Sécurité numérique : les bonnes pratiques à adopter au quotidien

Pour aider les internautes à se prémunir contre les risques liés aux différents types de cyberattaques, le portail cybermalveillance.gouv.fr a récemment publié une série de recommandations essentielles.

Intensification des usages numériques, diversification des équipements utilisés, effacement de la frontière entre la sphère professionnelle et la vie privée… Autant de tendances de fond qui n’ont pas manqué de mettre la puce à l’oreille des pirates informatiques ! Et pour cause, puisqu’elles offrent un formidable terrain de jeu aux escrocs en quête d’opportunités pour mener leurs actions malveillantes. Un constat qui a récemment amené le portail cybermalveillance.gouv.fr à diffuser une liste de 10 mesures essentielles. L’objectif ? Aider les internautes à adopter les bons réflexes leur permettant d’éviter les pièges et d’assurer leur sécurité numérique au quotidien.

Damer le pion aux cybercriminels : mode d’emploi

Pour commencer, le portail gouvernemental rappelle l’importance de protéger ses données sensibles à travers des mots de passe suffisamment longs, complexes et différents pour chaque service utilisé. Et de les changer régulièrement, en prévention, pour renforcer leur sécurité. De même, les experts en cybersécurité soulignent la nécessité de réaliser des sauvegardes fréquentes, par le biais d’un support de stockage externe (disque dur, clé USB…), pour mettre ses données personnelles (photos, fichiers, contacts, messages…) à l’abri d’une mauvaise surprise.

Autre conseil : appliquer sans tarder les mises à jour proposées pour ses différents équipements, afin de corriger au plus vite les éventuelles failles de sécurité qui pourraient faciliter la tâche aux escrocs, et protéger ses appareils à travers un logiciel antivirus (gratuit ou payant) pouvant identifier, neutraliser et éliminer des logiciels malveillants. En outre, si la prudence est de mise lorsqu’il s’agit d’installer de nouvelles applications (pour limiter les risques, mieux vaut privilégier les plateformes officielles, telles que Apple App Store ou Google Play Store), cybermalveillance.gouv.fr met également en garde contre tout message inattendu ou alarmiste, envoyé par email, par SMS ou par chat. Et ce même lorsque celui-ci semble provenir d’une source sûre. En cas de doute, pour éviter toute tentative d’hameçonnage, il est donc conseillé de contacter l’émetteur prétendu par le biais d’un autre moyen de contact, afin de lui demander confirmation avant de divulguer des données sensibles (mots de passe, coordonnées bancaires…).

À ce titre, les sites de commerce en ligne et les réseaux sociaux constituent également des zones à risque. Raison pour laquelle les experts conseillent notamment de bien sécuriser ses accès en choisissant des mots de passe robustes, de se méfier des offres trop alléchantes (qui pourraient, en réalité, cacher une démarche frauduleuse) et de partager ses informations personnelles à bon escient. Un principe de prudence qui devrait également s’appliquer à l’utilisation des réseaux Wifi publics qui, souvent mal protégés, peuvent présenter des failles de sécurité importantes. Sans surprise, il vaut donc mieux éviter d’y réaliser des opérations sensibles (quitte à privilégier, en cas d’urgence, la connexion 4G de son abonnement téléphonique) et utiliser, si possible, un réseau privé virtuel (VPN). Enfin, s’il peut être tentant de mélanger ses usages (voire ses équipements) personnels et professionnels, ceci est vivement déconseillé. En effet, si le piratage d’un accès personnel peut porter préjudice à l’entreprise, une attaque informatique visant l’entreprise peut aussi, inversement, impacter la sécurité des données personnelles d’un collaborateur.

Article publié le 14 janvier 2021 – © Les Echos Publishing 2021

Indice de réparabilité : du nouveau au rayon des appareils électroniques !

Présenté sous forme d’une note allant de 0 à 10, l’indice de réparabilité permettra aux consommateurs de savoir si un équipement électronique peut être réparé facilement.

Mieux informer les consommateurs et encourager les constructeurs à améliorer l’écoconception de leurs produits pour lutter contre l’obsolescence programmée : c’est l’objectif du nouvel indice de réparabilité qui, depuis le 1er janvier 2021, a fait son apparition sur les emballages de certains appareils électroniques vendus dans le commerce. À ce titre, si seulement 5 catégories d’équipements sont, à ce jour, concernées par la mesure (smartphones, ordinateurs portables, téléviseurs, lave-linges à hublot et tondeuses à gazon), la liste devrait s’allonger progressivement afin d’intégrer d’autres familles de produits.

