Attention aux reconstitutions d’adresses électroniques professionnelles !

Des données personnelles accessibles sur internet sont parfois récupérées par des organismes pour reconstituer une adresse électronique professionnelle et faire de la prospection. La CNIL fait le point sur les droits des professionnels concernés.

Certains organismes arrivent à reconstituer des adresses électroniques professionnelles à partir de déductions d’informations personnelles trouvées en ligne, par exemple avec les nom et prénom du professionnel ainsi que l’identité de l’entreprise dans laquelle il travaille en observant comment sont construites les adresses mails de cette entreprise. Cela leur permet ensuite de constituer des listes de contacts professionnels pour les contacter ou envoyer des messages de prospection.

Respecter le RGPD

La CNIL rappelle que même si les informations utilisées pour reconstituer les adresses mails sont accessibles sur internet, l’utilisation de ces dernières doit respecter le règlement général sur la protection des données (RGPD) et les règles spécifiques applicables à la prospection commerciale. Les organismes ne peuvent notamment pas utiliser l’adresse électronique reconstituée si le professionnel s’y est opposé. Ils doivent également traiter les demandes d’exercice des droits d’accès, de rectification, d’effacement et de limitation, en respectant les délais et conditions prévus par le RGPD et la loi.

Pour en savoir plus : www.cnil.fr

Article publié le 04 novembre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : Roman – stock.adobe.com

Première édition des « Territoires numériques »

Pour clôturer l’événement du Cybermois d’octobre, le Campus Cyber et l’Innovation Makers Alliance (IMA) proposent une journée de débats et de tables rondes dans le cadre d’un nouvel événement, les « Territoires numériques ».

Chaque année du 1er au 31 octobre, le Cybermois propose de sensibiliser et d’aider les citoyens, les entreprises, les associations et les collectivités à mieux se protéger contre les cybermenaces. Cette année, un nouvel événement clôturera ce cybermois. Ainsi, la journée « Territoires numériques » réunira élus, collectivités, institutions publiques, entreprises, acteurs de la cybersécurité et de l’innovation pour échanger sur l’adoption de l’intelligence artificielle par les territoires, renforcer la cyber-résilience et favoriser une plus grande maîtrise des infrastructures, des outils et des données.

Des initiatives déjà opérationnelles

Au programme de cette journée : retours d’expérience, cas d’usage, tables rondes, ateliers et séquences institutionnelles. L’objectif étant de présenter des initiatives déjà opérationnelles en matière d’IA générative, d’IA agentique, de souveraineté technologique, d’open source, de cloud et de cybersécurité, dont les enseignements pourront directement bénéficier aux collectivités françaises. L’événement aura lieu le mercredi 4 novembre 2026 au Campus Cyber à Puteaux, de 9h à 17h30.

Pour en savoir plus : https://campuscyber.fr/

Article publié le 28 octobre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR

Digitalisation : où en sont les TPE-PME ?

Publié pour la 6 année consécutive par la Direction générale des entreprises, le Baromètre France Num fait le point sur l’usage du numérique par les petites entreprises, ses effets de levier et les freins qui ralentissent son adoption. Retour sur les principaux enseignements de ce sondage.

Une perception positive du numérique

Comme chaque année, la Direction générale des entreprises et le Crédoc publient le Baromètre France Num. Un sondage au cours duquel 9 655 dirigeants d’entreprises (dont 6 786 TPE et 2 869 PME) de moins de 250 salariés ont été interrogés sur la place des outils digitaux dans le fonctionnement de leur structure et, plus largement, sur leur perception du numérique.

Des bénéficies et des craintes

À la question « le numérique représente-t-il un bénéfice réel pour votre entreprise ? », 71 % des chefs d’entreprise interrogés ont répondu par l’affirmative alors qu’ils étaient 78 % à le faire en 2025 et 79 % en 2024.Dans le détail, 36 % des chefs d’entreprise déclarent que grâce au numérique leur chiffre d’affaires a augmenté (31 % évoquent une hausse de leurs bénéfices). Il faut également noter une nouvelle montée de l’inquiétude face aux cyberattaques. La proportion des dirigeants de TPE-PME exprimant des craintes en matière de cybersécurité représente, cette année encore, plus d’1 sur 2 (53 %) contre 52 % en 2025 et 49 % en 2024 !


