Quotient familial : le plafonnement légèrement relevé
Le plafonnement des effets du quotient familial suit la même logique de revalorisation. Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, l’avantage maximal par demi-part supplémentaire est porté à 1 807 €, contre 1 791 € l’année précédente. Par quart de part, le plafond passe à 904 € (contre 896 €).
Ce mécanisme reste fondamental pour les familles : il garantit que la présence d’enfants à charge réduit l’impôt, mais dans une limite qui empêche les foyers très aisés de tirer un avantage disproportionné de leur nombre de parts.
Prélèvement à la source des couples : le taux individualisé est devenu la norme
La loi de finances 2025 avait prévu que le taux individualisé du prélèvement à la source deviendrait le mode par défaut pour les couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune, à compter du 1er septembre 2025. Ce changement est désormais pleinement en vigueur.
Concrètement, chaque membre du couple se voit appliquer un taux de prélèvement qui tient compte de ses seuls revenus personnels, au lieu d’un taux unique calculé sur les revenus cumulés du foyer. L’objectif est d’éviter qu’un conjoint à revenus modestes soit prélevé à un taux artificiellement élevé du fait des revenus de l’autre.
Les couples qui préfèrent l’ancien système peuvent toujours demander l’application d’un taux commun en se rendant sur leur espace personnel impots.gouv.fr, rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ». La bascule vers le taux individualisé n’a aucun effet sur le montant total d’impôt dû par le foyer : elle modifie uniquement la répartition du prélèvement entre les deux conjoints au fil de l’année.
Contribution différentielle sur les hauts revenus : du temporaire au durable
Lors de son adoption dans la loi de finances 2025, la CDHR était présentée comme un dispositif exceptionnel, limité aux seuls revenus de l’année 2025. Un an plus tard, la loi de finances 2026 la reconduit. Plus révélateur encore : le texte ne fixe plus de date de fin. La contribution restera en vigueur tant que le déficit public n’aura pas été ramené sous la barre des 3 % du PIB, objectif que les dernières prévisions ne situent pas avant 2028 au mieux.
Le principe reste le même : garantir que les contribuables les plus aisés acquittent une imposition effective d’au moins 20 % de leur revenu fiscal de référence (après retraitements). Sont visés les foyers dont le RFR retraité dépasse 250 000 € pour une personne seule et 500 000 € pour un couple. Un mécanisme de décote atténue l’effet de seuil pour les revenus proches de ces limites.
Pour mémoire, en 2025, les contribuables concernés devaient verser un acompte de 95 % de leur contribution estimée entre le 1er et le 15 décembre, sous peine d’une majoration de 20 %. Ce calendrier contraignant est reconduit pour les revenus 2026.
La décote : un filet de sécurité pour les petits contribuables
Le mécanisme de la décote, qui permet de réduire l’impôt des contribuables modestes, évolue également avec la revalorisation du barème. Pour 2026 (déclaration des revenus 2025), l’impôt brut ne doit pas dépasser 1 982 € pour un célibataire et 3 277 € pour un couple. Au-delà de ces seuils, la décote ne s’applique plus. Le montant forfaitaire de référence est fixé à 897 € pour une imposition individuelle et 1 483 € pour une imposition commune, diminué de 45,25 % de l’impôt brut.