Une auto-évaluation de la part des fabricants

Instauré par le gouvernement français dans le cadre de la loi anti-gaspillage du 10 février 2020, l’indice de réparabilité se matérialise sous la forme d’un logo représentant une clé de mécanicien entourée d’un engrenage et se verra accompagné d’une note allant de 0 à 10. Attribuée par le fabricant de l’appareil, cette dernière porte sur 5 critères principaux : disponibilité de la documentation technique nécessaire à la réparation ; possibilité de démonter l’appareil, accessibilité des pièces à remplacer et outils nécessaires ; durée de disponibilité des pièces détachées et délais de livraison ; prix des pièces détachées (par rapport à l’équipement neuf) ; critères spécifiques à la catégorie d’équipement concernée. À défaut d’être établi par un organisme indépendant (procédure jugée trop lourde par le ministère de la Transition écologique et solidaire) l’indice pourra être contrôlé par la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes). En cas de doute manifeste concernant l’évaluation fournie par le constructeur, les consommateurs pourront, par ailleurs, effectuer un signalement auprès de l’Ademe ou via le site web de la DGCCRF.

Des précisions tardives et un déploiement au compte-gouttes

Si le « devoir de transparence » imposé aux fabricants par le biais de l’indice de réparabilité devrait, à terme, contribuer à allonger la durée de vie des appareils électroniques, les consommateurs, eux, devront toutefois s’armer de patience. En cause, notamment : une publication tardive de l’arrêté fixant les conditions d’affichage et les modalités de calcul du nouvel indice, paru le 29 décembre dernier. En pratique, le déploiement du nouveau système de notation devrait donc se faire de manière très progressive et concerner, dans un premier temps, les produits récemment mis sur le marché.

Article publié le 07 janvier 2021 – © Les Echos Publishing 2021

Fraude à la carte bancaire : comment l’éviter et comment réagir ?

Hameçonnage, piratage informatique, fuite de données sensibles… différentes causes peuvent être à l’origine d’une fraude à la carte bancaire. Voici quelques conseils pour s’en prémunir.

Souvent synonyme d’achats de dernière minute, les fêtes de fin d’année constituent également une période propice aux tentatives d’arnaque. Parmi elles, la fraude à la carte bancaire. En cause : une baisse de vigilance des victimes, mais aussi une multiplication des transactions, pouvant permettre aux escrocs de mettre plus facilement la main sur des données confidentielles.

Précision : la fraude à la carte bancaire désigne l’utilisation illicite des coordonnées bancaires d’une personne, alors que celle-ci est pourtant toujours en possession de sa carte.

Quelles sont les mesures préventives à adopter ?

S’il est souvent difficile d’identifier l’origine précise d’une fraude à la carte bancaire, quelques bons réflexes peuvent néanmoins vous permettre de limiter les risques. Ainsi, pour barrer la route aux escrocs, cybermalveillance.gouv.fr rappelle notamment de ne jamais communiquer ses coordonnées bancaires par messagerie, par téléphone ou sur Internet et d’éviter également de les enregistrer sur des sites e-commerce. Et ce même lorsque ces derniers semblent, d’apparence, bien sécurisés. De même, le portail gouvernemental conseille de privilégier des moyens de payements sécurisés (tels que l’e-carte bleue ou encore le service Paylib), d’opter pour des mots de passe complexes et de protéger ses équipements informatiques à travers des mises à jour et des analyses antivirales fréquentes. Enfin, il est évidemment conseillé de conserver sa carte bleue et son code confidentiel en lieu sûr, sans oublier de vérifier régulièrement son compte bancaire pour identifier tout débit suspect.

Fraude à la carte bancaire : comment réagir ?

En regardant votre relevé de compte, vous avez repéré un paiement suspect ? Vous êtes peut-être victime d’une fraude à la carte bancaire. Pour limiter les dégâts, il faut agir sans tarder : faites immédiatement opposition à votre carte bancaire et alertez votre banque du débit frauduleux pour en demander le remboursement. Signalez ensuite la fraude bancaire via la plate-forme Perceval, administrée par le ministère de l’Intérieur, et déposez plainte au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie dont vous dépendez. Par ailleurs, pensez à vérifier qu’aucun de vos comptes en ligne ne soit piraté (au moindre doute, changez le mot de passe concerné), puis réalisez une analyse antivirale complète de vos appareils informatiques pour supprimer les logiciels malveillants qui auraient pu être à l’origine de la fraude dont vous avez été victime. Enfin, prenez soin d’effectuer les mises à jour nécessaires pour corriger les éventuelles failles de sécurité.

