Les clés de la cybersécurité : des formations gratuites pour les TPE-PME

Pour aider les TPE-PME à déjouer les actes de piratage informatique, Google, le dispositif national cybermalveillance.gouv.fr et la Fevad proposent une série de formations en ligne.

Sensibiliser, informer et transmettre les bonnes pratiques pour se protéger… tels sont les objectifs du nouveau programme de formation « Les clés de la cybersécurité pour les TPE-PME ». Un programme initié par Google, le dispositif national cybermalveillance.gouv.fr et la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) qui se compose d’une série d’ateliers gratuits et ouverts à tous.

À noter : d’après le syndicat des entreprises du numérique (Syntec Numérique), les petites et moyennes entreprises sont la cible de 77 % des cyberattaques en France. Et ce, alors que 83 % d’entre elles se sentent peu ou pas exposées aux risques numériques…

Trois modules thématiques accessibles en ligne

En pratique, ce nouveau programme de formation – lancé à l’occasion du mois européen de la cybersécurité – est entièrement accessible en ligne et comprend trois modules complémentaires :

  •  initiation à la cybersécurité (quelles sont les principales menaces pour les entreprises ? Comment protéger au mieux ses employés et ses clients ?) ;

  •  cybersécurité pour les e-marchands (quels sont risques spécifiques pour les sites de commerce en ligne ? Comment sécuriser les données confidentielles ?) ;

  •  cybersécurité en télétravail (quelles sont les menaces liées au travail à distance ? Et quels sont les bons réflexes à adopter pour s’en prémunir ?).Pour chaque module, les participants pourront choisir entre plusieurs dates proposées sur une période s’étalant jusqu’au mardi 15 décembre 2020.

    Bon à savoir : les inscriptions aux différentes séances de formation se font en ligne,  (rubrique « Les sessions de formation à venir », accessible en bas de page). La durée moyenne par séance est d’une heure environ.

    Pour en savoir plus sur le programme de formation « Les clés de la cybersécurité » et connaître le détail des ateliers organisés, rendez-vous sur : events.withgoogle.com/cybersecurite

    Article publié le 15 octobre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

    Google Meet : la gratuité des appels vidéo illimités joue les prolongations

    Les utilisateurs de la version non-payante de Google Meet auront finalement jusqu’au 31 mars 2021 pour profiter des séances de visioconférence sans limite de temps, ou presque. Précisions.

    Depuis le 29 avril dernier, le service de visioconférence Google Meet s’est enrichi d’une version « grand public », gratuite et accessible à toute personne disposant d’un compte Google.

    Rappel : lancé en 2017, Google Meet était jusqu’alors réservé aux abonnés G Suite, ensemble (payant) d’outils et de logiciels destiné aux professionnels.

    Or, si la plupart des fonctionnalités proposées par la formule payante de Google Meet sont également comprises dans sa version gratuite, cette dernière affiche toutefois quelques limites. À ce titre, la firme de Moutain View avait notamment annoncé que la durée maximale par communication serait réduite à 60 minutes pour les titulaires d’un compte non-payant, et ce à partir du 30 septembre 2020. Une échéance qui a récemment été repoussée.

    Les appels illimités gratuits pendant 6 mois supplémentaires

    Ainsi, comme précisé dans un communiqué relayé sur son blog officiel, Google a finalement décidé de reporter cette date limite au 31 mars 2021. Une bonne nouvelle pour les utilisateurs de la version gratuite du logiciel, qui pourront donc continuer, pendant quelques mois supplémentaires, à profiter du service de visioconférence en illimité. Sans toutefois dépasser une durée maximale (et, en pratique, plutôt théorique) de 24h par session. Enfin, Google s’est également appuyé sur cette note d’information pour rappeler à ses utilisateurs plusieurs nouvelles fonctionnalités récemment intégrées au service, telles que le floutage de l’arrière-plan ou encore la possibilité de diffuser les conversations vidéo sur un écran de télévision. Pour en savoir plus, rendez-vous sur : www.blog.google

    Article publié le 08 octobre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

    Télétravail et nouveaux usages numériques : quel impact environnemental ?

    Dans un récent rapport portant sur les « effets rebond » du télétravail, l’Ademe pointe l’impact écologique de certains usages numériques, tels que le recours accru aux outils de visioconférence.

