Organiser un exercice de gestion de crise cyber : le nouveau guide de l’ANSSI

Pour permettre aux entreprises de toutes tailles d’anticiper au mieux une éventuelle situation de crise informatique, l’ANSSI a récemment publié un nouveau guide dédié.

Face à une menace informatique toujours croissante, les acteurs publics et privés doivent adopter une démarche responsable pour maîtriser les risques et renforcer leur capacité de résilience face à une éventuelle situation de crise : c’est le constat qui a récemment amené l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) à publier un nouveau guide dédié. Intitulé « Organiser un exercice de gestion de crise cyber », ce dernier vise à accompagner les entreprises de toutes tailles dans la mise en place d’un plan d’action concret, ayant pour vocation de limiter les dégâts en cas d’attaque cybercriminelle.

Développer les bons réflexes et s’entraîner ensemble

Dans le détail, la publication de l’ANSSI expose ainsi une méthodologie composée de plusieurs étapes. L’objectif : déployer des exercices pratiques pour permettre aux collaborateurs de développer les bons réflexes face à différents scénarios de crise. Et de s’entrainer, ensemble, pour optimiser la force de frappe collective et permettre à l’entreprise d’affronter, le cas échéant, une attaque réelle.

Bon à savoir : parmi les différentes ressources proposées dans le guide figure notamment un exemple d’exercice portant sur une cyberattaque par rançongiciel, permettant d’illustrer, de façon concrète, les recommandations formulées par les auteurs.

À ce titre, le guide de l’ANSSI donne notamment des conseils pratiques pour préparer l’exercice (de l’élaboration du scenario jusqu’au brief des participants, en passant par une définition précise des objectifs), mettre en place les moyens logistiques nécessaires et éviter les écueils les plus fréquents. En effet, si l’exercice de gestion de crise doit s’inspirer d’évènements plausibles et s’inscrire dans le contexte spécifique de chaque structure, l’ANSSI précise toutefois qu’il ne doit pas avoir d’impact réel sur les activités de l’organisation, ni essayer de surprendre ou de piéger les participants. Enfin, l’ANSSI rappelle que chaque exercice de gestion de crise doit systématiquement intégrer un retour d’expériences détaillé, permettant à l’entreprise d’identifier non seulement ses points forts, mais aussi les différents axes d’amélioration possibles. Pour consulter le nouveau guide « Organiser un exercice de gestion de crise cyber », publié par l’ANSSI avec le concours du Club de la continuité d’activité (CCA), rendez-vous sur : www.ssi.gouv.fr

Article publié le 29 octobre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

TikTok, le réseau social qui séduit les jeunes et dérange les États

L’application TikTok, créée en Chine par la société ByteDance, permet à ses utilisateurs de concevoir, de partager et de commenter des vidéos à l’aspect bricolé et spontané. Ces 2 dernières années, elle s’est fait une place de choix parmi les réseaux sociaux les plus populaires. Mais pour asseoir sa position, TikTok doit encore franchir une ultime étape : « montrer patte blanche » à Washington sous peine d’être bannie outre-atlantique. Explications.

Un succès fulgurant

En à peine 2 ans, TikTok a conquis près de 700 millions d’utilisateurs dans le monde.