Article publié le 23 décembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

Campagnes d’escroquerie au CPF : cybermalveillance.gouv.fr sonne l’alerte !

Le dispositif cybermalveillance.gouv.fr a récemment mis en garde contre une série de tentatives d’escroquerie, ayant pour but de détourner les droits à la formation cumulés par la victime.

Il s’agit d’une menace diffuse qui peut frapper aussi bien les travailleurs indépendants que les personnes salariées ou en recherche d’emploi. Plusieurs tentatives d’escroquerie au Compte Personnel de Formation (CPF) ont été identifiées ces derniers mois et sont toujours en cours : c’est le constat alarmant soulevé par le dispositif cybermalveillance.gouv.fr dans une récente publication. Aussi, pour mettre en garde contre ces campagnes frauduleuses visant à détourner les droits à la formation de la victime, la plate-forme gouvernementale et la Caisse des Dépôts, gestionnaire du site www.moncompteformation.gouv.fr, ont récemment apporté quelques éléments d’éclairage.

Comment se déroule l’escroquerie au CPF ?

L’arnaque démarre généralement par un appel téléphonique, prétendument missionné par la plate-forme Mon Compte Formation, par un organisme de formation ou encore par un organisme public (Caisse des Dépôts, ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Pôle emploi…). Sous prétexte de lui faire bénéficier d’une formation financée par son CPF, l’escroc demande ensuite à la victime de lui communiquer ses identifiants de connexion (numéro de Sécurité sociale et mot de passe), permettant d’accéder à la plate-forme en ligne. De quoi pirater, ensuite, le compte de la victime pour l’inscrire à des formations factices, sans réel contenu pédagogique, proposées par des sociétés douteuses pouvant également usurper l’identité de véritables organismes de formation.

Précision : pour parvenir à ses fins, l’escroc peut également proposer à la victime de l’aider à créer son compte CPF pour subtiliser, au passage, les informations de connexion. Ou, en cas de perte des identifiants, l’inciter à réinitialiser son mot de passe… et en profiter pour le récupérer.

Quel que soit le stratagème adopté par l’escroc, force est de constater que le préjudice pour la victime peut être conséquent, allant de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros.

Tentatives d’arnaques : comment réagir ?

Pour éviter ce genre de désagrément, rappelons tout d’abord qu’il faut éviter à tout prix de communiquer des informations sensibles (numéro de Sécurité sociale, coordonnées bancaires, mots de passe…) par messagerie, par téléphone ou sur internet. Dans le cas précis de l’escroquerie au CPF, cybermalveillance.gouv.fr conseille de stopper toute communication téléphonique au moindre doute et de bloquer le numéro de téléphone de l’appelant. Si toutefois vous avez communiqué des informations confidentielles à votre interlocuteur, prenez soin de changer immédiatement le mot de passe de votre compte CPF, sans oublier les autres sites web ou comptes en ligne sur lesquels vous pouviez l’utiliser par le passé.

À noter : si vous constatez que vous ne pouvez plus vous connecter à votre compte CPF ou que vous avez été inscrit à une formation à votre insu, veillez à signaler les faits en contactant la plate-forme Mon Compte Formation.

Enfin, si vous avez été victime d’une escroquerie, conservez toutes les preuves en votre possession et déposez plainte au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie dont vous dépendez.

Article publié le 16 décembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

Retour sur TousAntiCovid et ses concurrentes européennes

Alors que l’application StopCovid n’a jamais rencontré le succès espéré, la version améliorée de cet outil de traçage, rebaptisée TousAntiCovid, est parvenue à séduire 11 millions d’utilisateurs depuis son lancement le 22 octobre dernier. Un remarquable résultat qui nous incite à revenir sur son fonctionnement et sur le destin de ses concurrentes allemandes ou italiennes.

Les fonctionnalités de TousAntiCovid

TousAntiCovid est une application destinée à identifier les personnes qui ont été en contact avec un malade du Covid-19 et à les alerter.