    Largement déployé face à l’épidémie du Covid-19 et, pour de nombreux actifs, synonyme d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, le télétravail présente également un intérêt écologique puisqu’il permet de réduire les trajets pendulaires domicile-bureau. Pour autant, s’il contribue à diminuer les émissions de carbone dues aux déplacements, le travail à distance pousse le développement de nouveaux usages, y compris numériques, dont les impacts sont peu favorables pour l’environnement : c’est le constat soulevé par l’Agence de la transition écologique (Ademe) dans un récent rapport.

    Visioconférence vs. consommation énergétique

    Ainsi, parmi les différents « effets rebond » pouvant minorer les bénéfices environnementaux du télétravail, l’Ademe cite notamment l’intensification de l’usage de la visioconférence. En cause : la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre provoquées par les serveurs nécessaires pour répondre à l’augmentation constante des flux vidéo.

    À noter : selon les chiffres de l’Ademe, une minute de visioconférence émet 1g de CO2. De quoi générer, en moyenne, des émissions de l’ordre de 2,6kg équivalent carbone/an, pour un jour de télétravail hebdomadaire.

    Autre point de vigilance côté numérique : le doublement de l’équipement informatique, si le matériel n’est pas transporté entre le domicile et le bureau. Un phénomène cependant assez rare, selon l’Ademe, qui témoigne d’une tendance globale en faveur d’un équipement informatique nomade unique (ordinateur portable, téléphone portable…) devenant progressivement la norme au sein des entreprises.

    Un bilan global qui demeure positif

    Malgré la présence de certains « effets secondaires » pouvant impacter la balance environnementale globale, l’Ademe conclut finalement sur une note positive, considérant que les bénéficies écologiques induits par le télétravail restent « suffisamment significatifs pour justifier l’encouragement de son développement, dans un contexte où il est par ailleurs plébiscité par les salariés eux-mêmes ». Pour en savoir plus et consulter le rapport de l’Ademe, rendez-vous sur : www.ademe.fr

    Article publié le 01 octobre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

    Malwares : une nouvelle fonctionnalité de protection arrive sur Google Chrome

    Grâce au mode Protection Avancée, les utilisateurs du navigateur Chrome pourront désormais faire analyser en profondeur un fichier douteux en le transférant directement vers le cloud de Google.

    Pour mieux protéger ses utilisateurs « sensibles » (chefs d’entreprise, hommes politiques ou toute autre personne susceptible de faire l’objet d’une attaque informatique ciblée), le navigateur Google Chrome s’est doté, depuis quelques années déjà, d’un programme de sécurité dédié. Baptisé « Protection Avancée », il permet notamment de renforcer le process d’authentification en s’appuyant sur deux clés de sécurité physiques (une clé USB et une clé Bluetooth) afin d’empêcher toute connexion non-autorisée aux comptes Google de l’utilisateur.

    Précision : le mode Protection Avancée inclut également des vérifications complémentaires sur les téléchargements effectués. Ainsi, il alerte l’utilisateur lorsque celui-ci se voit exposé au contact d’un fichier potentiellement dangereux.

    Un service qui s’est récemment vu compléter par l’arrivée d’une nouvelle fonctionnalité.

    Analyser des fichiers suspects grâce au cloud

    Désormais, les utilisateurs du programme Protection Avancée auront ainsi la possibilité de transférer des fichiers qu’ils pensent être une menace potentielle vers le cloud de Google, en vue d’une vérification approfondie. Selon la taille des fichiers envoyés et en fonction de la connexion Internet utilisée, cette opération peut prendre quelques instants.

    Bon à savoir : à la fois statique et dynamique, l’analyse effectuée par Google porte non seulement sur le code source du fichier transféré mais aussi sur son exécution. L’objectif étant d’étudier son comportement et, par conséquent, son éventuel danger pour l’utilisateur.

    Une fois le fichier douteux passé au crible, Google communiquera le résultat à l’internaute, en l’avertissant, le cas échéant, d’un risque existant. L’utilisateur restera toutefois libre de son choix de conserver (ou non) le fichier en question. La firme de Mountain View précise, par ailleurs, que les fichiers envoyés pour analyse seront effacés peu de temps après l’opération du serveur cloud de Google.