À savoir : face à ces menaces, 84 % des TPE-PME ont déployé des mesures de protection : 96 % disposent d’antivirus, 80 % de dispositifs de sauvegarde et 47 % de mécanismes d’authentification multi-facteurs. En outre, 52 % ont élevé leur niveau de protection des locaux et du matériel et 38 % ont conduit des campagnes de sensibilisation et de formation de leurs collaborateurs.

Les outils mis en place

Assurer sa présence sur internet demeure un des objectifs majeurs de la digitalisation des TPE-PME. 83 % des dirigeants d’entreprise déclarent ainsi disposer d’outils permettant d’être visibles en ligne. Le plus utilisé sont les réseaux sociaux (66 %), juste devant le site internet (64 %). 47 % déclarent également avoir inscrit leur entreprise sur un annuaire internet gratuit et 17 % sur un payant.Pour ce qui est de vendre en ligne, 34 % des TPE-PME disposent d’une solution de vente en ligne et/ou de paiement en ligne. Un chiffre qui grimpe à 39 % pour les seules PME.

Des logiciels de gestion

La digitalisation ne se limite pas à assurer sa présence en ligne, elle couvre également le déploiement d’outils de gestion et de pilotage de l’entreprise. Ce sondage nous apprend que le niveau d’équipement en logiciel de comptabilité atteint désormais 71 %, idem pour les logiciels de facturation. Les outils de paiement en ligne sont, quant à eux, dorénavant présents dans 25 % des entreprises interrogées.On observe, par ailleurs, une réelle adoption des logiciels de gestion de commande et d’expéditions (23 %, -2 points sur un an), les solutions d’achat et de gestion des stocks (22 %, -3 points) et les solutions conception 3D (8 %, -1 point). Quant aux messageries instantanées, elles sont utilisées par 63 % (+2 points) des entreprises, marquant une progression continue sur ces dernières années.

L’adoption de l’IA

Le nombre d’entreprises ayant adopté une solution d’intelligence artificielle est passé de 26 % en 2025 à 40 % en 2026. Un taux qui atteint 53 % dans les PME.Sans surprise et pour le moment, ce niveau d’adoption reste plus élevé dans le secteur du numérique (72 %), celui des services spécialisés (60 %) que dans l’agriculture (29 %) et les transports (29 %).Côté solutions, 34 % des TPE-PME (+12 points en un an) utilisent ces IA pour générer du texte, de la voix ou des images, 24 % (+10 points) comme chatbot ou assistant, 14 % (+8 points) pour analyser et classer des documents, 9 % (+4 points) pour automatiser des tâches et 11 % (+6 points) pour réaliser des prévisions et des analyses de données.

Quelles priorités pour les 2 prochaines années ?

Être prêt pour l’échéance de la facture électronique (39 %) demeure le projet le plus souvent cité par les chefs d’entreprise interrogés sur leurs priorités en matière de digitalisation pour 2026 et 2027.À moyen terme, les dirigeants d’entreprise ayant des projets numériques déclarent, ensuite, souhaiter acquérir ou améliorer leurs solutions logicielles (26 %) et se former (21 %). Ensuite, ils envisagent d’acquérir des équipements matériels (19 %), d’intégrer une solution d’intelligence artificielle (18 %) et de renforcer leur cybersécurité (17 %).Question budget, 42 % des entreprises prévoient de consacrer, hors recrutement, plus de 1 000 € à ces projets et 13 % plus de 5 000 €.

Article publié le 21 octobre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR

Se préparer au Cyber Resilience Act

À partir du 11 décembre 2027, le Cyber Resilience Act (CRA) sera totalement applicable. Les produits matériels et logiciels connectés mis sur le marché dans l’Union européenne devront alors intégrer la cybersécurité dès leur conception.

Le règlement européen du 23 octobre 2024, appelé Cyber Resilience Act, constitue la première législation européenne qui fixe un niveau de cybersécurité minimal pour les produits numériques. Fini les produits connectés livrés avec des mots de passe par défaut ou des composants obsolètes, sans engagement de mise à jour. Le CRA impose aux fabricants de démontrer la sécurité de leurs produits tout au long de leur existence.