La fonction principale de TousAntiCovid est d’alerter son utilisateur lorsqu’il a été en contact avec une personne porteuse du virus. Concrètement, une personne testée positive va renseigner l’application, permettant à cette dernière d’alerter toutes les personnes elles-mêmes équipées de TousAntiCovid qui se sont trouvées, dans les jours précédents, à moins de 1 mètre d’elle plus de 5 minutes ou plus de 15 minutes à moins de 2 mètres. Pour permettre l’identification des éventuels contacts, l’application TousAntiCovid détecte et enregistre, via le réseau bluetooth, tous les smartphones qui se trouvent à proximité de l’appareil sur lequel elle est installée. Mais attention, rappellent les concepteurs de TousAntiCovid, les données ainsi stockées ne permettent pas de connaître l’identité « d’un utilisateur de l’application, ni qui il a croisé, ni où ni quand ». La vie privée des utilisateurs est donc protégée, affirment les pouvoirs publics. Un sujet important car c’est en grande partie par crainte de voir leur vie privée violée que les Français avaient rejeté StopCovid, la première application de contact tracing mise en place par la France en juin dernier.

De nouveaux services

Au-delà du changement de nom, la nouvelle version de l’application propose une série de nouvelles fonctionnalités de conseil et d’information, non seulement générales mais aussi localisées. On trouve ainsi une « carte météo du virus » permettant à l’utilisateur de se géolocaliser afin de consulter, en temps réel, des informations sur la circulation du Covid-19 dans une ville, un département ou une région. Avec la possibilité d’afficher sur une carte les centres de dépistage les plus proches. Autre nouveauté : la faculté de remplir directement et de générer les attestations de déplacement dérogatoire nécessaires pour circuler pendant un confinement et les couvre-feux.

Une meilleure gestion de la batterie

Enfin, changement de paradigme aussi sur les consignes d’utilisation : pour préserver la batterie des smartphones, TousAntiCovid n’est plus actif en permanence contrairement à StopCovid. Ainsi, l’utilisateur doit lancer manuellement l’application avant de se rendre dans une zone d’affluence (transports en commun, commerces, lieux de travail…) ou d’assister à une réunion privée. TousAntiCovid fonctionne sur iOs (iPhone d’Apple) et sur Android. Elle est téléchargeable sur les plates-formes Google Play Store et Apple Store.

D’autres applications en Europe

Il existe d’autres applications de contact traçing en Europe. Certaines sont compatibles entre elles, d’autres non.

La France a décidé de faire bande à part lorsque la création de StopCovid a été décidée au printemps dernier. La raison : ne pas utiliser les protocoles techniques d’Apple et de Google. Des multinationales souvent pointées du doigt pour leur propension à s’approprier les données personnelles de leurs utilisateurs. D’autres pays n’ont pas eu ces craintes et se sont appuyés sur leurs solutions techniques. Cela leur a permis de sortir des applications plus rapidement, mais aussi de les rendre compatibles entre elles. L’italienne Immuni, l’allemande Corona-Warn-App, l’irlandaise Covid Tracker ou encore l’espagnole Radar Covid partagent, ainsi qu’une dizaine d’autres applications européennes, la même base technique, ce qui permet à leurs utilisateurs nationaux de bénéficier d’un suivi chez eux, mais également dans plusieurs pays étrangers. Contrairement à ces pays, la Suisse et la Hongrie, comme la France, ont fait le choix de développer des applications « maison » non compatibles.

Des succès mitigés

Pour fonctionner à plein, les applications de contact tracing doivent être utilisées par un très grand nombre de personnes. Ce n’est qu’à ce prix qu’il devient possible d’identifier et d’avertir les cas contacts afin de les inciter à s’isoler dans le but de rompre une chaîne de contamination. Sur ce point, plusieurs applications ont rencontré le succès en Europe. C’est le cas notamment d’Immuni, l’application italienne qui, après un joli départ suivi d’une montée en charge progressive, a connu un pic de téléchargements (plus de 150 000 téléchargements par jour) au mois d’octobre lors de l’emballement de la deuxième vague de Covid-19. Mais depuis, l’engouement a laissé place à des critiques de plus en plus vives sur l’efficacité du dispositif, notamment sur le suivi des cas ainsi identifiés par les autorités de santé. Résultat, l’application ne séduit plus que quelques milliers d’Italiens chaque jour et plafonne à 10 millions d’utilisateurs, soit 19 % des Italiens de plus de 14 ans. Un ratio encore trop faible d’autant qu’il varie fortement d’une région à l’autre (25 % dans le Val d’Aoste contre 12 % en Campanie).

