Word pour les longs documents

Pour faciliter le travail en collaboration sur des documents longs, Microsoft propose aux utilisateurs de créer un lien direct pointant vers des emplacements spécifiques au sein d’un document.

Travailler en collaboration sur des documents Word peut parfois se révéler complexe : difficulté à se repérer dans les pages, à comprendre de quoi parle un collaborateur, confusion entre les informations… Microsoft propose bien un système de commentaires mais qui n’est pas toujours efficace et pratique. Pour pallier ce problème, il vient d’insérer une nouvelle fonctionnalité qui permet désormais aux différents intervenants sur le document d’insérer un lien vers un emplacement du document.

Discuter du contenu plus efficacement

Ce système permet à l’utilisateur de guider le collaborateur directement là où il doit aller. Les équipes peuvent ainsi éditer et discuter du contenu plus efficacement, accélérer le processus d’examen et de résolution des commentaires, et communiquer clairement aux collaborateurs les points qui nécessitent un retour d’information. Concrètement, il suffit de sélectionner le contenu pour lequel il faut créer un lien, de cliquer avec le bouton droit sur la sélection pour ouvrir le menu contextuel, puis sélectionner « Copier le lien vers l’emplacement » (ou « Copy Link to Location »).

Article publié le 10 septembre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR

Observatoire de la Qualité des Réseaux en fibre optique

L’Arcep a publié la 8 édition de son observatoire sur la qualité des réseaux en fibre optique en France. Si l’état global des réseaux s’améliore et les pannes se stabilisent, des difficultés persistent.

Les réseaux en fibre optique sont aujourd’hui le support indispensable des services de télécommunications et notamment d’accès fixe à internet. La qualité de ces réseaux est donc devenue un enjeu majeur. Parmi ses différentes missions, l’Arcep s’assure de cette qualité. Elle a mis en place, dès 2019, des travaux avec les opérateurs afin de résoudre les difficultés observées et se charge du suivi du plan d’action gouvernemental « Qualité de la fibre » de 2022. Un observatoire de la qualité de la fibre optique complète ce dispositif. Il mesure les effets des travaux engagés par la filière sur la qualité de leur exploitation.

Stabilisation du taux de pannes

Parmi les principaux enseignements de cette 8e édition, l’Observatoire note une stabilisation du taux mensuel de pannes signalées à l’opérateur d’infrastructure (à 0,12 %), de même que du taux moyen d’échecs au raccordement (autour de 6 %). Toutefois, certains réseaux identifiés présentent des taux de pannes et d’échecs de raccordement au-dessus des standards de marché. L’Arcep appelle à maintenir les efforts engagés sur toutes les zones où les indicateurs de qualité restent dégradés.

Pour en savoir plus : www.arcep.fr

Article publié le 02 septembre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR

Nouvelle obligation pour les e-commerçants : la fonctionnalité de rétractation

Depuis le 19 juin 2026, les professionnels de la vente en ligne doivent obligatoirement proposer à leurs clients une fonctionnalité leur permettant de se rétracter directement sur le site ou l’application. FranceNum fait le point sur cette nouvelle obligation.

Le droit de rétractation permet à un consommateur d’annuler son achat effectué en ligne dans un délai de 14 jours, sans avoir à se justifier. Ce délai démarre à compter de la réception du bien (ou de la réception du dernier produit livré lorsque la commande comprend plusieurs articles) ou de la signature du contrat lorsqu’il s’agit d’une prestation de services. Lorsque le consommateur se rétracte, le professionnel doit alors lui rembourser l’intégralité des sommes versées, frais de livraison compris, dans un délai de 14 jours. Pour faciliter cette rétractation, un décret, qui transpose une directive européenne du 22 novembre 2023, impose à tous les professionnels, depuis le 19 juin 2026, de mettre en place une fonctionnalité gratuite, directement accessible depuis le site ou l’appli.

Une amende administrative à la clé

Le site gouvernemental France Num rappelle que cette fonctionnalité doit notamment être clairement identifiable, avec une mention du type « renoncer au contrat ici » ou une formule analogue, claire et sans ambiguïté. Elle doit également être affichée de manière visible et facilement accessible sur l’interface en ligne, et rester disponible pendant toute la durée du délai de rétractation. Et attention : le non-respect de cette nouvelle obligation est passible d’une amende administrative pouvant atteindre 15 000 € pour une personne physique et 75 000 € pour une personne morale.