Au départ, l’application était destinée à publier des vidéos de karaoké. Les utilisateurs se filmaient en train de chanter et de danser avant de partager le résultat. Aujourd’hui, les thèmes des vidéos sont beaucoup plus variés, seul reste leur côté bricolé et spontané, même si l’usage d’effets spéciaux est encouragé par la mise à disposition d’un outil de montage (filtres, accéléré, ralenti, intégration de texte, d’images, de slides…). Par défaut, les vidéos (format vertical) durent 15 secondes. Il est néanmoins possible d’en tourner des plus longues (1 min). Elles peuvent être enregistrées via l’application et la caméra du smartphone ou réalisées sur un autre outil puis téléchargées. Les vidéos consultées ou produites peuvent être sauvegardées, partagées par e-mail ou via des comptes ouverts sur d’autres réseaux sociaux comme Instagram ou Facebook. Cette ouverture à d’autres plates-formes d’échange est une des forces de TikTok. Elle favorise la diffusion des contenus bien au-delà du réseau. À en croire TikTok, le réseau réunissait, en juin dernier, pas moins de 689 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans le monde, contre 55 millions en janvier 2018. C’est dire le succès fulgurant de cette application dont les utilisateurs, majoritairement âgés de 16 à 25 ans, sont extrêmement assidus : 73 % se connectent plus d’une fois chaque mois avec une moyenne d’utilisation de 52 minutes par jour. Disponible dans 155 pays et 75 langues, l’application a même dépassé les 2 milliards de téléchargements en avril dernier. Une aubaine pour les marques qui investissent le réseau. Des entreprises qui ne viennent pas y vendre un service ou un produit mais travailler leur image et afficher leurs valeurs afin de créer, avec ces millions de futurs clients potentiels, un lien qu’elles espèrent durable. Pour y parvenir, elles adoptent les codes de TikTok : elles produisent des vidéos « bricolées », amusantes ou spectaculaires qui viennent casser leur côté sérieux. Leurs salariés ou leurs clients sont, très souvent, associés à la création de ces vidéos. C’est le cas notamment lorsqu’elles les incitent à relever des défis visant à promouvoir leurs produits, à l’image de Haribo, qui invite le public à se déchaîner en musique après avoir goûté ses bonbons à mâcher Maoam « au goût fou jusqu’au bout », ou du challenge #mcdonaldcelebrationdance, qui propose à ses utilisateurs de danser pour signifier leur joie de manger chez McDonald’s. Inviter les Tiktokeurs à se filmer en relevant un défi est une pratique courante sur le réseau. Les défis à relever sont proposés par les utilisateurs aux équipes de TikTok.

Et un problème diplomatique

Si un accord n’est pas trouvé rapidement, TikTok pourrait être interdit sur le territoire américain.

Mais si TikTok séduit les jeunes et les entreprises, force est de constater qu’il ne plait pas toujours aux États ! Déjà interdite en Inde depuis juillet dernier, la plate-forme joue désormais sa survie outre-atlantique où elle est accusée d’espionnage (en raison de la collecte d’informations profilées des utilisateurs américains) pour le compte du gouvernement chinois. Prise en otage au sein des tensions commerciales récurrentes entre les deux puissances, ByteDance a été sommée de céder ses activités américaines à une société… américaine. Après avoir décliné l’offre de rachat du géant informatique Microsoft, ByteDance a envisagé un partenariat avec les deux sociétés américaines Oracle et Walmart. Mais ce partenariat qui, au premier abord, semblait apaiser les craintes de la Maison-Blanche, pourrait bien donner lieu à un nouveau bras de fer entre les États-Unis et la Chine. Et pour cause : ByteDance souhaite conserver 80 % du contrôle de la société TikTok Global (englobant les activités internationales de l’application, Chine exclue) alors que Donald Trump exige un contrôle majoritaire par les sociétés Oracle et Walmart. « L’affaire TikTok » n’est donc pas prête d’être réglée ! Pire, elle pourrait bien n’être que le premier round du combat mené par Donald Trump contre les géants d’Internet chinois (Alibaba, Tencent…) en pleine campagne électorale. Et faute d’un accord trouvé avant le 12 novembre 2020 avec les autorités américaines, l’application TikTok pourrait, sauf nouveau retournement, être bloquée et retirée des plate-formes de téléchargement outre-atlantique. À suivre !

Article publié le 23 octobre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

TousAntiCovid : l’application StopCovid se réinvente pour gagner en efficacité

Après l’échec de sa première mouture, l’application de traçage des cas contacts StopCovid entame sa mue pour devenir TousAntiCovid. Une refonte qui devrait apporter quelques nouveautés.

Alors que la première version de l’application StopCovid n’a jamais rencontré le succès espéré, l’arrivé d’une version améliorée de l’outil de traçage des cas contacts a récemment été annoncée par l’exécutif. Baptisée TousAntiCovid, la nouvelle mouture doit sortir ce jeudi 22 octobre. Avec l’ambition de mieux séduire ses utilisateurs à travers des services à plus forte valeur ajoutée. Rappelons que la première version de l’application n’a été téléchargée que 2,6 millions de fois depuis son lancement le 2 juin dernier. À ce jour, moins de 500 notifications ont été envoyées à de potentiels cas contacts. Trop peu pour en faire un outil efficace dans la lutte contre l’épidémie du Covid-19.