Même scénario en Allemagne. Lancé le 16 juin dernier, Corona-Warn-App connaît un succès immédiat et parvient à rallier 18 millions d’Allemands en à peine 3 mois. Depuis, le rythme des téléchargements s’est stabilisé pour atteindre 23,5 millions au tout début du mois de décembre, soit moins d’un tiers de la population adulte allemande. Un tassement qui s’explique, notamment, par la défiance d’une partie de la population envers les solutions techniques de Google. Défiance qui a incité plusieurs développeurs allemands à mettre au point et à proposer, depuis le 9 décembre, une variante de l’application qui n’utilise plus le protocole de communication de Google, mais un composant open source. Une nouvelle application qui permettra peut-être une nouvelle envolée des téléchargements. Mais au-delà du nombre de téléchargements, l’efficacité de ces applications se trouve affectée par un autre point : la possibilité de signaler ou non que l’on est atteint du Covid-19. Une liberté fondamentale qui n’aurait pas dû constituer un frein compte tenu de l’anonymisation des données mise en place dans les différents systèmes. Mais dans la réalité, les craintes d’exposition de ces informations personnelles demeurent et, en Allemagne, par exemple, ont conduit, selon les estimations du 4 décembre de l’Institut Robert Koch, à peine la moitié (54 %) des personnes touchées par le Covid-19 à signaler leur situation sur Corona-Warn-App. Concrètement, depuis le lancement de cette application, en juin dernier, un peu plus de 95 000 personnes ont signalé leur situation sur 175 000 cas positifs identifiés. Plus de 79 000 chaînes de contamination n’ont ainsi, pour cette seule raison, pas pu être identifiées.

Article publié le 11 décembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

TousAntiCovid : une tentative d’hameçonnage circule par SMS

Le gouvernement français a récemment mis en garde contre un logiciel malveillant, imitant l’application officielle TousAntiCovid mais cachant, en réalité, un cheval de Troie.

Profitant du contexte anxiogène de la crise sanitaire, les pirates informatiques ont multiplié, au cours des derniers mois, les tentatives d’hameçonnage visant à extorquer des données confidentielles. Et cette fois, c’est au tour de l’application gouvernementale TousAntiCovid de servir de prétexte aux cybercriminels pour piéger leurs potentiels victimes.Comme souvent, le scénario est simple : la victime reçoit, par SMS, un message signé GOUV.FR, imitant mot pour mot le communiqué officiel diffusé fin novembre avec l’aide des opérateurs téléphoniques. Or, si le SMS authentique permettait à l’utilisateur d’accéder à la page bonjour.tousanticovid.gouv.fr en vue de télécharger l’application gouvernementale, le lien diffusé par les pirates renvoie, quant à lui, vers un logiciel malveillant.Appartenant à la famille des chevaux de Troie, ce dernier s’installe alors sur le smartphone de la victime piégée pour siphonner non seulement les identifiants des applications bancaires, des messageries et des réseaux sociaux, mais aussi son carnet d’adresses. La vigilance est donc de mise !


Précision : si la tentative d’hameçonnage récemment observée vise en priorité les utilisateurs d’un smartphone sous Android, des campagnes d’escroqueries similaires sont susceptibles de cibler, au cours des prochains mois, tous types de téléphones mobiles.

Bons réflexes et campagnes de SMS du gouvernement : quelques rappels

Pour damer le pion aux cyberpirates, le gouvernement a récemment rappelé quelques bons réflexes pouvant permettre aux Français de se prémunir contre ce type d’attaques. Il est ainsi conseillé de toujours vérifier l’URL (qui, en l’occurrence, doit se terminer en .gouv.fr) avant de cliquer sur un lien reçu par SMS ou par email et de se référer au site officiel bonjour.tousanticovid.gouv.fr pour télécharger, le cas échéant, l’application TousAntiCovid.Enfin, concernant la véritable campagne d’information récemment mise en place par le gouvernement et face aux interrogations qu’elle a soulevé quant à la protection des données personnelles des citoyens, la CNIL a récemment apporté quelques explications complémentaires. En effet, dans le cadre de telles opérations, aucun numéro de téléphone n’est transmis au gouvernement. Ce dernier envoie, en réalité, le message qu’il souhaite diffuser aux opérateurs de téléphonie mobile qui s’appuient, ensuite, sur leurs propres bases de données pour l’acheminer vers leurs abonnés.