Pour en savoir plus : www.francenum.gouv.fr

Article publié le 25 août 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : MStock – stock.adobe.com

AI Overviews réinvente Google

Depuis le 22 juillet 2026, AI Overviews, la fonctionnalité de résumé de Google, est effective en France.

Déjà disponible dans plus de 120 pays étrangers, AI Overviews est arrivé en France. Cet outil transforme les résultats du moteur le plus utilisé du monde en résumés sourcés. Une nouvelle fonctionnalité qui va changer les pratiques des utilisateurs, mais aussi celles des éditeurs de sites web et de contenus.

Gemini à la manœuvre

Derrière AI Overviews se cache l’IA maison, Gemini. Concrètement, lorsqu’une recherche est lancée sur Google, cette IA analyse les contenus des pages retenues dans les résultats pour en faire un résumé. L’idée étant de faire gagner du temps à l’utilisateur, tout en lui permettant d’approfondir le sujet en proposant des liens vers les contenus sourcés. Sachant, en outre, qu’AI Overviews n’apparaît pas pour toutes les requêtes, mais seulement lorsque les systèmes de Google estiment qu’elle peut apporter un avantage supplémentaire. Les recherches locales ne seront donc pas concernées (trouver un restaurant ou un autre professionnel dans une ville, par exemple). Doté de cette nouvelle fonctionnalité, Google ne se transforme pas en IA (Gemini existe déjà), mais intègre sa puissance de synthèse et son mode conversationnel, avec l’objectif de réunir le meilleur des deux mondes. En ligne de mire : maintenir son leadership dans la recherche en ligne en offrant tous les modes de recherche possibles et, dans le même temps, préserver son modèle économique basé sur la publicité, mais aussi sur le référencement payant.

Une visibilité à repenser

AI Overviews ne se contente pas de résumer les pages qui s’affichent dans la première page de résultats de Google. Elle s’intéresse aussi aux contenus de pages moins bien classées dès lors qu’ils répondent mieux à la question. Si elle reste indispensable pour assurer la visibilité de son site, l’approche de référencement SEO doit donc être complétée par un travail d’optimisation pour les IA (Generative Engine Optimization : GEO). C’est la seule solution pour continuer à exister dans les deux mondes. Pour répondre aux questions des internautes, AI Overviews, comme les autres interfaces de recherche générative, privilégie les contenus experts qui apportent une réponse claire et sont régulièrement mis à jour. En pratique, l’outil favorise les contenus bien structurés, sourcés, signés et rédigés dans un langage simple. Les formats les plus susceptibles d’être repris sont ceux qui vont droit au but : définitions, modes d’emploi, FAQ, comparatifs ou synthèses. À l’inverse, les pages trop promotionnelles, peu structurées ou trop vagues ont moins de chances d’être sélectionnées. Pour les éditeurs de sites, l’enjeu n’est donc plus seulement d’apparaître en bonne position dans les résultats classiques, mais de produire des contenus « citation-ready », pensés pour être compris, extraits et réutilisés par les systèmes d’IA de Google. C’est tout l’objet du GEO.

Les enseignements américains

Déployé dès 2024 aux États-Unis, AI Overviews a déjà commencé a transformé le paysage de la recherche et l’économie du trafic internet. En plaçant un résumé en tête des résultats, l’outil a modifié les comportements de clic. Les données collectées par plusieurs agences SEO et cabinets d’analyse américains (BrightEdge, Conductor, Seer Interactive) permettent de mesurer les premiers impacts à l’échelle des États-Unis. Tout d’abord, on note que sur Google, les résumés s’affichent, désormais, dans presque 50 % des requêtes et quasiment dans la totalité de celles formulées en question directe de type : « qui, quoi, comment ? ». En outre, en présence d’un résumé, dans plus de 60 % des cas, l’internaute n’effectue aucun clic et se contente de l’information fournie par AI Overviews. Conséquence : le taux de clic des premiers résultats des pages de recherche de Google est passée, en quelques mois, de 30 % à moins de 20 %. Autre information notable : entre 60 % et 80 % des liens cités au sein des résumés d’AI Overviews proviennent de pages qui ne figuraient pas dans le top 10 des résultats de recherches classiques pour la même requête, la primeur étant désormais donnée non plus aux contenus les plus « connus », mais aux plus experts, sourcés et pertinents.

Article publié le 20 août 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : PixieMe – stock.adobe.com

Résultats des contrôles des ondes émises par les mobiles en 2025

Comme tous les ans, l’Agence nationale des fréquences (ANFR) contrôle les terminaux mobiles existant sur le marché. Objectif : vérifier qu’ils respectent les limites réglementaires européennes prévues. Elle vient de publier ses résultats pour 2025.