Une large gamme d’équipements concernés

À compter du 11 décembre 2027, les fabricants devront ainsi respecter des exigences et des normes harmonisées qui permettront de présumer la conformité. Ils devront réaliser une déclaration UE de conformité et un marquage CE, mais aussi fournir « des soins » pendant le cycle de vie de leurs produits. Les vulnérabilités devront être notifiées dans un délai de 24 heures à l’ENISA (l’Agence européenne pour la cybersécurité), ainsi qu’aux utilisateurs concernés. Ces obligations s’appliquent à une large gamme d’équipements : smartphones, objets connectés, capteurs médicaux, ou encore solutions d’éclairage et d’alimentation électrique.

Règlement (UE) 2024/2847 du 23 octobre 2024

Article publié le 19 octobre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR

Baromètre France Num 2026 du numérique et de l’IA dans les TPE-PME

Comme chaque année, le Baromètre France Num publié par la Direction générale des Entreprises livre ses statistiques sur l’évolution de la perception et des usages du numérique, et aussi désormais de l’intelligence artificielle, par les TPE-PME.

Publiée en septembre 2026, la dernière édition du Baromètre France Num montre que 83 % des entreprises ont au moins une solution de visibilité en ligne (site internet, réseaux sociaux…), un chiffre stable par rapport à l’année précédente. Mais cette solution prend une importance croissante dans leur modèle d’affaires : 46 % ont au moins 5 % de leurs clients qui proviennent d’internet (+2 points) et 17 % réalisent plus de la moitié de leur chiffre d’affaires en ligne (+2 points).

40 % des TPE-PME ont au moins une solution IA

Autre information relevée par le baromètre : 71 % des TPE-PME interrogées pensent que le numérique apporte un bénéfice réel, un chiffre en baisse toutefois de 7 points. Cette baisse est plus forte chez les TPE (-8 points) et dans les secteurs du commerce, du bâtiment et de la construction ainsi que dans ceux des transports et de la logistique. Quant à l’usage de l’IA, en 2026, 40 % des entreprises sondées déclarent avoir au moins une solution l’utilisant, soit +14 points par rapport à l’an dernier et une multiplication par 3 en 2 ans (13 % en 2024).

Pour consulter le baromètre : www.francenum.gouv.fr

Article publié le 14 octobre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR

Impulsion IA 2027 : un plan d’accompagnement à l’IA pour les TPE et les salariés

Pour accélérer l’adoption de l’IA et former quelque 30 millions de personnes aux transformations liées à l’intelligence artificielle dans le monde du travail, le gouvernement lance le plan Impulsion IA 2027 composé de 12 mesures concrètes.

Alors que l’intelligence artificielle (IA) s’insère de plus en plus dans les outils de travail, seuls 21 % des salariés ont aujourd’hui reçu une formation à l’IA dans leur cadre professionnel. Sans compter les petites entreprises, travailleurs indépendants et demandeurs d’emploi qui, eux, sont parfois encore loin d’avoir accès à ces outils. Le plan gouvernemental Impulsion IA 2027 veut lancer le dialogue et aider les travailleurs à mieux comprendre les usages de l’IA, à s’acculturer et à se former.

Plus de 80 millions d’euros

Parmi les 12 mesures qui seront mises en place, le plan prévoit notamment la création d’une plate-forme publique « Explore IA », gratuite et ouverte à tous, pour initier et approfondir ses connaissances sur les usages et les limites de l’intelligence artificielle. Autre exemple de proposition : une certification nationale d’État, développée avec l’Afpa et l’ANSSI, pour permettre aux actifs de faire reconnaître leurs compétences en matière d’IA. Le plan prévoit plus de 80 M€ pour mettre en place ces actions dans l’année à venir.

Pour en savoir plus : https://travail-emploi.gouv.fr

Article publié le 07 octobre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR

Utiliser l’IA : quelques conseils pour les professionnels

Alors que l’intelligence artificielle (IA) se diffuse rapidement auprès des professionnels, le site gouvernemental Cybermalveillance propose quelques conseils pour éviter les pièges de ces nouveaux outils.

L’intelligence artificielle permet aujourd’hui aux professionnels de traiter et d’analyser de grandes quantités d’informations, d’automatiser certaines tâches, de produire des contenus ou encore d’accompagner la résolution de problèmes complexes. Utilisée de manière pertinente, elle permet de gagner du temps et d’améliorer son efficacité dans certaines activités. Mais attention, cette utilisation n’est pas sans risque, comme le rappelle le site Cybermalveillance, qui propose quelques bonnes pratiques pour éviter les difficultés.