    À noter : le programme Protection Avancée et ses différentes fonctionnalités complémentaires sont proposés gratuitement à tout utilisateur de Google Chrome. Les éventuels frais d’achat pour les clés de sécurité physiques restant, cependant, à la charge de l’internaute.

    Pour en savoir plus, rendez-vous sur : security.googleblog.com

    Article publié le 24 septembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

    Rançongiciels : le nouveau guide de l’ANSSI pour sensibiliser les professionnels

    Face à la recrudescence d’attaques par rançongiciels, l’ANSSI a récemment publié un nouveau guide de bonnes pratiques à destination des entreprises et des collectivités.

    Les rançongiciels traduisent une menace de plus en plus préoccupante, dont les conséquences peuvent être dévastatrices pour les organisations victimes : c’est le constat alarmant dressé par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) dans une récente publication.

    Rappel : l’attaque par rançongiciel (ou ransomware, en anglais) consiste en l’envoi d’un logiciel malveillant, programmé pour crypter l’ensemble des données de la victime avant de lui demander une rançon en échange du mot de passe de déchiffrement.

    Pour damer le pion aux cyberpirates et aider les entreprises et les collectivités à lutter contre cette forme particulière d’attaques criminelles, l’ANSSI a récemment édité un guide de sensibilisation dédié.

    Comment déjouer les attaques de rançongiciels ?

    Disponible au format PDF, la publication de l’ANSSIexpose un certain nombre de bonnes pratiques permettant de limiter les risques liés aux attaques par rançongiciels. Une approche à la fois pragmatique et concrète, appuyée par les témoignages de plusieurs organisations victimes (le groupe médias M6, le CHU de Rouen ainsi que l’entreprise agroalimentaire Fleury Michon).Dans le détail, l’ANSSI conseille notamment aux entreprises d’adopter un certain nombre de mesures préventives, telles qu’une sauvegarde régulière des données, une mise à jour fréquente des applications et systèmes informatiques (y compris des logiciels antivirus), un contrôle précis des autorisations accordées aux utilisateurs (téléchargements, accès Internet…) ou encore la souscription d’une assurance contre les cyber-risques. Sans oublier, bien sûr, le travail de sensibilisation qu’il convient de mener auprès des collaborateurs pour les avertir des risques potentiels et leur permettre d’adopter les réflexes adaptés en cas d’incident.

    Précision : pour limiter l’effet déstabilisateur d’une attaque par rançongiciels, l’ANSSI conseille la mise en place, en amont, d’un plan de réponse dédié. L’objectif : assurer la continuité d’activité et permettre à l’entreprise de fonctionner « en mode dégradé » jusqu’au retour à la normale.

    Rançongiciels : bien réagir en cas d’incident

    Pour éviter une propagation du rançongiciel sur les autres équipements informatiques de l’entité, l’ANSSI conseille de déconnecter immédiatement la machine infectée du réseau, d’isoler tous les supports de sauvegarde et de bloquer toutes les communications vers et depuis Internet pour empêcher les cyberpirates de déclencher une nouvelle vague de chiffrement.Une fois l’attaque bloquée, il convient de passer à la phase de reconstruction, à savoir le « nettoyage » de la machine infectée et la restauration des programmes et données depuis des sources saines.

    Bon à savoir : la plate-forme permet aux TPE-PME ne disposant pas, en interne, des ressources nécessaires, d’entrer en contact avec des prestataires de proximité, spécialisés dans la gestion d’incidents informatiques.

    Dans tous les cas, l’ANSSI rappelle qu’il est fortement déconseillé de payer la rançon, notamment pour éviter d’entretenir le système frauduleux mis en place par les cyberpirates. Et de procéder, sans tarder, au dépôt de plainte auprès des services de police ou de gendarmerie.Pour en savoir plus et consulter le guide « Attaques par rançongiciels, tous concernés », publiée par l’ANSSI, rendez-vous sur : www.ssi.gouv.fr

    Article publié le 17 septembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

    France Relance : que prévoit le volet numérique du plan gouvernemental ?

    Mis au point par l’exécutif pour faire face à la crise du Covid-19, le plan France Relance contient plusieurs mesures en faveur de la transformation numérique et des nouvelles technologies.