TousAntiCovid : quelles sont les nouveautés annoncées ?

Au-delà du changement de nom, la nouvelle version de l’application sera également amenée à se réinventer sur le fond. À ce titre, elle proposera notamment une série de nouvelles fonctionnalités de conseil et d’information, non seulement générales, mais aussi localisées. Comme annoncé par Emmanuel Macron, TousAntiCovid devrait ainsi offrir une « carte météo du virus », permettant à l’utilisateur de se géolocaliser afin de consulter, en temps réel, des informations sur la circulation du Covid-19 dans la ville, le département ou la région dans laquelle il se trouve. Avec la possibilité, aussi, d’afficher sur une carte les centres de dépistage les plus proches. Autre nouveauté : les usagers pourront utiliser l’application mobile pour scanner des QR-codes qui seront progressivement déployés par les restaurateurs. Plus simple à utiliser que les carnets de rappel déjà mis en place en zone d’alerte, TousAntiCovid permettra ainsi d’enregistrer la plage horaire pendant laquelle l’utilisateur s’est trouvé dans l’établissement. Et de l’alerter, si un autre client venait à être déclaré positif au Covid-19 dans les jours qui suivent. Enfin, changement de paradigme aussi sur les consignes d’utilisation : pour préserver la batterie des smartphones, TousAntiCovid ne sera pas actif en permanence. Ainsi, l’utilisateur devra lancer manuellement l’application avant de se rendre dans une zone d’affluence (transports en commun, commerces, lieux de travail…) ou d’assister à un rassemblement privé.

Bon à savoir : la nouvelle application TousAntiCovid fonctionnera toujours de manière anonyme et sur la base du volontariat. Si vous avez déjà StopCovid, ne désinstallez par l’application de votre téléphone : la mise à jour se fera automatiquement dès le 22 octobre.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : www.gouvernement.fr

Article publié le 21 octobre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

Les clés de la cybersécurité : des formations gratuites pour les TPE-PME

Pour aider les TPE-PME à déjouer les actes de piratage informatique, Google, le dispositif national cybermalveillance.gouv.fr et la Fevad proposent une série de formations en ligne.

Sensibiliser, informer et transmettre les bonnes pratiques pour se protéger… tels sont les objectifs du nouveau programme de formation « Les clés de la cybersécurité pour les TPE-PME ». Un programme initié par Google, le dispositif national cybermalveillance.gouv.fr et la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) qui se compose d’une série d’ateliers gratuits et ouverts à tous.

À noter : d’après le syndicat des entreprises du numérique (Syntec Numérique), les petites et moyennes entreprises sont la cible de 77 % des cyberattaques en France. Et ce, alors que 83 % d’entre elles se sentent peu ou pas exposées aux risques numériques…

Trois modules thématiques accessibles en ligne

En pratique, ce nouveau programme de formation – lancé à l’occasion du mois européen de la cybersécurité – est entièrement accessible en ligne et comprend trois modules complémentaires :

  • initiation à la cybersécurité (quelles sont les principales menaces pour les entreprises ? Comment protéger au mieux ses employés et ses clients ?) ;
  • cybersécurité pour les e-marchands (quels sont risques spécifiques pour les sites de commerce en ligne ? Comment sécuriser les données confidentielles ?) ;
  • cybersécurité en télétravail (quelles sont les menaces liées au travail à distance ? Et quels sont les bons réflexes à adopter pour s’en prémunir ?).

Pour chaque module, les participants pourront choisir entre plusieurs dates proposées sur une période s’étalant jusqu’au mardi 15 décembre 2020.

Bon à savoir : les inscriptions aux différentes séances de formation se font en ligne,  (rubrique « Les sessions de formation à venir », accessible en bas de page). La durée moyenne par séance est d’une heure environ.

