Médico-social : une « aide d’urgence Covid-19 » pour les associations

La Fondation des Petits Frères des Pauvres octroie une aide financière aux associations œuvrant auprès des personnes âgées ou des personnes en situation de précarité.

La Fondation des Petits Frères des Pauvres débloque un million d’euros pour accorder des subventions aux associations qui gèrent des établissements accueillant des personnes âgées ou des personnes en situation de précarité.

À savoir : les demandes de renseignements peuvent être adressées au Pôle projets au 01 49 23 13 29 ou via le courriel fondation-urgence-covid@petitsfreresdespauvres.fr.

Qui peut demander cette aide ?

Cette aide est accessible notamment aux associations suivantes :– établissements ou services hébergeant ou aidant les personnes âgées : Ehpad, petites unités de vie, services d’aides à domicile ;– établissements d’accueil pour les personnes en situation de précarité prioritairement âgées (résidences sociales, pensions de famille, centres d’hébergement et de réinsertion sociale…) ;– structures innovantes d’hébergement ou de logement pour les personnes âgées ou en précarité…L’association peut obtenir une subvention d’un montant maximal de 25 000 €. Sachant qu’elle devra justifier de son utilisation avant le 31 décembre 2020.

En pratique : l’association doit demander l’aide via la plate-forme dédiée disponible sur le site internet de . La Fondation des Petits Frères des Pauvres

Pour financer quelles dépenses ?

La subvention accordée à l’association doit être utilisée pour financer des dépenses exceptionnelles qui ne seront pas prises en charge par les pouvoirs publics.À ce titre, ces dépenses doivent viser à :– garantir les conditions de vie et la santé des résidents ;– garantir la protection et les conditions de travail des personnes qui interviennent auprès des résidents (salariés, prestataires…) pour préserver leur santé ;– accompagner la prévention de la propagation de l’épidémie pour préserver la vie des résidents ;– préparer les conditions d’un dépassement du traumatisme vécu et d’un retour à une vie « normale ».Ces dépenses peuvent consister, par exemple, en des actions pour le bien-être des résidents, en des frais de personnel (renforts ponctuels, heures supplémentaires…), en des achats de prestations de service ou de matériel liés à la situation (livraison de repas, désinfection des locaux…), en des surcoûts dus aux mesures de confinement (service en chambre, nuitées d’hôtels…), en des besoins de soutien psychologique pour les résidents, le personnel et les familles en deuil, etc.Sont pris en compte pour l’octroi de la subvention le caractère d’urgence, le fait que les actions s’adressent prioritairement à un public âgé ou précaire ainsi que la cohérence entre les budgets proposés par l’association, ses capacités, les actions envisagées et le nombre de bénéficiaires.

Précision : une attention particulière sera portée aux établissements accueillant les publics les plus précarisés (sans domicile fixe) qui, à ce jour, ne sont pas concernés par les mesures gouvernementales.

Article publié le 28 avril 2020 – © Les Echos Publishing 2020