    100 Md€ pour relancer l’investissement et permettre à l’économie française de retrouver, d’ici 2022, son niveau d’avant-crise : présenté le 3 septembre dernier par le Premier ministre, Jean Castex, le plan France Relance met un accent fort sur le numérique. Focus sur quelques enjeux phares.

    Favoriser la transformation numérique de l’État et des entreprises

    Si la transformation numérique du service public constitue, selon le gouvernement, une priorité pour les années à venir (et devrait, à ce titre, se voir allouer un budget de 1,5 Md€), les entreprises ne seront pas en reste. D’ici fin 2022, l’État prévoit ainsi de mobiliser une enveloppe de 400 M€ pour favoriser le virage digital des TPE, PME et ETI de tous secteurs. Un objectif qui devrait se concrétiser notamment grâce à France Num, initiative pilotée par la Direction générale des Entreprises, et se traduire par des campagnes de sensibilisation, des dispositifs d’audit ou encore un appui à l’investissement (modernisation des outils de production, acquisition de logiciels, création d’un site web…).

    Réduire les inégalités et lutter contre la fracture numérique

    Autre axe stratégique prévu par le plan France Relance : réduire les inégalités et rendre les nouvelles technologies accessibles à tous. Figurent ainsi parmi les mesures présentées par le gouvernement : la poursuite du Plan France Très Haut Débit (au titre du plan de relance, 240 M€ seront alloués à la généralisation de la fibre optique sur l’ensemble du territoire), l’engagement en faveur de l’inclusion numérique (250 M€ seront mobilisés pour lutter contre l’analphabétisme numérique et favoriser l’appropriation des « nouveaux usages » par tous les Français) et le déploiement de la formation à distance (160 M€ sont prévus pour élargir, notamment, l’offre à destination des personnes en situation de handicap et des publics résidant dans des zones rurales ou dans les territoires ultramarins).

    Soutenir les start-up et assurer la souveraineté technologique

    Enfin, 3,7 Md€ seront débloqués pour accompagner les start-up travaillant sur des technologies numériques stratégiques (intelligence artificielle, cybersécurité, e-santé, informatique quantique…), faciliter les levées de fonds et accélérer le développement du réseau French Tech. Une mesure qui tend non seulement à soutenir les investissements menés par les entreprises innovantes (et leur faculté à créer des emplois), mais aussi à renforcer la position de la France dans des secteurs d’avenir, considérés comme stratégiques pour la souveraineté et la compétitivité du pays à l’international.Au total, ce sont ainsi près de 7 Md€ issus du plan France Relance qui se verront consacrés aux nouvelles technologies. Un signal fort qui, comme l’avait récemment souligné Cédric O, secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, positionne le numérique comme « un pilier majeur de ce plan de relance ».Pour en savoir plus et connaître toutes les mesures annoncées par le gouvernement, rendez-vous sur : www.economie.gouv.fr

    Article publié le 09 septembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

    Suite Office : une nouvelle fonctionnalité de retranscription arrive dans Word

    Récemment annoncée par Microsoft, une nouvelle fonctionnalité devrait permettre aux utilisateurs du fameux logiciel de traitement de texte de retranscrire automatiquement des conversations audio.

    Une conversation téléphonique importante, des échanges informels effectués lors d’une réunion de travail, un discours prononcé lors d’un séminaire : autant de situations, parmi bien d’autres, pouvant exiger une retranscription précise. Or, force est de constater que l’exercice est assez chronophage et difficile.Un constat qui a amené la multinationale américaine Microsoft, éditrice de la Suite bureautique Office, à développer une nouvelle fonctionnalité pour son logiciel de traitement de texte.

    S’appuyer sur Word pour retranscrire ses conversations audio

    Dans le détail, les utilisateurs de Word pourront ainsi, au choix, enregistrer une conversation ou télécharger un fichier audio déjà existant, et ce directement via l’interface du logiciel.

    Précision : sont actuellement pris en charge les formats .mp3, .wav, .m4a ou .mp4, avec un poids maximal de 200 Mo par fichier.

    Word se chargera ensuite de retranscrire l’intégralité des propos tenus dans l’enregistrement audio sous forme de texte, tout en identifiant les différents intervenants. L’utilisateur pourra ensuite consulter la retranscription dans un volet dédié, vérifier (et corriger, si besoin) le contenu, puis insérer les passages de son choix dans le corps de son fichier .doc.