Pour en savoir plus sur le programme de formation « Les clés de la cybersécurité » et connaître le détail des ateliers organisés, rendez-vous sur : events.withgoogle.com/cybersecurite

Article publié le 15 octobre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

Google Meet : la gratuité des appels vidéo illimités joue les prolongations

Les utilisateurs de la version non-payante de Google Meet auront finalement jusqu’au 31 mars 2021 pour profiter des séances de visioconférence sans limite de temps, ou presque. Précisions.

Depuis le 29 avril dernier, le service de visioconférence Google Meet s’est enrichi d’une version « grand public », gratuite et accessible à toute personne disposant d’un compte Google.

Rappel : lancé en 2017, Google Meet était jusqu’alors réservé aux abonnés G Suite, ensemble (payant) d’outils et de logiciels destiné aux professionnels.

Or, si la plupart des fonctionnalités proposées par la formule payante de Google Meet sont également comprises dans sa version gratuite, cette dernière affiche toutefois quelques limites. À ce titre, la firme de Moutain View avait notamment annoncé que la durée maximale par communication serait réduite à 60 minutes pour les titulaires d’un compte non-payant, et ce à partir du 30 septembre 2020. Une échéance qui a récemment été repoussée.

Les appels illimités gratuits pendant 6 mois supplémentaires

Ainsi, comme précisé dans un communiqué relayé sur son blog officiel, Google a finalement décidé de reporter cette date limite au 31 mars 2021. Une bonne nouvelle pour les utilisateurs de la version gratuite du logiciel, qui pourront donc continuer, pendant quelques mois supplémentaires, à profiter du service de visioconférence en illimité. Sans toutefois dépasser une durée maximale (et, en pratique, plutôt théorique) de 24h par session. Enfin, Google s’est également appuyé sur cette note d’information pour rappeler à ses utilisateurs plusieurs nouvelles fonctionnalités récemment intégrées au service, telles que le floutage de l’arrière-plan ou encore la possibilité de diffuser les conversations vidéo sur un écran de télévision. Pour en savoir plus, rendez-vous sur : www.blog.google

Article publié le 08 octobre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

Télétravail et nouveaux usages numériques : quel impact environnemental ?

Dans un récent rapport portant sur les « effets rebond » du télétravail, l’Ademe pointe l’impact écologique de certains usages numériques, tels que le recours accru aux outils de visioconférence.

Largement déployé face à l’épidémie du Covid-19 et, pour de nombreux actifs, synonyme d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, le télétravail présente également un intérêt écologique puisqu’il permet de réduire les trajets pendulaires domicile-bureau. Pour autant, s’il contribue à diminuer les émissions de carbone dues aux déplacements, le travail à distance pousse le développement de nouveaux usages, y compris numériques, dont les impacts sont peu favorables pour l’environnement : c’est le constat soulevé par l’Agence de la transition écologique (Ademe) dans un récent rapport.

Visioconférence vs. consommation énergétique

Ainsi, parmi les différents « effets rebond » pouvant minorer les bénéfices environnementaux du télétravail, l’Ademe cite notamment l’intensification de l’usage de la visioconférence. En cause : la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre provoquées par les serveurs nécessaires pour répondre à l’augmentation constante des flux vidéo.

À noter : selon les chiffres de l’Ademe, une minute de visioconférence émet 1g de CO2. De quoi générer, en moyenne, des émissions de l’ordre de 2,6kg équivalent carbone/an, pour un jour de télétravail hebdomadaire.

Autre point de vigilance côté numérique : le doublement de l’équipement informatique, si le matériel n’est pas transporté entre le domicile et le bureau. Un phénomène cependant assez rare, selon l’Ademe, qui témoigne d’une tendance globale en faveur d’un équipement informatique nomade unique (ordinateur portable, téléphone portable…) devenant progressivement la norme au sein des entreprises.

Un bilan global qui demeure positif

Malgré la présence de certains « effets secondaires » pouvant impacter la balance environnementale globale, l’Ademe conclut finalement sur une note positive, considérant que les bénéficies écologiques induits par le télétravail restent « suffisamment significatifs pour justifier l’encouragement de son développement, dans un contexte où il est par ailleurs plébiscité par les salariés eux-mêmes ». Pour en savoir plus et consulter le rapport de l’Ademe, rendez-vous sur : www.ademe.fr

Article publié le 01 octobre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

Malwares : une nouvelle fonctionnalité de protection arrive sur Google Chrome

Grâce au mode Protection Avancée, les utilisateurs du navigateur Chrome pourront désormais faire analyser en profondeur un fichier douteux en le transférant directement vers le cloud de Google.