Fuites d’informations

Selon Cybermalveillance, en n’encadrant pas l’usage de l’IA, les professionnels prennent des risques, par exemple de fuites d’informations ou de perte de savoir-faire professionnel. La mise en place de bonnes pratiques contribue pourtant à limiter ces risques, en créant, par exemple une charte d’usage, en évitant de fournir des informations sensibles (RH, projets confidentiels, actions juridiques, plan de développement d’activités, etc.) à l’IA ou encore en sensibilisant vos collaborateurs à ce sujet.

Pour plus de conseils : www.cybermalveillance.gouv.fr

Article publié le 30 septembre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR

Facturation électronique et protection des données personnelles

Alors que la réforme de la facturation électronique est entrée en vigueur le 1er septembre 2026, la CNIL publie une fiche pour aider les entreprises à mieux comprendre les enjeux et à assurer la sécurité des données traitées.

Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques via une plate-forme agréée (PA) par l’État qu’elles ont préalablement choisie. Les grandes entreprises et les ETI doivent aussi pouvoir en émettre. À partir du 1er septembre 2027, ce sont toutes les entreprises qui seront concernées, même les plus petites. Parallèlement, elles devront transmettre des données de transaction et de paiement à l’administration française.

Certaines données sont soumises au RGPD

En principe, la facture électronique ne contient que des données relatives à l’entreprise (nom de l’entreprise, adresse, numéro de téléphone, SIREN ou SIRET…) qui ne sont pas soumises à la règlementation RGPD. Mais attention aux informations concernant des personnes physiques qui travaillent au sein des entreprises ou des personnes physiques qui exercent leur activité en leur nom propre (entreprises individuelles, auto-entrepreneurs, professions libérales). Les données collectées doivent être adéquates, pertinentes et limitées à ce qui est nécessaire. Dans une fiche publiée sur son site internet, la CNIL fait le point sur les responsabilités des différents acteurs en la matière, le temps de conservation de ces données personnelles ou encore la réutilisation des données par les plates-formes.

Pour en savoir plus : www.cnil.fr

Article publié le 23 septembre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : Pakin – stock.adobe.com

Courriers électroniques : focus sur les pixels de suivi

Intégrer des pixels de suivi dans des courriels, notamment dans des newsletters, n’est dorénavant possible qu’avec l’autorisation du destinataire. Un nouveau cadre qui implique une démarche plus transparente.

Des pixels de suivi ?

Un pixel de suivi, également appelé « pixels de tracking », est une minuscule image (invisible à l’œil nu) que l’on insère dans le corps d’un e-mail afin de savoir si et quand il sera ouvert par son destinataire. Généralement, les pixels de suivi sont utilisés pour s’assurer de la bonne réception d’un e-mail, mesurer l’audience d’une campagne d’e-mailing, le niveau de consultation de newsletters ou l’intérêt d’un destinataire pour un ou plusieurs sujets portés par le courrier électronique.

Un consentement obligatoire…

Les pixels de suivi existent depuis longtemps. Mais devant l’augmentation de leur usage, la Cnil a récemment précisé (dans la mesure où ils permettaient de recueillir des informations sur le comportement des personnes destinataires des courriels qui en sont porteurs), qu’ils tombaient, au même titre que les cookies, sous la règlementation de la protection des données (RGPD). En conséquence, les entreprises, associations et les autres structures privées ou publiques qui souhaitent intégrer un pixel de suivi dans leurs courriers électroniques doivent impérativement recueillir le consentement préalable de leurs destinataires. Lorsque ces structures confient à un prestataire ces opérations d’envoi, elles sont tenues de s’assurer que ce dernier s’acquitte, pour leur compte, de cette obligation.

Précision : cette règlementation s’applique dans les échanges avec des particuliers (B2C), mais aussi, selon la Cnil, avec les entreprises (B2B) dès lors que l’envoi s’opère vers une adresse nominative (jean.durand@monentreprise.fr) et non une adresse dépersonnalisée (contact@monentreprise.fr ; service-cats@monentreprise.fr). Position que certains estiment contestable.