    Bon à savoir : à ce jour, le service de retranscription est limité à 5h par mois par utilisateur.

    D’ores et déjà accessible aux utilisateurs anglophones de la version web Office 365 et des applications mobiles du logiciel Word, la nouvelle fonctionnalité devrait arriver d’ici la fin de l’année sur desktop et se décliner, prochainement, dans d’autres langues.

    Retranscription audio : quelles sont les alternatives ?

    Si de nombreuses sociétés proposent aujourd’hui des prestations payantes de retranscription audio, il existe également des alternatives gratuites, cependant moins confortables à l’usage.À titre d’exemple, il est ainsi possible de s’appuyer sur la saisie vocale proposée dans Google Docs et accessible via le menu « Outils ». Une fois le micro activé et l’enregistrement lancé, il ne vous reste plus qu’à dicter le contenu de votre choix ou à monter le son de vos haut-parleurs pour « faire entendre » à Google Docs le fichier audio que vous souhaitez retranscrire.

    Précision : à l’heure actuelle, cette fonctionnalité est uniquement disponible pour les utilisateurs du navigateur Google Chrome.

    Néanmoins, contrairement à Microsoft Word, Google Docs n’identifie pas les différents intervenants et ne propose aucune mise en page du texte retranscrit. En pratique, cette solution convient ainsi davantage aux retranscriptions « simples » (discours, dictée…) qu’aux situations plus complexes, telles que des réunions de travail ou des conversations téléphoniques réunissant plusieurs participants.Pour en savoir plus sur la nouvelle fonctionnalité développée par Microsoft Word, rendez-vous sur : www.microsoft.com

    Article publié le 02 septembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

    Fonds de solidarité : tentative d’arnaque par SMS

    Une campagne d’escroquerie par SMS visant les dirigeants de TPE est actuellement en cours, signalent les autorités.

    Les périodes de crise sont toujours mises à profit par les arnaqueurs. Celle du Covid-19 ne fait pas exception. Et cette fois, la cible des escrocs n’est autre que les dirigeants de TPE. Ainsi, alerte Cybermalveillance.gouv.fr, le dispositif national d’assistance et d’information sur les risques numériques, une campagne d’hameçonnage initiée par des pirates est en cours. Le scénario est le suivant : la victime reçoit un SMS : « Bénéficiez d’une aide de 1500 € du fonds de solidarité pour les TPE au titre de la crise COVID19. Accédez au formulaire https://www.portail-gouv.info ». Après avoir cliqué sur le lien, elle atterrit sur une page web dotée d’un logo officiel qui l’invite à faire sa demande d’aide en ligne. En le faisant, la victime livre, notamment, ses codes d’accès à son espace particulier www.impots-gouv.fr…

    Ne pas répondre

    C’est une arnaque destinée à dérober des informations d’identité sensibles. Il est donc essentiel de ne pas répondre à ce SMS et de ne pas cliquer sur les liens qu’il propose.Pour rappel, pour bénéficier du fonds de solidarité, il suffit de se connecter sur le site officiel www.impots.gouv.fr/portail/ et de suivre la procédure présentée. Aucune autre démarche ne permet d’accéder à cette aide. En outre, l’administration n’adresse jamais ni courriel ni SMS pour inciter les destinataires à mobiliser une aide ou même pour leur demander de lui adresser des informations confidentielles. Si vous recevez ce type de demande (par mail, par SMS, même au téléphone), ne donnez pas suite.

    Article publié le 25 août 2020 – © Les Echos Publishing 2020

    Visioconférence : quelles solutions pour les professionnels ?

    Fortement plébiscitées pendant le confinement, les solutions de visioconférence font aujourd’hui partie des incontournables de la vie de bureau. Panorama des outils les plus populaires.

    Google Meet : de nombreuses fonctionnalités gratuites

    Jusqu’au 30 septembre 2020, Google Meet propose presque toutes ses fonctionnalités gratuitement.

    Service de visioconférence développé par la firme de Mountain View, Google Meet existe aujourd’hui dans une version « grand public », gratuite et accessible à toute personne disposant d’un compte Google, et dans une formule payante, réservée aux abonnés G Suite (ensemble d’outils et de logiciels destinés aux professionnels).