Pour mieux protéger ses utilisateurs « sensibles » (chefs d’entreprise, hommes politiques ou toute autre personne susceptible de faire l’objet d’une attaque informatique ciblée), le navigateur Google Chrome s’est doté, depuis quelques années déjà, d’un programme de sécurité dédié. Baptisé « Protection Avancée », il permet notamment de renforcer le process d’authentification en s’appuyant sur deux clés de sécurité physiques (une clé USB et une clé Bluetooth) afin d’empêcher toute connexion non-autorisée aux comptes Google de l’utilisateur.

Précision : le mode Protection Avancée inclut également des vérifications complémentaires sur les téléchargements effectués. Ainsi, il alerte l’utilisateur lorsque celui-ci se voit exposé au contact d’un fichier potentiellement dangereux.

Un service qui s’est récemment vu compléter par l’arrivée d’une nouvelle fonctionnalité.

Analyser des fichiers suspects grâce au cloud

Désormais, les utilisateurs du programme Protection Avancée auront ainsi la possibilité de transférer des fichiers qu’ils pensent être une menace potentielle vers le cloud de Google, en vue d’une vérification approfondie. Selon la taille des fichiers envoyés et en fonction de la connexion Internet utilisée, cette opération peut prendre quelques instants.

Bon à savoir : à la fois statique et dynamique, l’analyse effectuée par Google porte non seulement sur le code source du fichier transféré mais aussi sur son exécution. L’objectif étant d’étudier son comportement et, par conséquent, son éventuel danger pour l’utilisateur.

Une fois le fichier douteux passé au crible, Google communiquera le résultat à l’internaute, en l’avertissant, le cas échéant, d’un risque existant. L’utilisateur restera toutefois libre de son choix de conserver (ou non) le fichier en question. La firme de Mountain View précise, par ailleurs, que les fichiers envoyés pour analyse seront effacés peu de temps après l’opération du serveur cloud de Google.

À noter : le programme Protection Avancée et ses différentes fonctionnalités complémentaires sont proposés gratuitement à tout utilisateur de Google Chrome. Les éventuels frais d’achat pour les clés de sécurité physiques restant, cependant, à la charge de l’internaute.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : security.googleblog.com

Article publié le 24 septembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

Rançongiciels : le nouveau guide de l’ANSSI pour sensibiliser les professionnels

Face à la recrudescence d’attaques par rançongiciels, l’ANSSI a récemment publié un nouveau guide de bonnes pratiques à destination des entreprises et des collectivités.

Les rançongiciels traduisent une menace de plus en plus préoccupante, dont les conséquences peuvent être dévastatrices pour les organisations victimes : c’est le constat alarmant dressé par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) dans une récente publication.

Rappel : l’attaque par rançongiciel (ou ransomware, en anglais) consiste en l’envoi d’un logiciel malveillant, programmé pour crypter l’ensemble des données de la victime avant de lui demander une rançon en échange du mot de passe de déchiffrement.

Pour damer le pion aux cyberpirates et aider les entreprises et les collectivités à lutter contre cette forme particulière d’attaques criminelles, l’ANSSI a récemment édité un guide de sensibilisation dédié.

Comment déjouer les attaques de rançongiciels ?

Disponible au format PDF, la publication de l’ANSSIexpose un certain nombre de bonnes pratiques permettant de limiter les risques liés aux attaques par rançongiciels. Une approche à la fois pragmatique et concrète, appuyée par les témoignages de plusieurs organisations victimes (le groupe médias M6, le CHU de Rouen ainsi que l’entreprise agroalimentaire Fleury Michon).Dans le détail, l’ANSSI conseille notamment aux entreprises d’adopter un certain nombre de mesures préventives, telles qu’une sauvegarde régulière des données, une mise à jour fréquente des applications et systèmes informatiques (y compris des logiciels antivirus), un contrôle précis des autorisations accordées aux utilisateurs (téléchargements, accès Internet…) ou encore la souscription d’une assurance contre les cyber-risques. Sans oublier, bien sûr, le travail de sensibilisation qu’il convient de mener auprès des collaborateurs pour les avertir des risques potentiels et leur permettre d’adopter les réflexes adaptés en cas d’incident.