… préalable et éclairé

Idéalement, le recueil du consentement doit intervenir lors de l’opération de collecte des adresses. Afin d’éclairer sa décision, le destinataire doit être informé de l’existence de pixels de suivi, des données qu’ils recueillent et de la finalité de cette collecte.Dans ses recommandations, la Cnil rappelle que le recueil du consentement du destinataire s’impose lorsque le pixel de suivi est utilisé pour :
– Analyser le taux d’ouverture des courriels afin de mesurer et d’optimiser les performances des campagnes d’envois ;
– Créer des profils de destinataires en tenant compte de leurs préférences et de leurs centres d’intérêt ;
– Détecter les fraudes (identification des ouvertures inhabituelles ou massives traduisant l’intervention d’un automate…). La Cnil présente également les deux cas pour lesquels un pixel de suivi peut être utilisé sans accord du destinataire :
– Lorsque la finalité est la mise en œuvre de mesures de sécurité participant à l’authentification du destinataire (en s’assurant, par exemple, que le courriel contenant un code utilisé dans le cadre du processus d’authentification est bien ouvert sur un terminal connu pour appartenir à l’utilisateur visé, illustre la Cnil) ;
– Lorsque l’objectif est d’effectuer une mesure individuelle du taux d’ouverture « à des fins de délivrabilité » si cette mesure n’a pour seuls objectifs d’adapter la fréquence d’envois ou d’identifier les destinataires inactifs, de mesurer la pertinence du canal de communication utilisé ou encore de « contribuer à la démonstration du respect d’une obligation légale relative à la transmission d’informations au destinataire », comme, « par exemple, la délivrance des informations requises par des dispositions légales et règlementaires en amont, pendant ou en aval de la contractualisation », précise la Cnil. Le choix du destinataire du pixel de suivi procède d’un acte positif. Autrement dit, l’absence de réponse à l’e-mail de demande de consentement doit être considérée comme un refus. En outre, le consentement doit être éclairé, c’est-à-dire que le formulaire de recueil doit s’accompagner d’une présentation simple et lisible du fonctionnement des pixels de suivi, de leur finalité et du rappel de la possibilité de s’y opposer.

Pour les destinataires anciens

Pour les envois opérés à l’aide d’une base de données déjà constituée (clients, abonnés à une newsletter…), un e-mail adressé à chaque destinataire afin de l’informer et de lui donner la possibilité de refuser ces pixels suffit.

Précision : l’e-mail en question, précise la Cnil dans ses recommandations, ne doit pas contenir de pixels de suivi.

Par la suite, un lien permettant de s’opposer aux pixels de suivi devra être intégré dans chaque courriel, sachant que la fonction qui permet de refuser ces pixels doit être distincte de celle permettant au destinataire de se désinscrire de la liste de diffusion.

Article publié le 17 septembre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : Saphatthachat – stock.adobe.com

Un catalogue de solutions IA pour les PME et les ETI

Pour aider les dirigeants à identifier des partenaires technologiques fiables pour leurs projets d’intelligence artificielle (IA), la DGE et Hub France IA ont publié un catalogue qui recense 88 prestataires.

Pour constituer ce catalogue de prestataires, un appel à manifestation d’intérêt visant à identifier des entreprises françaises et européennes proposant des solutions d’intelligence artificielle opérationnelles et adaptées aux PME et aux ETI avait été lancé dans le cadre du plan national « Osez l’IA ». Ce plan entend accélérer la diffusion de l’intelligence artificielle dans l’économie, avec un objectif d’adoption dans 80 % des PME et des ETI d’ici 2030.

Répondre à des besoins concrets

Les 88 solutions retenues répondent à des besoins concrets : automatisation, analyse documentaire, relation client, gestion des connaissances, qualité industrielle… Elles sont conçues pour être faciles à déployer, même sans expertise interne, et donc accessibles aux PME et aux ETI. Elles couvrent, en outre, une grande partie du territoire (13 régions métropolitaines et les Outre-mer sont représentés) et pourront être mobilisées par les acteurs de l’accompagnement des entreprises, notamment dans le cadre du dispositif « Diag Data IA » de Bpifrance.

Pour en savoir plus : www.entreprises.gouv.fr

Article publié le 17 septembre 2026 – © Les Echos Publishing 2026 – Crédit photo : DR