    Comment fonctionne Google Meet ?

    Pour organiser une session de visioconférence ou y participer, rendez-vous sur le portail dédié et connectez-vous à votre compte Google. Si vous faites partie des utilisateurs de Gmail, vous pouvez accéder à Google Meet directement depuis la barre latérale de votre messagerie.

    Bon à savoir : Google Meet existe également sous forme d’application mobile, gratuite et disponible pour Android et iOS.

    Une fois connecté au service, vous y trouverez la liste des prochaines réunions. Vous pourrez ensuite rejoindre une discussion proposée dans la liste, renseigner le code communiqué par l’organisateur dans le champ dédié ou lancer à votre tour une conversation en cliquant sur « Démarrer une réunion ».

    Formule payante ou gratuite : quelles différences ?

    Partage d’écran, planification de rendez-vous, sous-titrage en temps réel… la plupart des fonctionnalités proposées par la formule payante de Google Meet sont également comprises dans sa version gratuite.En revanche, si la version professionnelle permet de réunir jusqu’à 250 participants lors d’une même visioconférence, le service est limité à 100 personnes maximum pour la formule grand public. En outre, à compter du 30 septembre 2020, la durée maximale des sessions organisées avec la version gratuite sera limitée à 60 minutes et la fonctionnalité d’enregistrement réservée aux abonnés payants.

    Skype : une solution efficace à (re)découvrir

    Bien qu’un des plus anciens du marché, cet outil de visioconférence reste un des plus efficaces.

    Lancée en 2003, Skype fait partie des solutions de visioconférence les plus connues. Ses fonctionnalités se sont étendues au fil des années, passant d’un simple outil dédié aux appels téléphoniques à une application aujourd’hui bien plus complète, pouvant gérer aussi bien les conversations audio que des réunions vidéo rassemblant jusqu’à 50 personnes. De manière simple et gratuite.

    Comment fonctionne Skype ?

    Rachetée en 2011 par Microsoft, Skype est aujourd’hui disponible pour Android, iOS, Windows et macOS. En pratique, l’utilisateur peut soit installer l’application dédiée (sur son appareil mobile ou sur son poste fixe), soit se rendre sur le portail « Skype Meet Now », proposé par l’éditeur, qui permet d’organiser une réunion vidéo sans inscription ni téléchargement.Pour lancer une visioconférence à partir de l’application, rendez-vous dans l’onglet « Réunion » et cliquez sur le bouton « + », situé en haut à droite, pour inviter d’autres participants. Sur le portail « Skype Meet Now », il suffit d’appuyer sur « Créer une réunion gratuite » pour générer un lien personnalisé et l’envoyer aux autres participants. Ces derniers pourront alors rejoindre la réunion en cliquant sur le lien que vous leur avez communiqué.

    Quelles sont les autres fonctionnalités proposées ?

    En plus de pouvoir réunir jusqu’à 50 personnes en mode visioconférence, Skype offre à ses utilisateurs des fonctionnalités complémentaires et pratiques, telles que le sous-titrage et la traduction en temps réel, le partage d’écran ou encore l’enregistrement et le transfert des appels effectués.Sans oublier, enfin, le service de messagerie instantanée, qui peut être utilisé seul ou en parallèle des conférences audio/vidéo organisées.

    Bon à savoir : la messagerie instantanée intégrée dans Skype permet également de partager des pièces-jointes, des slides ou tout autre document (texte, image…), que chaque participant aura la possibilité de modifier.

    Zoom : une application simple et intuitive

    Largement utilisé pendant le confinement, Zoom est en passe de devenir un des outils de visioconférence les plus utilisés.

    Développée pour l’univers professionnel, Zoom fait aujourd’hui partie des solutions les plus populaires au monde. Et pour cause, puisqu’elle offre à ses utilisateurs une prise en main intuitive, et ce depuis n’importe quel appareil (fixe ou mobile). Si l’inscription sur le portail dédié est gratuite, certaines fonctionnalités sont néanmoins réservées à la version payante de l’outil.

    Comment fonctionne Zoom ?

    Une fois l’inscription finalisée, vous pouvez installer l’application adaptée à votre système d’exploitation (Windows, macOS ou Linux) ou à votre appareil mobile (Android ou iOS) et vous y connecter en renseignant votre identifiant et votre mot de passe.