Article publié le 09 décembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

Chrome Actions : une nouvelle fonctionnalité pratique fait son apparition

Grâce à la dernière mise à jour de Google Chrome, les utilisateurs pourront désormais réaliser certaines actions en tapant leurs commandes directement dans la barre d’adresse du navigateur.

Si chaque mise à jour de Google Chrome apporte son lot de nouveautés, la dernière version du navigateur n’est pas en reste ! À ce titre, c’est notamment une nouvelle fonctionnalité, baptisée Chrome Actions, qui devrait attirer l’attention des utilisateurs. Et pour cause, puisqu’elle offre un gain de temps réel. Explications.

Un accès simplifié à une dizaine d’actions utiles

Effacer les cookies et vider le cache, ouvrir une fenêtre de navigation privée, traduire le site web actuellement affiché à l’écran, accéder au gestionnaire de mots de passe : voilà quelques actions, parmi d’autres, que les utilisateurs de Google Chrome seront désormais en mesure de lancer directement depuis la barre d’adresse de leur navigateur. En pratique, les internautes pourront ainsi décrire l’action qu’ils souhaitent réaliser dans ce champ de texte permettant également d’interroger le moteur de recherche Google. Si la requête est reconnue, Chrome affichera l’action parmi les suggestions de résultats : il suffira alors d’un clic pour l’exécuter.


Quelques exemples : en tapant « effacer historique », l’utilisateur se verra ainsi proposer un raccourci vers le menu permettant de gérer les données de navigation, tandis que « lancer incognito » lui permettra d’ouvrir instantanément une fenêtre de navigation en mode privé.

Actuellement en cours de déploiement, la nouvelle fonctionnalité comprend, à l’heure actuelle, une dizaine de commandes, principalement axées sur la confidentialité des données. La liste des actions disponibles devrait toutefois s’allonger progressivement pour intégrer de nouveaux raccourcis. Pour en savoir plus sur la nouvelle fonctionnalité Chrome Actions et découvrir les autres changements apportés par la dernière mise à jour du navigateur, rendez-vous sur : www.blog.google

Article publié le 03 décembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

Quelles aides régionales à la transformation numérique des entreprises ?

L’État et les collectivités territoriales proposent un certain nombre d’aides financières pour soutenir la digitalisation des entreprises. Une liste détaillée est désormais disponible sur le portail France Num.

Trouver et fidéliser des clients via internet, optimiser sa visibilité en s’appuyant sur des outils de communication numérique, gagner du temps grâce à la mise en place de solutions logicielles… Quelle que soit la taille de l’entreprise, le digital peut contribuer à fluidifier les process et, par conséquent, faciliter la gestion quotidienne de l’activité. Or, si l’intérêt des outils numériques ne fait aujourd’hui plus débat, force est de constater que les TPE-PME, artisans, commerçants et professionnels libéraux sont encore nombreux à ne pas avoir sauté le pas.

S’informer en un coup d’œil sur les dispositifs existants

Pour y remédier et atténuer le « gap technologique » au sein de l’écosystème entrepreneurial français, l’État et les collectivités territoriales ont mis en place un certain nombre d’aides financières permettant de soutenir la digitalisation des entreprises. Des dispositifs diversifiés qui sont désormais mis en lumière via le site web de France Num (www.francenum.gouv.fr).

Rappel : initiative gouvernementale pour la transformation numérique des TPE-PME pilotée par la Direction générale des entreprises, France Num fédère des ressources pratiques, des aides financières et un réseau de conseillers actifs sur l’ensemble du territoire français.

 

Sur ce site public, les internautes sont invités à consulter un dossier dédié, sur lequel ils pourront découvrir, en un coup d’œil, les différentes aides proposées au niveau régional. De quoi se renseigner, notamment, sur les conditions d’obtention, les montants financiers alloués et, le cas échéant, la date de clôture du dispositif qui les intéresse. Pour chaque aide, un lien intégré au portail offre, par ailleurs, la possibilité d’accéder à des ressources complémentaires en consultant les sites internet des collectivités territoriales et/ou des chambres consulaires (CCI et CMA) concernées.

Article publié le 26 novembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

Clique-mon-commerce.gouv.fr : des solutions pour propulser les TPE sur le web

Pour aider les commerçants, artisans et restaurateurs à identifier les outils et services les mieux adaptés à leurs besoins de digitalisation, le gouvernement français a récemment lancé une plate-forme dédiée.