Précision : pour limiter l’effet déstabilisateur d’une attaque par rançongiciels, l’ANSSI conseille la mise en place, en amont, d’un plan de réponse dédié. L’objectif : assurer la continuité d’activité et permettre à l’entreprise de fonctionner « en mode dégradé » jusqu’au retour à la normale.

Rançongiciels : bien réagir en cas d’incident

Pour éviter une propagation du rançongiciel sur les autres équipements informatiques de l’entité, l’ANSSI conseille de déconnecter immédiatement la machine infectée du réseau, d’isoler tous les supports de sauvegarde et de bloquer toutes les communications vers et depuis Internet pour empêcher les cyberpirates de déclencher une nouvelle vague de chiffrement.Une fois l’attaque bloquée, il convient de passer à la phase de reconstruction, à savoir le « nettoyage » de la machine infectée et la restauration des programmes et données depuis des sources saines.

Bon à savoir : la plate-forme permet aux TPE-PME ne disposant pas, en interne, des ressources nécessaires, d’entrer en contact avec des prestataires de proximité, spécialisés dans la gestion d’incidents informatiques.

Dans tous les cas, l’ANSSI rappelle qu’il est fortement déconseillé de payer la rançon, notamment pour éviter d’entretenir le système frauduleux mis en place par les cyberpirates. Et de procéder, sans tarder, au dépôt de plainte auprès des services de police ou de gendarmerie.Pour en savoir plus et consulter le guide « Attaques par rançongiciels, tous concernés », publiée par l’ANSSI, rendez-vous sur : www.ssi.gouv.fr

Article publié le 17 septembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

France Relance : que prévoit le volet numérique du plan gouvernemental ?

Mis au point par l’exécutif pour faire face à la crise du Covid-19, le plan France Relance contient plusieurs mesures en faveur de la transformation numérique et des nouvelles technologies.

100 Md€ pour relancer l’investissement et permettre à l’économie française de retrouver, d’ici 2022, son niveau d’avant-crise : présenté le 3 septembre dernier par le Premier ministre, Jean Castex, le plan France Relance met un accent fort sur le numérique. Focus sur quelques enjeux phares.

Favoriser la transformation numérique de l’État et des entreprises

Si la transformation numérique du service public constitue, selon le gouvernement, une priorité pour les années à venir (et devrait, à ce titre, se voir allouer un budget de 1,5 Md€), les entreprises ne seront pas en reste. D’ici fin 2022, l’État prévoit ainsi de mobiliser une enveloppe de 400 M€ pour favoriser le virage digital des TPE, PME et ETI de tous secteurs. Un objectif qui devrait se concrétiser notamment grâce à France Num, initiative pilotée par la Direction générale des Entreprises, et se traduire par des campagnes de sensibilisation, des dispositifs d’audit ou encore un appui à l’investissement (modernisation des outils de production, acquisition de logiciels, création d’un site web…).

Réduire les inégalités et lutter contre la fracture numérique

Autre axe stratégique prévu par le plan France Relance : réduire les inégalités et rendre les nouvelles technologies accessibles à tous. Figurent ainsi parmi les mesures présentées par le gouvernement : la poursuite du Plan France Très Haut Débit (au titre du plan de relance, 240 M€ seront alloués à la généralisation de la fibre optique sur l’ensemble du territoire), l’engagement en faveur de l’inclusion numérique (250 M€ seront mobilisés pour lutter contre l’analphabétisme numérique et favoriser l’appropriation des « nouveaux usages » par tous les Français) et le déploiement de la formation à distance (160 M€ sont prévus pour élargir, notamment, l’offre à destination des personnes en situation de handicap et des publics résidant dans des zones rurales ou dans les territoires ultramarins).