    Bon à savoir : lorsque vous utilisez votre adresse mail professionnelle pour vous inscrire sur Zoom, l’application pourra retrouver tous vos collaborateurs utilisant déjà l’outil et se synchroniser avec votre agenda Google ou Office 365.

    Pour créer une réunion vidéo, rendez-vous dans l’onglet « Accueil » et cliquez sur « Nouvelle réunion ». Grâce au bouton « Inviter », proposé dans la barre d’outils située en bas de la fenêtre, vous pouvez ensuite convier d’autres participants. Pour vous connecter à une réunion déjà existante, il vous suffira de cliquer sur le lien envoyé par l’organisateur.

    Et côté sécurité ?

    Bien que plébiscitée pour sa simplicité d’utilisation et sa capacité de réunir jusqu’à 100 personnes avec la version gratuite de l’outil, dans la limite de 40 minutes par session (la formule payante permet, quant à elle, de rassembler jusqu’à 1 000 participants, sans restriction de temps), Zoom a récemment essuyé un flot de critiques concernant sa sécurité. En cause, notamment, l’absence d’un chiffrement de bout à bout des conversations et des données échangées. De quoi amener l’éditeur à réagir.Au cours des derniers mois, de nombreuses mises à jour ont ainsi permis d’introduire de nouvelles fonctionnalités liées à la sécurité et au respect de la vie privée. Et si son déploiement devait, initialement, se limiter à la version payante de l’outil, le chiffrement de bout à bout des conversations est désormais pris en charge pour tous les utilisateurs, quelle que soit la formule choisie.

    Microsoft Teams : un outil intégré dans la suite Office

    Développé autour de la suite bureautique de Microsoft, Teams est très prisé par les grandes entreprises.

    Lancé en mars 2017, Teams regroupe les fonctionnalités de plusieurs applications Microsoft dédiées aux professionnels (Skype Entreprise, SharePoint, Exchange…). Intégré dans la suite Office 365, Teams n’est pas seulement un outil de visioconférence mais représente davantage une plate-forme collaborative personnalisable, à la fois complète et pratique.

    Comment fonctionne Teams ?

    Pour utiliser Teams, rendez-vous sur le portail dédié. Si vous disposez déjà d’un compte Microsoft Office 365, vous pouvez vous connecter directement en renseignant vos identifiants. Sinon, cliquez sur « Inscrivez-vous » pour accéder à la version gratuite de l’outil.

    Bon à savoir : si vous disposez d’un abonnement Office 365, vous pouvez utiliser Teams ou grâce à l’application mobile ou desktop dédiée. Pour les utilisateurs de la version gratuite, l’installation de l’application est, en revanche, obligatoire.

    Une fois connecté au service, vous pouvez commencer à organiser votre plate-forme en créant, par exemple, des équipes de collaborateurs. Pour lancer une visioconférence, rendez-vous ensuite dans l’onglet « Équipes » et cliquez sur « Démarrer une réunion » pour convier les participants, ou passez par l’onglet « Calendrier » et sélectionnez « Rejoindre maintenant ». Teams vous proposera, dans un second temps, d’inviter les participants grâce au menu affiché sur le côté droit de l’écran.

    Quelles sont les autres fonctionnalités proposées ?

    Au-delà du service de visioconférence, Microsoft Teams comprend de multiples fonctionnalités complémentaires : appels audio, messagerie instantanée, stockage et transfert de fichiers, création de groupes de travail et d’espaces de discussion distincts (appelés « canaux »), possibilité de travailler en mode coédition sur des documents partagés… Autant d’outils au service d’une collaboration en temps réel, et ce même à distance.Sans oublier, enfin, que Teams vous permet aussi d’intégrer un nombre relativement important d’applications, dont certaines issues de la suite Office (comme One Note, Word, Power Point ou Excel), et d’autres renvoyant à des services tiers (Wikipédia, Weather, News…). De quoi regrouper tous vos outils en un seul endroit !

    Quelques solutions alternatives

    D’autres outils permettent également de tenir des conversations vidéo.

    À côté des solutions de visioconférence très abouties et polyvalentes, il existe un certain nombre d’applications aux fonctionnalités plus réduites qui peuvent, néanmoins, être pratiques pour échanger à distance. En voici quelques exemples.