Pour l’année 2025, 80 équipements ont été contrôlés par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), dont 73 téléphones mobiles. L’organisme vérifie à la fois le respect des obligations administratives (marquage CE, constitution du dossier de conformité) et des mesures de DAS, c’est-à-dire la quantité d’énergie des ondes électromagnétiques absorbées par le corps lors de l’usage d’un téléphone mobile. Sachant que l’Europe a fixé des limites réglementaires à 2 W/kg pour le DAS tête et tronc, et à 4 W/kg pour le DAS membre.

17 modèles ont fait l’objet de mesures correctives

Plusieurs situations de non-conformité ont été relevées. 9 terminaux présentaient un dépassement des valeurs limites réglementaires de DAS, dont 8 pour le DAS membre et 1 pour le DAS tête. 8 terminaux n’avaient pas respecté leurs obligations administratives, notamment des insuffisances de marquage CE, absences ou incomplétudes de dossier technique. 17 modèles ont donc fait l’objet de mesures correctives, dont certains ont été retirés du marché. L’ensemble des résultats de mesures de DAS est accessible via la plate-forme opendata de l’Agence.

Pour en savoir plus : https://data.anfr.fr/

Article publié le 20 août 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : Alisa siangjam – stock.adobe.com

Dernière phase d’exploitation pour la 2G

Avec la montée en puissance de la 4G et de la 5G, les opérateurs entament une diminution progressive des réseaux mobiles de deuxième génération (2G). L’ANFR a recensé leur évolution.

Selon l’ANFR, au 1er mai 2026, la France comptait 72 187 sites mobiles autorisés toutes générations confondues, dont 71 982 sites 4G et 55 049 sites 5G autorisés, mais aussi encore 38 181 sites 2G en service. Afin de moderniser les infrastructures et de développer des services plus performants, les opérateurs vont progressivement mettre fin au réseau mobile 2G. Orange a lancé ainsi l’extinction progressive de son réseau 2G en commençant par des communes du Sud-Ouest. Cette première étape lui permet de tester la transition avant de l’étendre aux départements voisins, puis à l’ensemble du territoire national.

Une réduction progressive

Bouygues Telecom, de son côté, réduit lui aussi progressivement son réseau 2G, en ciblant notamment les grandes agglomérations. En avril, plusieurs antennes ont ainsi été désactivées à Toulouse, à Rennes, à Marseille, à Lyon et à Paris. À ce stade, SFR n’a pas encore engagé de réduction significative de son réseau 2G. Seules quelques antennes ont été désactivées. Chaque opérateur poursuit donc sa propre stratégie, mais ces premières actions confirment que la fin de la 2G est désormais proche.

Article publié le 21 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : alex_photohub – stock.adobe.com

Centres de données : des émissions de CO2 en forte hausse

Une récente étude révèle que les émissions des centres de données ont atteint 286 millions de tonnes de CO2 en 2025, soit 57 % de plus que les évaluations antérieures.

Dédiés au stockage des données et à l’interconnexion des réseaux télécoms, les centres de données (datacenters) sont aujourd’hui indispensables pour les nouveaux usages liés à l’intelligence artificielle (IA) qui se multiplient. Selon une étude d’Allianz Trade, cette dernière représente déjà 15 % à 20 % de la consommation électrique des datacenters. Elle pourrait grimper jusqu’à 40 % et entraîner une émission de 643 millions de tonnes de CO2 par an d’ici 2030.

Des variations selon l’origine de l’électricité

Cette empreinte carbone varie selon les pays et l’origine de l’électricité utilisée, par exemple 600 gCO2/kWh en Inde contre moins de 30 g en Norvège ou en Suède. La France se situe à 41 gCO2/kWh, alors que l’Allemagne atteint 329 gCO2/kWh compte tenu de l’usage encore élevé du charbon dans sa production. Côté hydrique, les besoins augmentent aussi fortement. Toujours selon l’étude d’Allianz Trade, les centres de données auraient consommé environ 814 milliards de litres d’eau dans le monde en 2025 et pourraient avoisiner les 1 800 milliards de litres à la fin de la décennie.

Article publié le 20 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : GoAerials – stock.adobe.com

Impact de l’intelligence artificielle sur les DPO

Chargé de mettre en œuvre la conformité des pratiques au règlement européen sur la protection des données au sein de son entreprise, le délégué à la protection des données (DPO) voit son rôle bousculé par l’intégration de l’IA dans les pratiques professionnelles.

