Ce que le premier été a réellement montré
Les chiffres du terrain donnent le ton pour 2026. Dès juin 2025, alors que la France traversait un épisode caniculaire majeur, le ministère du Travail annonçait près de 1 400 contrôles en moins d’un mois. Ces interventions ont donné lieu à 1 306 lettres d’observation destinées à accompagner les employeurs, et à plusieurs dizaines de mises en demeure lorsque la situation de non-conformité perdurait. Les contrôles se sont encore intensifiés lors des vagues suivantes.
Le rappel sanitaire, lui, est brutal. Santé publique France a recensé pour 2025 neuf accidents du travail mortels dont le lien avec la chaleur est jugé possible. À l’échelle mondiale, l’Organisation internationale du travail estime à près de 19 000 le nombre de décès liés au travail imputables chaque année à la chaleur. Le sujet a quitté le registre du confort pour rejoindre celui de la mortalité professionnelle.
Point de vigilance souvent négligé : une part importante des accidents liés à la chaleur survient en dehors des périodes d’alerte officielle. Autrement dit, se reposer uniquement sur le déclenchement d’une vigilance orange ne suffit pas.
L’évaluation des risques doit être menée en amont, inscrite dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) et actualisée avant chaque saison estivale.