C’est un défi de longue date qui, face à l’épidémie du Covid-19, a désormais pris un caractère d’urgence. Alors que les nouvelles restrictions sanitaires imposent, une fois de plus, aux bars, restaurants et commerces dits « non essentiels » de fermer leurs portes, le digital constitue, aujourd’hui plus que jamais, un allié précieux pour pallier la baisse d’activité due au confinement. Or, si la nécessité du passage au numérique ne fait plus débat, force est de constater qu’il n’est pas toujours simple d’identifier les outils les mieux adaptés. Un constat qui a récemment amené le gouvernement français à créer une plate-forme en ligne dédiée. Baptisée « Clique mon commerce », elle propose une sélection de solutions technologiques, répondant aux besoins spécifiques des commerçants, artisans et restaurateurs.

Identifier des services accessibles à proximité

En consultant le nouveau portail en ligne, les professionnels ont ainsi la possibilité de découvrir, en quelques clics seulement, de nombreux outils et services digitaux labellisés par le gouvernement, pouvant être mis en œuvre rapidement et à moindre frais. Des solutions pouvant leur permettre, par exemple, de créer un site web dédié à leur établissement, de mettre en place un service de livraison ou de paiement à distance ou encore de rejoindre une place de marché en ligne.

Bon à savoir : grâce au système de filtres proposé par la plate-forme, les internautes sont ensuite orientés, selon leurs besoins, leur secteur d’activité et leur implantation géographique, vers des prestations accessibles à proximité.

La mise en place de la plate-forme numérique « Clique mon commerce » s’inscrit dans le cadre des actions de modernisation prévues par le plan France Relance. L’initiative bénéficie du soutien de Bpifrance, de la Banque des Territoires et du réseau des CCI et des CMA. Pour en savoir plus et consulter le nouveau portail en ligne, rendez-vous sur : www.clique-mon-commerce.gouv.fr

Article publié le 19 novembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

Transition numérique des artisans : le réseau des CMA se mobilise

Pour permettre aux artisans d’évaluer leur niveau de maturité numérique et d’identifier leurs besoins en la matière, le réseau des CMA a récemment mis en place un outil de diagnostic en ligne.

Face à l’urgence imposée par le contexte sanitaire, le réseau des Chambres de Métiers et de l’Artisanat (CMA) passe à la vitesse supérieure pour accompagner la transition numérique des professionnels. Et pour cause, puisque les outils numériques peuvent, aujourd’hui plus que jamais, offrir aux artisans des solutions efficaces pour les aider à soutenir leur activité. Un constat qui a récemment amené les chambres consulaires à mettre en place un service de diagnostic en ligne. L’objectif ? Offrir aux 1,3 million d’artisans exerçant leur métier sur le territoire français la possibilité d’évaluer leur niveau de maturité numérique pour définir, en quelques clics, leurs opportunités de développement en la matière.

Usages numériques : 10 minutes pour faire le point

En répondant au questionnaire accessible via le portail web dédié, les artisans ont ainsi la possibilité d’établir, en 10 minutes seulement, un portrait instantané de leur situation numérique et d’analyser leurs besoins autour de 6 axes stratégiques : présence sur Internet, équipements numériques, ressources internes, démarche commerciale, cœur de métier et, enfin, relations avec l’administration et les partenaires. L’occasion, également, d’identifier des actions concrètes pour chaque secteur d’activité (alimentaire, services, bâtiment, fabrication, métiers d’art), de s’informer sur les différentes possibilités de financement et de trouver les bons outils pour commercialiser ses produits ou services, malgré les contraintes du moment, grâce aux plateformes de vente en ligne ou encore par l’intermédiaire d’un service de « click and collect ».

À noter : pour compléter l’autodiagnostic numérique, le réseau des CMA rappelle également la possibilité, pour les artisans, de bénéficier d’un accompagnement personnalisé et/ou d’une formation dédiée. À ce titre, une cartographie des contacts, permettant de cibler les bons interlocuteurs, peut être consultée . sur le portail en ligne

Pour en savoir plus sur le nouveau service de diagnostic en ligne et connaître les engagements du réseau des CMA pour atténuer l’impact de la crise sanitaire sur les professionnels, rendez-vous sur : www.cma-france.fr

Article publié le 10 novembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020