Soutenir les start-up et assurer la souveraineté technologique

Enfin, 3,7 Md€ seront débloqués pour accompagner les start-up travaillant sur des technologies numériques stratégiques (intelligence artificielle, cybersécurité, e-santé, informatique quantique…), faciliter les levées de fonds et accélérer le développement du réseau French Tech. Une mesure qui tend non seulement à soutenir les investissements menés par les entreprises innovantes (et leur faculté à créer des emplois), mais aussi à renforcer la position de la France dans des secteurs d’avenir, considérés comme stratégiques pour la souveraineté et la compétitivité du pays à l’international.Au total, ce sont ainsi près de 7 Md€ issus du plan France Relance qui se verront consacrés aux nouvelles technologies. Un signal fort qui, comme l’avait récemment souligné Cédric O, secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, positionne le numérique comme « un pilier majeur de ce plan de relance ».Pour en savoir plus et connaître toutes les mesures annoncées par le gouvernement, rendez-vous sur : www.economie.gouv.fr

Article publié le 09 septembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020

Suite Office : une nouvelle fonctionnalité de retranscription arrive dans Word

Récemment annoncée par Microsoft, une nouvelle fonctionnalité devrait permettre aux utilisateurs du fameux logiciel de traitement de texte de retranscrire automatiquement des conversations audio.

Une conversation téléphonique importante, des échanges informels effectués lors d’une réunion de travail, un discours prononcé lors d’un séminaire : autant de situations, parmi bien d’autres, pouvant exiger une retranscription précise. Or, force est de constater que l’exercice est assez chronophage et difficile.Un constat qui a amené la multinationale américaine Microsoft, éditrice de la Suite bureautique Office, à développer une nouvelle fonctionnalité pour son logiciel de traitement de texte.

S’appuyer sur Word pour retranscrire ses conversations audio

Dans le détail, les utilisateurs de Word pourront ainsi, au choix, enregistrer une conversation ou télécharger un fichier audio déjà existant, et ce directement via l’interface du logiciel.

Précision : sont actuellement pris en charge les formats .mp3, .wav, .m4a ou .mp4, avec un poids maximal de 200 Mo par fichier.

Word se chargera ensuite de retranscrire l’intégralité des propos tenus dans l’enregistrement audio sous forme de texte, tout en identifiant les différents intervenants. L’utilisateur pourra ensuite consulter la retranscription dans un volet dédié, vérifier (et corriger, si besoin) le contenu, puis insérer les passages de son choix dans le corps de son fichier .doc.

Bon à savoir : à ce jour, le service de retranscription est limité à 5h par mois par utilisateur.

D’ores et déjà accessible aux utilisateurs anglophones de la version web Office 365 et des applications mobiles du logiciel Word, la nouvelle fonctionnalité devrait arriver d’ici la fin de l’année sur desktop et se décliner, prochainement, dans d’autres langues.

Retranscription audio : quelles sont les alternatives ?

Si de nombreuses sociétés proposent aujourd’hui des prestations payantes de retranscription audio, il existe également des alternatives gratuites, cependant moins confortables à l’usage.À titre d’exemple, il est ainsi possible de s’appuyer sur la saisie vocale proposée dans Google Docs et accessible via le menu « Outils ». Une fois le micro activé et l’enregistrement lancé, il ne vous reste plus qu’à dicter le contenu de votre choix ou à monter le son de vos haut-parleurs pour « faire entendre » à Google Docs le fichier audio que vous souhaitez retranscrire.

Précision : à l’heure actuelle, cette fonctionnalité est uniquement disponible pour les utilisateurs du navigateur Google Chrome.

Néanmoins, contrairement à Microsoft Word, Google Docs n’identifie pas les différents intervenants et ne propose aucune mise en page du texte retranscrit. En pratique, cette solution convient ainsi davantage aux retranscriptions « simples » (discours, dictée…) qu’aux situations plus complexes, telles que des réunions de travail ou des conversations téléphoniques réunissant plusieurs participants.Pour en savoir plus sur la nouvelle fonctionnalité développée par Microsoft Word, rendez-vous sur : www.microsoft.com

Article publié le 02 septembre 2020 – © Les Echos Publishing 2020