Une étude lancée par l’AFCDP* et la CNIL en 2025, intitulée « les DPO à l’heure de l’IA », s’est penchée sur la fonction de DPO et sur ses perspectives d’évolution, comte tenu notamment de l’utilisation de l’intelligence artificielle et de l’application du règlement européen IA (RIA). Elle révèle d’abord que les DPO ont des profils très diversifiés, que ce soit en termes d’expériences, de domaine d’origine, de ressources ou de temps consacré à la fonction et selon la taille de la structure dans laquelle ils travaillent. 79 % des DPO exercent leur fonction en tant que DPO internes et 54 % sont issus d’autres domaines d’expertise que le juridique et l’informatique.

Peu de DPO ont suivi une formation spécifique sur l’IA

Concernant l’IA, 70 % des entreprises sondées utilisent ou prévoient d’utiliser l’IA. À ce titre, plus de la moitié des DPO indiquent être souvent ou systématiquement associés aux projets IA. 31 % précisent avoir commencé à se préparer à l’entrée en application du règlement IA, mais 27 % seulement déclarent disposer d’un bon niveau de connaissance du texte et 85 % ne pas encore avoir suivi de formation spécifique sur l’IA.La CNIL indique qu’elle poursuivra son rôle d’accompagnement des DPO en continuant à développer des outils et des ressources pratiques.Pour consulter l’étude : www.cnil.fr
* Association française des correspondants à la protection des données

Article publié le 15 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : ale studio – stock.adobe.com

La MalletteCyber Pro pour sensibiliser les entreprises aux cyberattaques

Le site Cybermalveillance.gouv.fr, en partenariat avec le CNOEC, lance la MalletteCyber Pro, un outil pédagogique gratuit pour aider les TPE-PME à mieux se protéger face aux cyberattaques.

Parfois moins bien informées et moins bien protégées, les TPE-PME sont souvent des cibles de choix pour les cybercriminels. Pour leur permettre de mieux se préparer face aux cyberrisques, Cybermalveillance.gouv.fr, en sa qualité de dispositif national d’assistance et de prévention cyber, leur propose un nouvel accompagnement : la MalletteCyber Pro. Cet outil permet de sensibiliser les TPE-PME de façon ludique et pédagogique pour qu’elles adoptent de bons réflexes et ancrent durablement les bonnes pratiques dans leur structure.

Une appropriation ludique des risques et des solutions

La mallette comprend un livret pédagogique avec des fiches réflexes et pratiques, une affiche synthétisant les menaces courantes et les bonnes pratiques, un jeu de cartes pour une appropriation ludique des risques et des solutions, et une infographie résumant les bons réflexes à adopter, le tout en version imprimable par soi-même ou en version pour imprimeur. Elle est téléchargeable gratuitement sur Cybermalveillance.gouv.fr en licence ouverte (licence Etalab 2.0). Pour en savoir plus : www.cybermalveillance.gouv.fr

Article publié le 09 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : 7IMJAGO

Six cas d’usage dans lesquels l’IA peut aider les entreprises

Pour inciter les entreprises à intégrer l’intelligence artificielle dans leur fonctionnement, le site gouvernemental France Num présente six cas d’usage qui répondent à des problématiques concrètes quotidiennes.

Pour certaines entreprises, notamment les plus petites, l’intelligence artificielle (IA) paraît encore complexe à mettre en œuvre. Elles pensent qu’elle est réservée aux grandes entreprises ou aux spécialistes du numérique. Pourtant, les dirigeants qui l’utilisent d’ores et déjà en retirent de grands bénéfices, quels que soient la taille de leur entreprise et leur secteur d’activité, notamment pour répondre à des problématiques très concrètes de leur quotidien. Pour aider toutes les entreprises à mieux comprendre quels avantages elles peuvent retirer de l’IA, France Num s’est basée sur des retours d’expérience d’entreprises françaises pour identifier six grands cas d’usage intéressants.

Gagner du temps sur les tâches administratives

Parmi les situations présentées, France Num explique comment l’IA peut aider à produire certains contenus plus facilement, qu’il s’agisse de publications, de réponses aux avis clients… ou encore comment gagner du temps sur les tâches administratives, comme les devis, les appels d’offres, les rapports techniques, les courriers, les relances… Pour chaque cas d’usage, un renvoi est fait vers une fiche détaillée qui comporte des conseils et des ressources pour bien démarrer et des témoignages inspirants.

Pour en savoir plus : www.francenum.gouv.fr

Article publié le 09 juillet 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : theshooter – stock.adobe.com