    WhatsApp

    Gratuite et facile à utiliser, l’application mobile fonctionne à la fois sur les appareils Android et iOS. Rachetée par Facebook en 2014, WhatsApp réunit aujourd’hui plus de 2 milliards d’utilisateurs dans le monde. Vous pouvez l’utiliser pour envoyer des messages texte, mais aussi passer des appels vidéo ou audio. Autre avantage : l’application offre un chiffrement de bout en bout.

    FaceTime

    Développée par Apple, l’application FaceTime est réservée aux propriétaires d’un appareil mobile ou fixe fonctionnant respectivement sous iOS ou macOS. Elle permet de passer des appels audio ou vidéo. Depuis iOS 12, Apple a également ajouté une option appels de groupe qui permet de discuter avec 32 personnes à la fois. Sous condition, toutefois, que tous les participants disposent d’un appareil Apple.

    Google Duo

    Gratuite et simple à utiliser, l’application Google Duo représente l’équivalent de FaceTime pour les appareils sous Android (tout en étant, également, disponible pour iOS), le nombre maximal de participants pour les appels vidéo étant néanmoins limité à 12 personnes en simultané. La confidentialité des conversations est assurée grâce au chiffrement de bout en bout.

    Facebook Messenger

    Pour les utilisateurs de Facebook, l’application Messenger (disponible pour Android et iOS) représente également une alternative intéressante. Si sa vocation première consiste à envoyer des messages, elle permet également de réaliser des vidéoconférences grâce à la fonctionnalité « Rooms » (ou « Salons », en français). Et de rassembler, ainsi, jusqu’à 50 personnes.

    Article publié le 28 juillet 2020 – © Les Echos Publishing 2020

    SecNumAcadémie : une formation en ligne dédiée à la cybersécurité

    Risques, bonnes pratiques et conseils d’experts. Gratuit et ouvert à tous, le MOOC de l’ANSSI propose de nombreux contenus pédagogiques autour de la sécurité informatique.

    Aider les citoyens à mieux comprendre les enjeux de la sécurité informatique pour leur permettre d’agir efficacement sur la protection de leurs outils numériques : c’est l’ambition du MOOC SecNumAcadémie, proposé par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Entièrement gratuits, les contenus disponibles sur la plate-forme dédiée sont adaptés à des publics variés, non experts, et comprennent des ressources pédagogiques diversifiées.

    En quoi consiste la formation proposée par l’ANSSI ?

    Conçus par les experts de l’ANSSI, les cours en ligne se composent de 4 modules complémentaires (panorama de la sécurité des systèmes d’information, sécurité de l’authentification, sécurité sur Internet, sécurité du poste de travail et nomadisme), respectivement divisés en 5 unités thématiques. Chaque unité se compose d’une vidéo, d’un cours écrit, d’une animation pédagogique et d’un quiz. Un certain nombre de ressources complémentaires sont, par ailleurs, disponibles en accès libre.

    Bon à savoir : pour rester en phase avec l’actualité règlementaire et technique de la sécurité numérique, les contenus pédagogiques proposés sur le MOOC sont régulièrement mis à jour.

    En pratique, comment cela fonctionne ?

    En moyenne, chaque module nécessitera entre 6h et 8h de travail. Une fois son compte créé, l’utilisateur est toutefois libre d’avancer à son rythme et de suivre la formation en fonction de ses disponibilités. En pratique, le MOOC est ainsi validé par une attestation de suivi obtenue à l’issue du module n° 4 par la validation progressive des différentes unités, selon une logique de crédits.

    Précision : pour valider une unité, l’utilisateur doit donner au moins 8 réponses justes sur 10 questions posées au quiz final. Un module est considéré comme étant validé lorsque le participant obtient 80 % de réussite sur les 5 unités thématiques qui le composent.

    Le MOOC SecNumAcadémie est cependant non certifiant. L’utilisateur pourra faire valoir l’acquisition de ses connaissances au sein de son entourage professionnel uniquement à titre personnel.Pour en savoir plus et découvrir les différents modules de formation proposés par l’ANSSI, rendez-vous sur : www.secnumacademie.gouv.fr

    Article publié le 21 juillet 2020 – © Les Echos Publishing 2020